VAHIÉTÉS BASQUAISE ET BÉARNAISE
septembre à juillet dans les alléos dos nasses-Pyrénées, Oers, GiromlL', Oordo^Mic, L<)t-o(-(iai n?ine et même des ChareiUcs.
(Tosl dans le mois de juillet «[iie le troupeau, escorté de deux chiens — le chien pusteury grand et l"oi-l, destiné à défendre le troupeau 00011*6 les fauves, lelabrij de petite taille, dont le rôle est de ramener les brebis égarées et de faire, au moindre signe du maître, la police dans les rangs, — d'un àne chargé d*un léger bagage où se trouvent les ustensiles servant à la confection des fromages, se dirige vers les hauts sommets des Pyrénées, dans les quartiers indiqués par les estimateurs d'herbes, où se trouvent les cuyala.
Ce mol désigne essentiellement l'enceinte où se réunissent plusieurs trnupt aiix, em einle déterminétî pur quelques plis de terrain ou d<'s ahorneinents naturels.
A Tinlérieur du cuyala, commun à plusieurs pasteurs, chacun possède une moulkère, petite enceinte où ses brebis viennent docilement et sans confusion se faire traire matin et soir.
Au centre du evyala s'élève la cabane du berger, faite en pierre sèche et couverte de (avasses, de mottes de gazon et quelquéfois, mais rarement, de toile cirée.
Les deux tiers de cette cabane sont occupés par le paMaf,
lit de camp formé d'une forte épaisseur de branchage. C/esl dans ces cabanes que les pasteuis fahrifiuenl pendant les heures libres des sabots ou tricotent des goalhars, guêtres de laine sans [)ied i l .
Vers le l*^"^ septembre, les cuyala se vident, les tmupeaux descendent el arrivent aux basses vallées à la Toussaint; pendant quelques jours, les brebis séjournent dans les provinces des vallées où elles sont parquées dans des parcs mobiles ou dédas. Durant Thiver, la rareté des fourrages oblige parfois le propriétaire à envoyer au loin, dans les plaines, la moitié ou les deux tiers du troupeau.
Kn échange de Thospitalité. de l'abri et de la nourriture offerts, le prf^jtriélaire de la plaiiM* bénéficie du iiiinier et d'une redevance payée en fromages (24 fromages dont 12 an-
{i) LapaUée d'Onau, par F. Capdeviblli.
ciens, pour un troupeau de 100 brebis). Depuis quelques années» ce mode d'estimation disparait, les bergers achètent
aux propriétaires les herbes^ c'est-à-dire, le droit de dépaîs* sance, suivant un prix débattu.
L'agnela<;c a iiou l'hiver, les agneaux sont vendus à quatre ou cinq semaines de 7 à 10 IVanrs.
Les grands propriétaires de la ré^qon du (iave de Pau, de la plaine d'Oloron, gardent les brebis 1 hiver à la bergerie; le troupeau va à la montagne Tété, sous la garde d'un pasteur cheptelier qui est responsable des brebis, paye au propriétaire une somme en argent et a pour lui le produit de la vente du fromage fabriqué à k montagne.
Pour un troupeau de 90 brebis, le chepteliei- paye au pro* priétaire de 55 à 60 francs.
Pendant la saison hivernale ce même troupeau pruduit pour le propriétaire de 200 à 230 lianes de fromage.
Ces régions présentent d'ailleurs de curieuses survivances des coutumes d'autrefois. *
Les communes des hautes vallées, Ossau, Âspe, etc., abritées par leurs fors^ conservèrent de tout temps leur vie locale et leurautonomie.Leslurats(aiyourd'huiles conseillers municipaux), ainsi dénommés jusqu'à la Révolution, avaient des pouvoirs très étendus et s'occupaient de Tentretien des pacages de la haute montagne et fixaient pour chaque commune de la vallée les quartiers de dépaissancc estivale et le prix de la baccade.
La baccade est une redevance (jue paye le propi iétaire du bétail à la caisse municipale pour le pacage dans les terrains communaux.
l^ne vache, une jument, un cheval, un groupe de dix brebis, de dix chèvres, excepté les nourrissons âgés de moins de dix mois, constituent une baccade. Le prix de la baccade est fixé annuellement par chaque conseil municipal, et varie de 1 fr. 50 à 5 firancs. L'administration forestière fait prélever 0 fr. 25 pour chaque baccade, pour la Jouissance des pacages qu'elle accorde dans les périmètres rpii lui sont soumis.
11 n'y a pas de différence de prix dans le payement des baccades, pour pacage de terrains communaux situés près des
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VARItTÉS LANDAISE ET GASCONNE. 101
villages ou en pleine montagne. Les baccades étrangères payent un tarif plus élevé.
Variétés Landaise et Gasconne.
