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MOUTONS. — RAGE DU BASSIN DE LA LOIRE

Variété Solognote.

Les montons Solognots se disUnizuent ne Ueinent à première vue pur la coloration rousse de la tète, des membres; par leur laine d'un gris roussdlre, rude et tassée. Celle pigmentation de la tôle et des membres considérée comme signe de pureté est soigneusement maintenue par sélection.

La taille et les proportions générales rappellent celles des variétés peuplant le fierry, mais ces ovidés sont remarquables par une jrrande rusticité et se montraient adaptés aux condilions <h'ta\orul)los d'hy«:i»''ne et d'alimonialioii (jii'oH'rait la Solo^Mie avant son assainisscnicnl. Sni' des sols linniides ou niaivcaLM'nx le nioulon Soloirnol [lai venait à vivre; bien (|ue la cacbe.xi*' aqueuse réj^nàl à l état permanent dans les troupeaux, sous l'influence d'un bon régime alimentaire il se rétablissait vite et s'engraissait aîsc^-ment.

Les dessèchements et les améliorations agricoles dont ce pays a été Tobjet n'ont pas été sans aider considérablement à Tamélioralion de la variété.

La taille du mouton Solognot est petite; au centre de la Sologne il présente une élévation de O'»,40 ; sur les bords du Cher et vers le Val de l;i Loire, la taille s'élève et atteint ()»,!);■> à ()f".0<>, 0'",80, de même (jue dans le (iàlinais aux enviion< d»' Moiilar'jis, Pilhiviers, Fontainebleau. Selon ces eas le poids vil varie de 2:» à 40 kilogrammes. La loison, de qualité inlérieure, pèse l''K,:iOO.

Susceptible d'amélioration rapide, la variété solognote sous 1 influence d*un élevage rationnel peut manifester des signes évidents de précocité et de parfaite conformation (fig. 46).

Dans les Concours les sujets purs doivent présenter les caractères suivants :

Variété solognote. — Taille ne dépassant pas O^^SO. — Poids maximum : iO kilogrammes. — Tète line, chauve, de couleur rousse, l'ace étroite et longue, tVont et rliantVein Ibiinant une !ic:ne régulière liés b^gèrenicnt liombce. Laine souvent d un uris roussàtre. Membres nus et roux sur toute leur étendue.

VARIÉTÉ SOLOGNOTE.

Le mouton Solognol est menacé de disparaître, absorbé par les croisements avec les variétés anglaises améliorées, le Soulhdown notamment. Le Comité central agricole de la Sologne s'efforce de maintenir el de perfectionner par sélection

Fig. 46. — Mouton Solognot.

pure ce type d'ovidé parfaitement adapté aux conditions spéciales de milieu et d'habitat.

Le Solognot est sobre, rustique, « no craii^nant ni le froid ni la chaleur, ni la disette, ayant ses qualités lixées par une dure et séculaire acclimatation, mouton ù viande délicate, succulente, très appréciée des gourmets » (A. Young).

Cet ovidé vit et prend état avec Therbe, l'arbuste ou

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loute autre nouiTilure que uaccepterait aucune autre race * (Pilate).

II importe de maintenir dans toute sa pureté cette race précieuse si parfaitement adaptée aux conditions spéciales de son habitat.

Variété Comtoise,

Dans les déparloments du Doubs, de la llaule-Saùiie, sur les hauteurs du .luia Irancais et une partie du dt'iiarlemcnt «les Vosgrs, on reiuunliti une variété ovine du même type présentant une taiil(» réduite, un corps peu am})!e avee une poitrine étroite, un cou mince, les membres sont relativement longs.

La peau est généiaiement pigmentée, la toison brune ou noire. L'exploitation de ces petits troupeaux fournit simplement de la viande pour la consommation locale et de la laine pour les usages des paysans. On distinguait autrefois un certain nombre de races purement locales voisines de ce type : les Vosgiensiic petite taille, à cornes fortes, à laine droite parfois bi une, les Lorrains à tète réduite, àcoi ps tiajju, muni de lainiî lonj,'ue, droite et dure, et les moutons de la Bresse^ du Bugeyy etc.

Variété Ardennaise.

Le type de la variété Ârdennaise peuplant les Ardennes françaises et le long de la frontière belge du cdté de Verviers, Liège, Namur, présente une taiUe réduite (40 à 50 centimètres), un corps mince, peu régulier, et livre une viande très appi^iée pour sa saveur délicate. Les (oisons brunes se renconti-ent fréqueniinenl ; certains troupeaux sont cependaîU à laine blanche; la face et les membres sont pii^mentés. ('es moutons sont très rustiques et mettent eu valeur les sols incultes de ces régions.

Leur nombre va en décroissant et dans les Ardennes françaises ils sont remplacés peu à peu par les Dishley- Mérinos.

VARIÉTÉS PERGBERONNB, ANGEVINE, GOTBNTINB, ÈTt. 181*

Variétés Percheronne^ Angevine, Cotentine,,eto.

