VARIÉTÉS DU MIDI DE LA FRANCIS
Ces moutons vonl tiausliuiiier rcgujit'renient chaque année sur les pàtiira«;es alpostics.
Dans la plaine» de la (jau h'sovidés ne sont jamais enrcrinés dans la bergerie, saut' apros la loiih»:[<)n les maintient .dans des enclos coïTiposés de claies tressées de branches de saule déplacées tous les deux jours. Les bergers veillent les troupeaux nuit et jour, enveloppés pour dormir dans leur grand manteau recouvert du « capo » qui appartient au propriétaire du troupeau. Tous les matins les ovidés vont p&turer sur la plaine.
Dans Tensembh; de la vai'iétt' la lai Ile esl peu t'devée, le corps d un développement moyen, la [)eau piisséf au am. \a\ (oison, du poids de 3 kilo*?rammes, est à mèches couites plus tassées en Provence qu'en Roussillon, le diamètre du brin est compris enlre 0">«°,002 et 0°»'°,003.
Les moulons pèsent (environ 40 kilogrammes.
Aux environs d'Arles des essais de perfectionnement par introduction de béliers provenant des meilleurs troupeaux de Bourgogne ont été suivis de succès ; la conformation est plus ample avec la téte, les membres, le cou réduits, la toison plus homogène et plus fine, les mèches atteignent parfois 8 centimètres de long et le diamètre »les brins s'abaisse jusqu'à
Variété duNaz. — (leLlf xariété, créée eu 1708 par (iirod de TAin, lu* présente plus (|u'uu intérêt hislorique, les représentants de ce ty[)e ayant totalement disparu.
Cet éleveur avait établi dans son domaine de Naz (pays de Gex, Ain) un troupeau de Mérinos qui fut exploité en vue d'obtenir le maximum de finesse de la laine ; cette entreprise fut poursuivie par son lils le général Girod..
Les sujets présentaient une taille très réduite et des formes correctes, la toison était formée de mèches très courtes et très tassées, lediamètrc du brin ne dépassant ^MièreO", 014. Le trou- [>eau de Naz <'ut l'honnciu' d'expédirr <juebiues-uns de ses meilleui's sujets parmi b*s bor^'ri ir's ro\iilos de Wurlemberg, d'Aulrich('-llon<;rie, de (ialicie, de Maples, de Suède, de .Montévidéo, en Crimée, etc.
MOUTONS. — RAGE HÉaiNQS.
Variétés du Nord de la France,
On classe les Mérinos de la France septentrionale en plusieurs groupes que nous étudierons séparément.
Variété de la Bourgogne ou du Cbatilloanais, — Ces moutons proviennent pour la plus grande partie des Mérinos établis à
Monlbai'd par Daubenlon au xvui« siècle; leur élevage se poursuit actuolloment sui' les terres élevées et saines de la Bourgogne et c es( sur les coteaux qui entourent Chatillon (C/ôte-d'Or) que les éleveurs des arrondissements de Tonnerre (Yonne), de l'Aube, de la Marne viennent chercher les reproducteurs les plus parfaits (fig. î;3).
La taille dans Fensemble est moyenne (0"^,60 à 0'^,65), le tronc est ample et soutenu par des membres courts, la poitrine large et profonde, la croupe droite. La téte, légère, est la plupart du temps dépourvue de cornes. Les plis de la peau ont presque complètement disparu. La toison, du poids de 4 à l\ kilogrammes, moyennement tassée est très homogène et constituée pai* <les inècbes de 7 à 0 centimètres de long, les brins di oilsel résislaiits ont un diamèli e de 0'">°,0I!') à 0"'™,020.
Les poids vils atteignent 40 à *')() kilogrammes et la iinesse de Tossature permet des rendements élevés.
Variété do Cbampngne. — Par suite de la nature crayeuse et moins fertile du sol, les Mérinos champenois qui peuplent la Marne, la Haute-Marne, une partie de FAube et des Ârdennes sont de taille moins élevée que les chàtillonnais, mais la conformation reste semblable, les béliers de Bourgogne faisant souvent la monte dans les troupeaux de ("iham pagne.
La taille et le poids vif ditlèrent <l ailleurs selon les régions C(»nsidéi'ées, lesovidés de la llaule-Mai ne et de TAubesout plus dévelopj)és que ceux <les enviions dr P^'iins (jui ne pèsent guère (]ue 3U à 40 kilogrammes, la toison atteignant 4 kilogrammes.
L'élevage du mouton est parfaitement à sa place dans ces contrées et la hausse légère des laines a donné un nouvel essor à cette production encouragée par IVlablissement de marchés lainiers à Reims, Dijon, etc.
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MOUTONS. — HACË MERINOS.