La taille des numtons Landais esl en ^M''n«''ral moins élevée que celle de leurs eon^M'nères Hascjuais, la conforinatioii est semblable; les troupeaux paissent sous la garde d'un pàlre haut perché sur ses échasses. Les moutons Landais sont blancs, noirs ou bruns, les ovins blancs ont la tète et les jambes tigrées ou marquées de plaques rousses. La taille est réduite, la téte effilée et légèrement busquée, les oreilles courtes droites, les jambes fines, la laine grossière ne couvre ni la téte, ni les membres, ni le ventre. Sur les coteaux de la Gascogne, dans les contrées plus fertiles, voisines de TAgenais, les animaux prennent du poids, la conrorination s'amélior«î, la tête est plus fine, les cornes disparaissent. La toison, sous l'influence d un régime alimentaire plus favorable, auj^niente de poids et sa qualité s'améliore. Cependant ces j)errectionnemenls s'effectuent lentement par suite du confinement de ces ovidés sur les terrains des landes. On a tenté divers croisements, avec le mouton Lauraguais ou avec le mouton Poitevin, mais le succès de ces essais ne s'affirme pas nettement.
U y aurait intérêt à améliorer la variété Landaise par une sélection sérieuse des repi oducteurs ; les croisements avec les Lauraguais offrent Tavanla^^e de fournir des sujets plus développés en larpeur, en épaisseui-, niais ces tentalives doivent être précédées cl accoin])agnées d'une amélioration du régime cultural, assurant des ressources alimentaires suffisantes; les fourrages verts ou secs, les farineux, le son, l'orge, le maïs, les pommes de terre devraient èlre distribués, non pas seulement lorsque le temps pluvieux empêche les animaux de sortir, mais en toute saison; eniin, l'éleveur trouverait son compte à livrer, beaucoup plus tôt à la boucherie, les brebis réformées, ordinairement vendues, lesquelless ont vieilles, épuisées, amaigries, ne présentant qu'une valeur de 5 à 10 firancs(Bailiet) (1).
(1) Baillbt, Rapport à la Société d'Agriculture de la Gironde, 1903.
m MOUTONS. — BAGB DES PYRÉNÉES.
Variété Lauraguaise.
Entre Toulouse et Gastelnaudary, sur la plaine du LAuraguais et les régions avoisinantes de la Haute-Garonne et de TÂude, l'exploitation des ovidés est en faveur, et de nombreux
troupeaux d'ovidés pâturent sur la plaine du Laura^^uais qui 8Ï't(Mid entre Toulouse et ('astelnaudary, dans les déjwii t(»ments de la llaule-Ciamnne et de 1 Aud«\ Le llau(-Laurai;uais lait partie de Tarrondissement de Caslelnaudary el le Bas-Lauraguais de celui de Villel'ranche.
La toison oiïi*e la particularité d'ùtre en mèches régulières, et non pointues à brins lins (diamètres 0"*"",025) à ondulations rapprochées ; cette disposition pourrait tenir aux croisements anciens avec les Mérinos idéalisés en 1759 par d'Etigny, intendant de Béam et plus tard (1880-1892) avec les béliers de Tancienne bergerie nationale de Perpignan.
Les bêtes à laine offraient autrefois des ressources importantes à Técononiie industrielle du Bas-Lan^an'doc, la laine était souvent U) seul revenu des terrains ])it'ri'(Mi\ do la Nai bonnaise et contribuait à assurer la prospérité des célèbres fabriques d'étoifes de (iarcassonne, Liinoux, etc.
La variétéovine s'est étendue daîis 1 Aude,rAriège,la liautc- Garonne; Taire géographique actuelle comprend la plaine et les coteaux du Lauraguais, Toulouse et ses environs, la vallée de TAriège jusqu'à Saverdun, celle de la Lèie son affluent et celle delà Garonne jusqu'à Boussens, ainsi que les coteaux qui forment le sommet de Fangle délimité par la Garonne et l'Ariège.
La taille est élevée (()«•,(>:) à ()'",7o\ les jambes hautes, la rharpent»î forte, I encolure longue: la lèle volumineuse à [irolil ar(iué, à oreilles longues el pendantes ou tout au moins horizontales, ne présente pas de laine, la toison s'arrôtant en arrière de la nuque.
Le corps est ample et long, le garrot épais, le dos et les reins larges, la croupe bien développée quoique un peu étroite, par rapport à sa longueur, la côte ronde et bien descendue, le poitrail large, les gigots bien formés mais manquant un peu d'épaisseur.
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VARIÉTÉ LAURAGUAISB. 193
Un mouton de trois ans bien réussi présente les dimensions suivantes :
Poids vif. 63 kiiogr.
Poids net 31 —
Rendement 49 p. 100
Taille au garrot 75 centimètres.
Hauteur du sternum au-dessus du sol. 37 —
POriinùlre lhorafi»iuc droil 96 —
Lon<,'ueur du corps de la nuque à la
(jucuc 1^,01)
Longueur du garrot à la (|ucue 77 centiuièlres.
Longueur de la croupe 25 —
Largeur de la croupe 23 —
f Lonf,'U(Hir 50 —
Gigot(l).] Hauteur U —
( Périmètre 44 —
i Lon/^'ueui' 27 —
Tôtc . . . j Face 20 —
' Périmètre & hauteur de Tœil. 40 —
La laine des moutons Lauraguais est plus fine et plus douce
que celle des types environnants.