Le mouton Percheron, en contact avec les Solognots, en diffère cependant par ses caractères extérieurs et ses aptitudes. La taille et le poids rappellent ceux des moutons du Boischaud, la toison est blanche et quelques taches sont seulement visible.^ à la face et aux inomlji'os. D'uno alion au ^'arml de O^^JO, ces moulons prscnt 40 à .".o kilofrraiiiines; r(îXj)loilal ion «le ces ovidrs proihiil la viaiidc iK'ccssairc à la consommalion locale, rrleva^ro in'ospt'ic des cIion aux du l*erche absorbant toute raclivité des ajjriculleurs de (*ette région.

C est à ce type qu'il faut également rattacher les anciennes variétés Angevine au corps ample, peu laineux, à oreilles grandes, pendantes, mouchetées de brun, Choletaise au corps plus fin, à téte longue à laine grosse, en mèches pointues; MttnceHf, Alençonn'iitte, Catnnaisey Cotentine, etc.

Dans le département delà Manche on distingue actuellement deux principales vari«Hés ovines d«''lini<'s par les caractères suivants : Maces ovines du littoral de la Manclu' :

I. Vnrictr dite f^ofitc (nillc. — Taille luaxiinuni 0™,70. douleur blanche, avec, le plus souvent des taches rousses ou noires. Laine longue. Téte sans cornes, garnie de laine. Toison s étendant jusque sur les pattes et sous le ventre. Face trapézoïdale.

II. Variété dite Grande taille* — Taille au-dessus de 0",70. (Couleur blanche. Téte nue et blanche. Laine demi-longue. Oreilles grandes. Pattes nues. (Concours interdépartemental, 20 août i904.)

On rencontrait autn'l'ois dans le (îotentin un typede mouton d'une confoiMnation p«Hi ré<;ulièi'e, à poitrine éli'oile, aux frlirots longs et niinc'es; la viande était peu savoureuse et la laine, blanche ou blanche et noii-e, nit'diocreinent estimée. Actuellement l'élevage est en réelle amélioration, notamment aux environs de Carentan, iMontebourg, Valognes, Saint-Corne) les améliorations sont dues au perfectionnement des méthodes d*exploitation et à des infusions modérées de sang dishley.

Les t#oupeaax sont peu considérables et disséminés en

DiFPLOTH. — Zoolechnie* III. *— Il

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f^n)n[M's i\v 4, 0, 8, iW indiN idiis. (le pelil troiipoaii joue un parruilcmciil drliiii on « moulonnaiit h'S herbages, c'cst-à-diie en pussaiil après les l)(>\i(l«'s pour manger les « refus )». Parfois les ovidés vont paître sur les talus des routes ou sur les « chasses » (chemins d'expioilalion) sous la sauvegarde d'un bei^er qui contracte avec le propriétaire un contrat spécial basé sur les clauses suivantes : première et deuxième années, partage des pix)duits : laines et agneaux ; troisième

année, |>arlage des produits, les mères primitives restant au métayer.

Le mouton qu*on rencontre pâturant sur les maigres sols d'origine primaire, les « landages », est de type différent, les formes sont plus réduites, la laine moins fine, mais la chair est

• plus saxuui ense. Knfin lel(»ngdu littoral, sur les grèves herbues paissent les moulons de prés-salés, nés sur les cotes ou importés pour l'engraissement . «lont la viande prend à cette nourriture spéciale une linesse particulière.

Variété Bretonne.

Sur les maigres landes de la Bretagne, dans rille-el -Vilaine, le Morbihan, la Loire-Inférieure paissent les moutons bretons. La taille est petite (Ox^^iO à Ob'^SO), le coi ps, étroit avec un cou long; la toison rude et grossière fortement mélangée de jarre, ne pèse (|ue 500 à 1000 grammes; la \iande présente la saveur particulière du bétail élevé à Tair libie sur des parcoui's à tlore sj>ontanée et rappelle le goût de venais<»n.

La race ovine bretoinie était de petite taille, de conformation peu coi-recte mais rustique et sobre. La laine, courte et frisée, est utilisée à la confection de bas ou d'étoffes communes dites berlinges. La toison est blanche, brune ou noire ; on obtient 1 kilogramme de laine environ. La chair est d*un goût délicat lorsque les animaux sont bien nourris et pâturent sur les falaises et les dunes.

Les brebis bretonnes donnent rarement deux agneaux, ces gestations gémellaires se piésentaienl seulement parmi la \ariélé ovine des enviions d»' X'annes, dénommée |M»ur ce motil « Kace de Deux ». Les troupeaux sont peu nombreux

CBARMOIS OU KBNT-BEBaiCUOiNS. 183

(")0 à GO tètes) et parfois le fermitM* breton possède une ou (It'ux I)iobis qu il envoie pailre sur la lande a\ec ses vaches (moutons à vaches).