Variété du Soiftsonnaia. — A mesure que Ton quitte la • (^hampa^nc pnni- ira^MHM- h» «h'parlonxMit de l'Aisne, la taille et le poids dos moulons .MtM'inos s'rlcvc pour parvenir à conslilucr <lans les ai rondisscnn'uls de Laon, Soissons, Chàtcauriiicrry et l'ouesst du déparlenn'nl de l'Oise, une variété distincte connue sous le nom de Mérinos du Soissonnais {t\^. 54).
(Test principalement sur les collines de la région de Château-- Thierry et Soissons, et notammenl dans les cantons de Neuilly- Saint-Front, Oulchy-le-Châtcauque se rancontrent les animaux améliorés.
Les Mérinos du Soissonnais ont une taille élevée (0">,70) ; la tète, iM'imitîvenient forte, est devenue plus léfrèic, le cou est réduiU le coips plus régulièrement conformé, les plis du col ont disparu.
I.es caraclèi t's de la toison soni des plus s|M'»( iau.\, la mèche est Irès longue 8 à 12 centimètres cl les biins étendus atteignent jusqu'à lit centimètres, le diamètre en est très faible (0"'°»,0H à0«"",002).
Les toisons sont tassées et très étendues, elles pèsent en moyenne 6 kilogrammes; la douceur, la résistance et Félasticité des brins, le nerf de ces toisons les ont rendues célèbres. . Les moutons atteignent les poids vifs de 70 kilogrammes, les brebis, 65 kilogi ammes; il n'est pas rare de yoirles béliers altt indre \H) à 100 kilo«;rammes ; la \iande, ajipréciée, ne prés<Mit<' plus la saveur du suif pat ticulièrt^ à ceilaines variétés mérinos ri nu trraud nombre de sujets engraissés dans les sucreries de l Aisne, de TOisc, sont envoN ^'s à la \'illette.
Variété de la Brie» — La taille du Mérinos de la Brie est élevée, la conformation est cependant n)oins parfaite, le cou est plus long et la cravate encore visible, le corps est moins développé, les membres plus longs. La toison, du poids moyen de 5 kilogrammes, très étendue, est en mèches moins longues et le jarre qu'on y rencontre parfois diminue leur qualité.
La mèche possède une longueur de 7 à 9 centimètres, le diamètre du brin est de 0"»"» 02;i à 0'"™,019. Les poids vifs moyens sont pour les moulons (h» 70 kilogrammes ; poui' les brebi<. «VU à tiii kilograuuues ; pour les béliers, 90 ù 100 kilograuuues.
MOUTONS. — HACE MÉHINOS.
La viande fournie, bien que n'étant pas aussi fine que dans ie Soissonnais, est très estimée à Paris.
l/éle\a^M' «laris la I^rie a longtemps été décimé \m\v le sang de rate avant la décmn ertc des vaccinations préventives.
Vnviété de lu licittu-o. — Ces moutons représentent la population niérine la moins améliorée ; la taille est la plus élevée du type (plus de 0°»,80), tient surtout à la longueur des jambes également fortes et grosses. Le cou est long, la tète grande, le corps étroit avec la croupe courte et très oblique. La peau épaisse pi*ésente de nombreux plis et une cravate pendante.
La toison pesant î> kilogrammes en moyenne, très étendue, descend jns(|u'aii houl du nez et au.\ onglons, les mèches ont 8 centimètres d»' long el sont chai-gées d'un suint épais, le diamèti'e du bi in oscille autoui" de 0™'",02r).
Les moutons pèsent 7I> kilogrammes; les brebis 70 kilogrammes ; les béliers, 100 à !20 kilogrammes. Très bons maiw^ cheurs et forts mangeurs, les Mérinos beaucerons sont cepen* dant peu précoces, la chair est assez estimée.
On rencontre ces populations ovines dans TEure-et-Loir, une partie de TEure et les arrondissements d*Étampes et de Rambouillet, dans le département de Seine-et-Oise ; sur ces territoires existent des troupeaux améliorés, notamment ceux de la Borg«M"ie nationale.
Avant la prali(iii<' de la vaccination les Méiinos bcancerons était iil dérirnés par le sani: d<' rair' (jui constituait ainsi un véritable lit an ponr l'élevage du .Méiinos.
Le déparlement d Eure-et-Loir marque la limite occidentale extrême d'extension des Mérinos, aucune tentative d'exploitation sous le climat océanien n'ayant pu réussir, 1 humidité de ces climats déterminant la destruction des troupeaux atteints de la cachexie aqueuse.
Mérinos précoce.
l*arnii toutes ces ]M»|»nlal ions .MT-i inos de la région septenti'ionale !e<efV<)i(v des «'lex eurs ont r«''ussi à créer un type ovin amélioré qui se distingue des variétés ordinaires, non seule-
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