La toison, du [)oi«ls moyen de 3 kilo^^raninies, s arrtHo en arrièrt; dv la nucfue et fait défaut sous la farc inférieure de renculure, de la poitrine, du vendre et des membres audessous des coudes et du jarret; pailois, cependant, la laine s étend sur le sommet de la tète et les joues.
La revenu principal du troupeau consiste dans la vente des agneaux de lait ou des agneaux de six à huit mois; on tire également profit de la viande* des moutons engraissés et du lait des brebis.
Les troupeaux d'élevage occupent particulièrement le Lauraguais et les côtes de l'Ouest, jusqu'à la rive droite de la ()ar«>nne. I^es agneaux les mieux réussis sont conservés peur la repioduetion, les autres n'achèvent pas, en fjénéral, leur développement dans le pays; on les vend en juillet et août, à sL\ ou huit mois, aux engraisseurs ou aux laitiers.
(1) La longueur du gigot comprend la distance de la hancbe & la pointe du jarret ; la hauteur : la distance de la pointe de Fischium au sommet du grasset ; le périmètre se prend & la base de la cuisse.
194 MOUTONS. — RACB DBS PYRfiNÉES.
Les métairies d*une trentaine d'hectares comprennent en général un troupeau de 40 tètes environ : 1 bélier, 30 brebis et 10 agnelles. Les 30 brebis donnent en moyenne 32 agneaux, parmi lesquels on choisit les iO plus belles femelles, pour remplacer les 10 brebis réforroées et vendues après engraissement.
('Iia(|ue année, on vend oiiviron 22 agneaux de six mois à
17 ou 18 francs la pièce, 10 brebis à 2i) ou 30 francs et lOOkilograniines de laine à 0 fr. 00; le revenu brut est ainsi de 750 à 780 francs, soit 17 à 18 francs par lèle.
Les métairies de 35 hectares possèdent des troupeaux de 55 têtes environ : 1 bélier, 32 brebis, 8 agnelles et 14 moutons. Les 32 brebis produisent en moyenne 40 agneaux, parmi lesquels on choisit 8 femelles pour la remonte du troupeau et 14 mâles qui seront livrés à la boucherie engraissés, au mois de septembre de Tannée suivante.
Les bénéfices annuels comprennent donc la vente de
18 agneaux de six à huit mois, de 14 moutons de vingt à vingt-deux mois, de 8 brebis et de liiO kilogrammes de laine, c esl-à-dire, un revenu de 1 100 à 1 200 francs, soit de 20 francs par tète.
Pour les troupeaux d'élevage, le régime général est celui des p&turages, les animaux à Tengrais reçoivent seuls des fourrages et du grain. Ces procédés de renouvellement total du troupeau en trois ou quatre ans, est un progrès réel sur les méthodes anciennes qui ne livraient à la boucherie que des brebis épuisées.
On rencontre, en dehors des troupeaux d'élevage, et notamment aux «'Hvirons de Toulouse, dans la vallée de TAriège, de la Sèze, des lrou])eau\ d'engi aissement qui ne comprennent que des moutons. Les agriculteurs vont acbelei* en août aux foires de Nailloux, Villefranche, Montgaillard, Montgiscard, etc., des agneaux mâles de six à huit mois, revendus 40 à 50 francs au mois de juillet de Tannée suivante, après engraissement. Aux environs de Gazères, dans la vallée de la Garonne, on trouve un mode spécial de spéculation zootechnique. Un grand marchand achète dans les centres de production, un nombre élevé d*agneaux mâles de six à huit mois, qu'il place chez les
VARIÉTÉ LAURAGUAISB.
propriétaires de la plaine. Ces animaux sont parfois élevés dans une ferme et engraissés dans une autre, si Thumidité des pâtures fait craindre la cachexie pour les moutons d'élevage, séjournant longtemps sur ce domaine. Le marchand reprend ses moutons au moment de la vente, en tenant compte (le la i)his-value acqui^^e cht'z les aî^riculleiiis qui les ont gardés. Les moutons Lauraguais sont livrés au bouchei' à dix-huit mois ou deux ans el pèsent alors 50 kilogrammes, quehjues sujets atteignent le poids de 60 à 70 kilogrammes; le rendement moyen est 50 p. 100.
Les troupeaux laitiers sont particulièrement exploités dans la banlieue de Toulouse, on n'y rencontre que des brebis et des béliers, formant un effectif de 100 à 120 têtes. Les profits consistent dans la production du lait et la vente très rémunératrice des agneaux de lait. La saison des agneaux de lait dure de décembre à août ; pendant la période d'interruption, les « chevrotiers » toulousains vont chercher dans l llérault des agneaux nés de brebis algériennes.
Les brebis Lauraguaises donnent souvent deux agneaux par portée, et beaucoup de femelles fournissent deux agnelages par an, en décembre-janvier et juin-juillet; les brebis qui ont mis bas les premières en décembre font habituellement une deuxième portée ; celles qui agnèlent en janvier sont plus rarement fécondes aussitôt après le sevrage de l'agneau ; il n'en est guère qu'une sur dix qui « retienne » ; les agneaux nés en janvier sont moins précoces que ceux nés en décembre.