Les moutons bretons vivaient en pâturage pendant la l)elle saison et éiaienl entrelenus à la paille en hiver, l'engraissement extensif se pratiquait sur les chaumes.

Variété Suisse, — Cette variété rappelle le type des moutons comtois et peuple le Jura suisse dans les cantons de Berne, Fribourg, Neufchatel, les troupeaux sont peu nombreux et rélevage ovin vient dans ces régions bien après Texploitalion des bovidés qui constitue la principale richesse agricole de la Suisse.

Variété du Pays de Galles. — La pelil rameau détaché du giou])e ]>rincipal et habitant le pays de (lalles est afipelé Welskmounlahi. Le typegénéial est celui des lîei'richons et ces animaux sont réputés par 1 excellence de leur viande, parfois même préférée à celle des Southdown.

' Cbarmois ou Kent-Berrichons.

Les croisements ayant servi à la création de la race dite «le la Charmoise, du nom de la ferme de Loir-et-Cher où ils furent réalisés, sont Treuvi e de Malingié.

Par un mélange des sangs solognot, berrichon, tourangeau et mérinos, Malingié cherchait à produire des métis parfaitement adaptés aux conditions de milieu, de climatet « n'apportant dans l'importante formation d'animaux de race nouvelle à constituer qu*une influence annihilée en quelque sorte par la division elle-même des éléments dont elle se compose ».

En croisant ces brebis « de sangs mêlés » avec un bélier

Kent pur, on obtenait un mouton coni[)osé pour 50 p. 100 de sang anglais pur et de douze centièmes et demi de chacun des sangs français solognot, beirichon, tourangeau, mérinos perdus individuellement dans la masse du sang anglais et laissant complètement apparaître le type amélioraleur. £n réalité ces théories spécieuses ne s'appliquèrent que dans la plus faible mesure, a sélection poursuivie par Malingié afin

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de fixer la race ne servit qu*à éliminer graduellement lessatigs

introduits })oiir laiie prédominer les lypos Kent et Berrichon alliaiil la nislirilé et la facile alimtMilalion des Berrichons à la perIVcl ion de fornu' el la pircocité du Kent.

La constitution <le la race Ciharmoise a donné lieu à de nomhreuses polémiques et de longues discussions sur la portée d(is phénomènes héréditaires mis enjeu.

Ën i^lité les moutons obtenus se présentent sous une conformation des plus harmonieuses, la tête est line avec le front carré dépourvu de laine, des oreilles petites et dirigées horizontalement. La toison, blanche sans aucune tache, ne. couvre que le corps (fij;. 47).

Le mouton C.harmois semble èire à la lois l animal des pays riches et des pays pauxres, ^n'âce aux qualités des deux souches pures, précocité cl facile euf^raissement des Kent, rusticité et endurance du Berrichon.

Par suite du jeu des phénomènes de réversion les béliers Charmois réussis doivent être recherchés avec une certaine attention. Un bon bélier Charmois doit avoir unfr.ossature Une, une tête petite, des membres réduits, avec des épatples larges, une poitrine vaste et ouverte, une c6te ronde, des reins larges. Le manteau d*un blanc très pur doit laisser libres la tête, les pattes, les testicules, le dessous du ventre.

La viande des (iharniois est très estimée et les rendements élevés; les houchers j)i'éfèienl (railleucs les ])eti(s moulons livrant des ^nj^ols lucn tournés et des cnleleltes coui'tes, aux typ<'s |>lus forts el le Cdiarmois remplit bien ces conditions, la chair a meilleur goût que celle du Dishley-Mérinos et la ^n-aisse s'accumule autour des rognons plutôt qu'en couverture. Les moutons Charmois sont estimés pour leur chair line, leurs petits gigots, leui*s délicates côtelettes; il est certain que ces qualités maintiendront la. faveur acquise, mais il serait dangereux que les dimensions fussent réduites à Textréme (Henry Sa«j:niei ) (1).

Kn silualicm humide ou marécageuse les C.harmois seraient mieux à leur place que les Dishley-Mérinos (G.-F. Mailhet).

(1) Journal (Je l'Agricullure, mai 1898.

CHARMOIS OU KENT-BERRICUOiNS.

Les Charmois sont rt^pandus non seulement dans le Loir-et- Cher, mais dans la Vienne, la lliuile-Vienne, la Charente, les Deux-S«'vj'es, le ('lier, l'Indre, la Haute-Loire, l'Aisne (ferme-école de Ciézancy notamments

Les ovidés Charmois ont été importés en Alleniaf,nie, en

Fig. 47. — Mouton Cliarinois.

Uoumanic où les tentatives de croisement avec les types indigènes ont parfaitement réussi.

Dans la Dobrodgea, province de Roumanie, les essais eurent lieu en croisant les Charmois avec les ovidés du type Tzigaïa appartenant aux variétés à toison noire ou race de Karnahat. Les produits de demi -sang obtenus ont une l)elle conformation, des membres réduits, la viande est savoureuse (l'ilip)-

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