Lorsque ki m^re est très bonm^ laitière, l'agneau pèse environ 12 kilom anHiies à ou vingt-cin([ jours et peut
être xendu; en général, il faut au jeune animal un délai de quai^ante jours en moyenne, et six semaines au maximum pour atteindre ce poids ; le prix moyen de Fagneau de lait varie entre 12 et 14 francs.
On a tenté de croiser les brebis Lauraguaises avec des béliers Southdown, mais les jeunes métis obtenus, plus charnus, sont moins gras, moins fins et par suite moins estimés; les croisements avec le bélier Barbarin ne paraît pas avoir donné de meilleurs résultats. 11 est admis qu'on peut compter
dans un troupeau bien dirigé, 1 agneau 1/3 par brebis.
Dès le sevrage, on trait labrebis deux fois par jour jusqu'au dernier mois de la gestation suivante, le rendement quotidien est de un demi-litre par béte; la valeur totale correspond à celle de Tagneau, soit 12 ou 14 francs, le prix du litre de lait est de 20 centimes ; on le vend en nature ou transformé en fromage, parfois mènu' en beurre.
l'ne brel>is lailière d'une valeur de 30 à 3o franco, ai>;sure donc comme revenu :
. . Vente d'agneaux 16 francs.
Lait 12 —
Toison 2 —
Total 30 francs.
Le troupeau est renouvelé par cinquième tous les ans,
les vieilles brebis sont r emplacées par les femelles de deux ans (doublières) ; ces femelles scmt adielées la plupart du temps à un a^M'iculleur (lu voisinage qui s'est chargé de leur élevage (de huit mois à deux ans).
Les essais de croisement avec le Dishley ont tolairment échoué, ce type ovin résistant difllcilement aux chaleurs estivalesdu Lauraguais; le Southdown donne économiquement peu de résultats, les consommateurs recherchant les sujets de race pure.
La sélection, appuyée par une alimentation rationnelle, ici encore est la seule méthode recommandable et permettra d'amener les moutons du Lauraguais au plus haut point de leur jjerfectionnemenl.
Variété du Lot
La population ovine du Lot est particulièrement concentrée sur les plateaux calcaires du Centre ou Causses, produisant de maigres pâturages que les moutons seuls utilisent avec profit ; on peut évaluer relTectif ovin du Lot à 350000 tètes, sans compter les moutons d'un an, et à 500000 tètes en comprenant tous les sujets.
Le mouton des (hausses du Lot piésente une tète moyenne
VARIÉTÉ DU LOT. i97
à chanfrein fortement busqué, le cou est long, la charpente osseuse foi te, les nieml)n's lonp:s et solhU's. Des laclies noires sont réguhèrenient (hstribuées aux membres, aux oreiUes, à la face, ou autoui* des yeux. La toison, hM'inée, est générah'-
Fiff» 48. — Brcl)is Caussinardo du Lot.
ment blanche, la laine demi-longue recouvre tout le cor| s sauf les membres et la face; les taches brunes qu'on remarquait autrefois, tendent cependant à disparaître ((ig. 48).
La variété était tardive, mais la nécessité de développer la production de la viande, lors de la crise des laines, détermina les éleveurs à améliorer les formes tout en cherchant la précocité et en maintenant la rusticité.
La sékM'Uon a permis d'an ivn a ce résultai et le typearluel offre une (mu rection satisfaisante des rendements plus élevés et une |)ré( ocité nettement définie ; les cornes, fréquentes chez l'anciea mouton, ont ^presque totalement disparu.
Variétés des Causses albigeoises et de VAveyron,
Les Causses sont de vastes plateaux calcaires bordés de falaises à pic s*étendant sur les départements du Tarn, de
rAveyron, de la Lozère. La maigre végétation de ces sols ne peut servir qu à l exploilation des brebis de ces régions appelées CUnissinardcs ou Altdgcoises.
Le moulon des Causses présente «les membres longs, une poitrine un |m>u étroite et peu profonde, ia lète forte, la croupe courte, Tossature puissante.
La toison, souvent tachée, est peu étendue, les brins sont grossiers, sans aucune ondulation. Les ovidés sont engraissés soit à la ferme en consommant dès Tautomne les marcs de raisin, soit sur les herbages de l'Auvergne où ils sont importés en grand nombre.
La race, bonne marcheuse, est très rustique; la viande livrée à la boucliei ie est estimée et concourt à rapprovisionnement de Paris et de Lyon.
La variété de I AvcNion s»> rappi'oche plus des moutons des Causses du Lot que <b' ceux du Larzac, les taches faciales, qui parmi les Caussinards du Loi sont noir d'ébène, présentent cependant chez les ovidés de TAveyron une nuance « couleur du bois ».
Le corps est moins haut sur jambes, plus volumineux, plus trai>u (lue chez les moutons du Lot ; la taille est de 0^,90 et même 0'",90 pour le bélier, 0*,75 àO^jS") pour la brebis.
Dans leur ensemble les populations ovines de TAveyron sont rustiques et fortes mangeuses. La viande est estimée à la boucherie et les rendements atteiiment piuTois (>:> p. 100. Les brebis donnent un lait (rexccllcnte (jualité avec ie(iuel on fabrique des fromages façon Hoquefort; certaines femelles bien nourries peuvent donner 3 litres et demi de lait par jour. La laine blanche et très line rappelle les croisements entrepris en
VARIÉTÉ DU LARZAC.
17.)i) et en 18UU, avec les Mérinos; la loison pèse de 2 à 3 kilogrammes.
La peau est ordinairement blanche comme la laine; cependant des brebis donnent parfois des agneaux noirs à peau très pigmentée; si la toison présente des taches partielles, la peau est tigrée. La téte des ovidés de TAveyron est ordinairement blanche, mais un certain nombre de sujets présentent des tigrures noires.
Les moutons sont d'une exploitation facile et man«;ent volontiers des fourrnfres de médiocre v.ih'iii', h's tenilles, la paille, etc.. Oïl peu! a\oir deux portées par an lorsque Talimentatioii est substantielle.
Celle population ovine s étend graduellement et gagne actuellement la Corrèze, où elle se trouve en concurrence avec la variété Auvergnate.
Variété du Larsao.
Cette variété o\ine est uni\er^ellement célèbre |)ai' son aptitude laitière et le développement qu elle assuie ainsi à l'industrie du fromai:»' de Ho([uefort.
La région du Larzac est comprise entre Sainl-AlFrique, Milhau, Florac, Lodève dans les départements de TAveyron, de la Lozère et le nord de celui de THérault.
Le Larzac est un vaste plateau calcaire d'une superficie de plus de 100000 hectares, la partie supérieure constituée par du calcaire oolithiciue est bordée, surtout vers le sud et Test, par de gigantesques escarpements à la base desquels coulent les rivières du Tarn, de la Dourbie, du Cei iiin, de la Sorgue, de rorb et de la LerguefK. Marre).
L'aridité naturelle du sol est encore aggravéi; par la [)erméabilité du sous-s<d et par la rudesse du climat; les nombreux troupeaux de brebis peuvent seuls mettre en valeur les maigres pâturages des Causses.
La taille du mouton du Larzac oscille entre 0'»,50 et avec une longueur du corps de 1 mètre à 1*,25. La poitrine est un peu étroite, mais les lombes et la croupe sont bien déve-
200 MOUTONi^. — RACË DKS PYRËNÉËS.
loppées suiionl chez les brebis, le cou est court et épais, la tète dépourvue de corues.
. La toison, iiue et tassée, rappelle parfois celle des Mérinos; elle pèse envimn à 2''8,o à 'i kilogrammes. : Dans son ensemble la variété est principalement exploitée pour la production du lait; les brebis présentent des mamelles volumineuses bien conformées, munies souvent de trayons supplémentaires montrant ainsi les effets améliorateurs de la f^mnastique fonctionnelle à laquelle ces ovins ont été soumis.
l.a pojiulation se conipose pi iiicipaleinenl de brebis; presque tous les ai^ueaux mâles et la plujmrt <les femelles sont veudus au boucliers (iuel(|ues jours apivs leur naissance, leui s peaux alimentent les mégisseries réputées et les fabriques de gants de Milhau vl Meyrueis.
La variété de Larzac a été Tobjel de soins attentifs qui ont grandement amélioré ces sujets; par une alimentation intensive on a régularisé et amplifié les formes en même temps qu*une ap[)Iication judicieuse des méthodes de gymnastique fonctionnelle de la mamelle augmentait la production du lait.
Vers 1810 le général de Solignac amena dans le LarzaC un troupeau de Méiinos; Télevage de la variété ])urc poursuivi dans le domaine de la IJaurne commune de IaCa\alerie\ appartenant à la famille de Solignac, ne lut suivi d'aucun succès ; il en fut de même des tentatives de croisements effectuées par quelques éleveurs du Larzac ; cette infusion du sang mérinos a simplement contribué à améliorer la qualité de la laine des populations indigènes.
Pour aider au perfectionnement du type, un concours annuel a été établi dès 1855 à la Cavalerie (Aveyron), au centre du Larzac.
L'esprit de ce concoui's est des plus judicieux ; les exposanfs sont tenus de présenter au moins les deux tiei s de leur troupeau et de montrer l état authentique de leurs livraisons aux caves de Uoquefort.
Les caractères distinctifs de la race tels qu'ils sont établis par le Comice de la t Cavalerie a l'occasion du concours annuel comprennent les divisions suivantes :
Absence totale de cornes et de taches. — T«^te fine, courte, légèrement bus(|uée, couverte de laine jus()ue sur le front, les yeux, les os maxillaires. — Oreille large et dressée. — Œil grand, saillant, à expression douce. — Cou robuste, gros et court avec léger fanon. — Jambes courtes et fortes. — Dassin de la brebis très développé, mamelles grosses et fermes avec
Fig. 50. — Bélier de Larzac.
trayons supplémentaires. — Laine fine, courte, très épaisse en mèches régulières couvrant toutes les parties du corps, même le dessous du ventre (fig. 49-!jO).-
Le développement général du type, la précoeité dépendent de la fertilité du milieu; aussi établit-on au concours de la Cavalerie une classification groupant les animaux en trois catégories cori'espondant à la régioji des Ilauts-Plaleaux, — à la région des plateaux intermédiaires, — à la région des vallons.
VARIÉTÉ DU LARZAG.
La pratique de ia sélection nécessite la connaissance des signes extérieurs indiquant une forte aptitude laitière; la téte sera Qne avec Vlsïi saillant à expression douce, les paupières seront de couleur jaunàlic ; les lèvi*es, les ailes du nez doivent présenter des taches de même couleur, roreille sera recouverte d'une peau line.
La ré^non lombaire doit cire larf^e, les cuisses ccarlces. Les bonnes laitières ont en générai peu de laine sur le corps et sous le ventre (Tayon).
Les agneaux dans la région du Larzac, des Gausses du Ségala, de Lacaune, etc., naissent vers le janvier. Les soins les plus attentifs sont prodigués aux brebis au moment de la mise bas. On sépare les agneaux de leur mère, ne les rassemblant qu'aux heures des tétées. Afin d'obtenir tout le lait de la brebis, on vend très liàtivemenl l'agneau, expédié vivant ou égorgé, sous le nom (ïaynean de lait, dès (ju il atteint I àgr de trois semaines ou un mois; son poids est <l'en\iron <» Iviiogrammes; le prix courant est de bO à 90 francs les lOU kilogrammes.
. Les sujets conservés pour Télevage sont sevrés environ à un mois.
Les brebis commencent à produire dès Tàge d*un an à dix-huit mois ; on les réforme à un an lorsque la production baisse ; les brebis ainsi engraissées pèsent de 40 à 45 kilogrammes et valent de 24 à 28 francs pièce.
Le renouvellement du troupeau se fait par quart ou par cinquième. Le régime comporte le pâturage pendant une grande partie de l'année pai ini les hei bcs lincs (^t succulentes des Causses ; cependant malin et soii- du fourrage sec est distribué. Afin d'activer hâtivement la sécrétion lactée, on fait en général passer les troupeaux sur les premières pousses des prairies; comme cette coutume est défavorable aux cultures, quelques éleveurs remplacent ce déprimage par de Therbe ensilée; parfois, on conduit, pendant une demi-heure matin et soir, le troupeau sur des prairies artificielles : luzerne, sainfoin. Dès Tautomne, les brebis pft turent sur le chaume et dans les taillis ; lorsque la mauvaise saison arrive le troupeau reste à la bergerie et reçoit du loin de bonne qualité, des
pailles, balles de blé ou d*ayoine ; des fagrols de frêne, peuplier, ormeau, cliène, si le foin esl rare. Dans les exploitalions nnulèh's on varie cclh* alimenlalion à l'aide de lourleaux, farines, son, grains cl racines, du sel genime esl mis à la dis|>osi(inii des animaux.
Les troupeaux de oOO à GOO tôtes ne sont pas rares dans le Lai^ac ; la traite a lieu deux fois par jour, le matin avant la sortie du troupeau, le soir au retour après une heure de repos accordée aux animaux.
Tout le personnel de la ferme s^emploie à cette opération ; il faut environ 8 personnes pour un troupeau de 200 têtes.
Les brebis passent les unes après les autres devant le valet (jui saisît Tanimal de la main gauche pai' la jambe postérieure gauche el la (jueue tandis (ju'il trait de la main droite.
Lorsque h; lait cesse de couh'r dans le récij)ienl de feihlanc (seilh'i le valet ta|ie plusieuis coups avec le leveis de la main sur les mamelles (souballage) et tire ainsi la dernière ]»oi tion du lait, toujoui*s plus riche en matière grasse. Il importe d'éloigner du lait toute chance d'infection risquant de communiquer Fodeur de suint ; les seilles sont munies de toiles métalliques qui arrêtent les impuratés ; la queue et les parties voisines sont tondues dès le commencement de la saison de traite.
Les rendements varient suivant la i*ace, le régime et ra|»lilud«' individuelle; la hizeiiie passe poui* au^nnentei* la piuduclion lactée el eiu'icliir le lait en matière casèense, mais les pâtures sur les (uiusses donnent le lait le plus aromali(|ue, c'est avec le régime mixte, luzerne et pâturage qu'on obtient le meilleur rendement.
Au début de la traite les brebis donnent de 800 à 1200 grammes de lait par jour, le maximum est de 2000 grammes. La sécrétion lactée s'affaiblit et devient nulle vers le mois d*aoât. La production moyenne d'une brebis est de 60 litres ; on obtient durant la saison par brebis de 12 à 18 kilogrammes de fromage, parfois 25 kilogrammes; il laul 4 à 4 litres el demi «le lait |>(»ui' raln i(pirr 1 kilogi amnn* de fromage ; le prix de vente de l hectolitre de lait est uctueilement de Zo à 27 francs.
var]&t£ du larzag.
Pendanl les G mois de ti'aite du 1" lévi ierau 1'"' août le rendement est de 80 à 85 heclolilres de lail par 100 brebis; on peut atteindre 100 hectolitres avec une alimentation intense.
Le poids vif d*une brebis à 3 ans est de 40 à 45 kilogrammes, le rendement moyen en viande nette de 16 à 17 kilogrammes; on obtient environ 2 kilogrammes de laine frisée, d'une finesse de troisième ordre; il y a 30 ans la laine du Larzac valait en suint \ IV. 75, 2 francs le kiloLrramnio et était tirs roclieifliér par les lal)ri(|uos do drap <lo Mazanirl {Tarn), l.()d«'\e (HtMault), Saint-Geniez lAveyroiii, Marvj'jols i Lozère) ; depuis rinvasion des laines étran^^'ies, les prix ont iiéchi et ne dé* passent guère 0 fr. 70 à 0 IV. si) le kilo«;ramme.
Les éleveurs trop éloignés de Uoquefort pour fabriquer du fromage achètent les agneaux des centres fromagers au printemps (12 à 20 francs pièce) et les entretiennent au pâturage jusqu*à 18 mois environ ; à ce moment on achève Tengraissement à la bergerie avec du foin et des alimenis concentrés; la viande obtenue est <le bonne ([ualilé et se vend sur les marcliés environnants et même à la Villetle au prix uioyen de 7*j Iraiirs les 100 kilou'rammes.
Les aLTiuMux mâles de f.ai'zac se vendent aux t'oiies de ((Miius, ( iamai'ès, la Cavalerie, de 28à 30 francs, à l'àgc de six à liuii mois.
L'exploitation de la variété du Larzac est en réalité des plus avantageuse ; une brebis valant de 20 à 25 francs peut donner comme revenu annuel:
Agneau K à lli lianes.
Laine 2 à 3 —
Fromage 15 à 18 ^
soit de 2j à 3'j lianes, sans complei- le l'umiei- ; Lanimal engraissé à sa réforme est encore vendu un prix rémunérateur. Cette population ovine est parfaitement adaptée; aux conditions de milieu et son perfectionnement par sélection pure inspiré par un esprit des plus judicieux se poursuit nor-
malement.
DippLOTu. — Zootechnie.
MOUTONS. — RAGE DBS PYRâNÊBS.
Variété du Causse. — A côté du Laraac et du Causse noir s'tUendent les Causses de Ciassanus, de Roquefort, le Causse iMejean, les Causses de Sauveterre, de Severac, de Concourès, de Sainte-Radegonde et sur lesquels on exploite des ovîdés de la variété du Larzac ou d'une race voisine di te luirt^to'iitiCatisM.
Le lYi)e des brebis du Causse est plus haut sur jambes, plus allon^'é, la tète est forte, busquée avec des taches noires, la laine fri'ossière, rossatiire développée. Gi'àre à la si'lech'on la coiilui inalion esl en voie irelle «le pn tVrlioinit'int'iil, l'apliludc laitière, (pioiqu»' plus faible cell»' des brebis Lai'zac, est salisfaisanle. Uuebiues cioisL'iiients ivalisés avec les Soulhdown ont donné des résultats intéressants, mais il serait à conseiller de poursuivi*e Tamélioration du type par sélection pure.
Variété duSégala, — Le Ségala est un vaste plateau constitué par des terrains primitifs (granit, schiste, gneiss) qui s'étend au sud de Rodez jus^ju^à la frontière du Tarn.
L'agriculture de ces régions, autrefois très misérable, s'est améliorée sensiblement par remploi des amendements calcaires, les engrais phosphatés, les défoncenients, les drainajzes.
Les brebis exploitées appartitMinent à la race dite du Sé^^ala. Les brebis de ce type sont d une taille moins élevée, la laine est plus courte, plus fîne, la conformation s'est améliorée parallèlement aux améliorations agricoles. Le rendement en lait de brebis au Ségala ne passe pas 60 à 65 hectolitres pour 100 brebis pour la saison de traite.
Variété de Lacaune» — Au sud de Roquefort, aux environs de Sainte-ÂfTrique on rencontre les premières assises d'un terrain Iriasique déterminant le bassin de Camarès, d'une supeifici(^ de ])rès de 100 000 heclaies. Le bassin de (lainarès est entouré sui\ant la nioilié »Mivir«)u de son périmètre par des terrains (Ut Irausitiou; la physionouiii; de ces régions est très caractéristique, des zones calcaires alternant avec des assises schisteuses; les défoncements, les chaulages ont permis un développement considérable des cultures fourragères qui a déterminé une notable extension de la variété ovine dite de Lacaune ; l'aire d'exploitation de cette variété ovine atteint même les
VARIÉTÉ DE MILLËRY.
vallons du Larzacoù elle est croisée avec le lype indigène; les agriculteurs de la plaine et des vallons préfèrent cette l ace de Lacaune, moins rustirpje rpie celle du Larzac mais plus développée et excellente lailièi e .Mai re).
Des tentatives de croisement avec des béliers Southdown ont été poursuivies avec un certain succès.
Variété de Millery. — Le pays de Miiiery forme un plateau irrégulier coupé de gorges, de vallons, hérissé d*éminences, qui s'étend sur la rive droite de la Saône et du Rhône, de Gondrieux jus({uaux Monts d*Or, s*écart)ant au nord-ouest et àFouest jusqu'aux limites du département du Rhône et au sud jusqu'aux monts de la Loire.
La contrée est livrée à la petite culture maraîchère vilicole ou pomologique ; chaque ménage consacre ses soins à 1 élevage des hrehis de Millerv.
Lorsque la vigne était llorissanle sur les côtes du Rhône, les brebis étaient entretenues dans les ménages et la population était peu nombreuse. Afin de remédier à la crise agricole lors de l'envahissement du phylloxéra, on développa la culture fourragère et les habitants de cette région, encouragés par la Société d'agriculture et d'histoire naturelle de Lyon, résol rent de développer l'élevage de cette variété ovine (1).
Lesovidés de la variété de Millery sont de taille et de poids moyens (38 kilogrammes pour les hrehis), de l'oi iiiat longiligne sans cornes; la tète, une placjue large comme la paume de la main au tiers supéi o-anlérieur du cou, le dessous de la poitrine et de Tabdomcn, les oi ganes extérieurs de la génération et de la lactation, les memhres à partir du sternum pour les antérieurs et du milieu de la jambe pour les postérieurs, sont entièrement dépourvus de laine ; la tète est allongée dans son ensemble mais particulièrement sur la face, les oreilles assez développées sont dressées pei pendiculairement à la face latérale de la téte, les orbites sont saillantes, le bout du nez fin ; le cou allongé est peu musclé, la poitrine passable, le ventre
(1) Nous avons classé la variété de Millery parmi l«s races pyrénéennes plutôt que parmi ]< < races de Syrie (Sanson), ses caractères et ses aptitudes la rapprochant plus nettement du premier type.
très développé» la queue longue et descendant presque jusqu*à terre (Gornevin).
Les différences sexuelles »ont accusées et s'affirment dans les dimensions de la téfe, le |>ru(il plus busqué du bélier, le développemnit de rarririe-lrain iiisiinisaiil parfois choz ces (h'niici's ; la f'cinrIU' lî'esl pas [>i<^in('nlt'*e, les niàlcs présenlenl parluis (|ii»'lqin's laclics sur les iu(Miil)i rs el la fart'.
La loisoii est fermée el pt'se 2^f^,2.'iO ^^en suint ) pour le màle, l^t>',80i) pour la femelle. Le brin de laine manque de souplesse, son épaisseur est de 3 centièmes de millimètre, sa longueur totale annuelle <le 9 à 10 centimètres.
La mamelle volumineuse est bien arrondie, avec des tétines placées sur le côté des mamelons; 50 p. iOO des brebis environ ont des trayons supplémentaire situés en avant des normaux, la peau de la mamelle est fine, recouverte de poils soyeux. La veine mammaire est saillau te, variijueuse, mais souvent clic nCsl développée que d'un coté, l'autre veine restant à l'état rudi- UM'iitaire.
La variété inillerote est pi'olili<iue, les l)rel)is unipares sont rares et ce ras ne s'observe (|ue pai'mi les anlenaises, la majorité des femelles donnent 2 agneaux, parfois 3 1 1 même 4.
Les chaleurs se manifestent hâtivement ; le bélier vivant avec le troupeau, les agnelles sont fécondées jeunes; en règle générale on compte 3 agnelages pour deux ans.
Le rendement en lait est de 1 litre et demi à 2 litres par Jour, exceptionnellement on obtient 2 litres et demi et même .3 litres.
Le type pur a éfé méliuiiit' à des variétés éli'an^'ères dont l'importation i-emniite à réj)0(|ut; de la crise phylloxéi'itjue, où pour auj;menter les ti oupeaux les éleveurs achelèreut au hasard des ovidés dans les régions environnantes :
('ornevin a pu observer sur un troupeau de 200 tèles des indices de sang leicester, mérinos, et des signes de croisement avec les moutons du Forez, de la Haute-Loire, de TArdèche.
11 importe de revenir au type pur par sélection étroite en éliminant tous les sujets s'éloignant des caractères ancestraux, le choix des béliers a été jusqu'à présent le côté faible de cet élevage; les propi iétaii es conservent chaque année un de leurs
VABIÉTÉ DE HILLERY.
agneaux mâles qui fait la lutte 7 à 8 mois avant d*éti*e vendu à la boucherie, à 14 ou 15 mois, et remplacé par un de ses descendants; la reproduction en consanguinité trop étroite, la multiplicité des reproducteurs employés et le peu de discerne-
m LMit apporté dans leur choix empAchent toute amélioration de la c'uiiforinalioii et des ((iialiU's funeières.
Quelques ])()ns héliei's sélerlionnés avec soin et faisant la lutte dans une t éi;ioii déterminée contribueraient citicaccment au perfectionnement de l'élevage.
Les brebis sont réformées tardivement, à neuf ans parfois ; en les envoyant à Tabattoir dès que le rendement en lait diminue, on assurerait un renouvellement plus fréquent du capital qui élèverait les revenus (I).
(1) Gornevin conscilio d'améliorer le type général par des croisements Dishiey : il semble plus ra(ionn«'l d améliorer ces populations ovines laitières par sélection pure, étant donné l'intérêt que présente ciiez CCS ovidés la production du lait.