‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 79 sur 168 · MOUTONS. — RAGE DE SYRIE · texte numérisé non relu

MOUTONS. — RAGE DE SYRIE

n'ont (|u'unt' l'aibie valeur; les brebis seul ordinairement tri's Itk'ondes.

Aire géographique. — Los documents bibliques, les sculptures assyriennes indiquent que le type est originaire de Syrie (Sanson); cette race s'est étendue dans diverses directions et peuple actuellement une aire géographique immense comprenant : TAsie, TAfrique, TEurope depuis les mers de Chine jus([n à la Méditerranée, c'est-à-dire la Chine, la Perse, la Syrie, l'Asie-Mineure, PArabie, rÉfry{>t<>, lesÉtats Barbaresques, l'Ahyssinie, les lies méiiilcfranéeniHîs, rArchipel grec, la Saidai^Mio, en Kurope, la Hussic, la Hongrie, les États «lannUicns. On Ta inipoi h'e également au Cliili, à Ténériffe, à Madagascar, en (luinée, etc.

Variété Chinoise.

Les moutons chinois sont remarquables par la finesse de leur laine à brins longs et doux, d'une blancheur éclatante ; la variété ne présente pas de cornes et on a même sélectionné

certaines familles ne montrant que des rudiments d'oreille ^variété Yung-tii. I.cs brebis sont très fécondes.

Il existe (luelqucs sprciineiis de ces variétés dans les jardins zoologiques d Europe; une tentative réalisée en Seine-etiVlarne pour exploiter un troupeau de moutons chinois, pour la production de la laine fine, n'a été suivie d'aucune sanction pratique (i).

Variété Yung-d.

Le nom de Vung-ti ([ue l'on dénature souvent en Ong-ti, veut diie ■ moulons des terres », par opposition à Vung-tsao « molli un (les liei-hes )>.

Les moulons Yunu-li ont été inlioduits en Angleterre en 4861 ; en 18G2, M. Bush, trésoi ier de la Société d acclimatation de Londres, en possédait déjà un petit troupeau de 18 brebis et 4 béliers.

Le Gouvernement français reçut, en 1863, quelques ovidés

(1 ) Voy. Im vie dei animaux illustrée, fasc. XVl, chèvres et moutons.

VARIÉTÉS PBRSANB BT ARABE.

Yung-li envoyés par M. E. Simon, en mission en Cliiiic;le troupeau fui partagé entre le Muséum (rhisloire naturelle» le Jardin d'acclimatation et le Ministère de l'agriculture.

1^ Jardin d*acclimatation poursuit actuellement Télevage de ces ovins.

Les Yung-(i peuplent la r^on située en deçà de la grande muraille; les Yung-tsao habitent au delà de cette vaste

enceinte, sur le territoire qui limite le désert de Chanço, d«''nommé encore Tsao-ti ou terre des herbes.

Les moutons Yung-ti sont de taille normale : le bélier adulte pèse 70 kilo*,M*ammes, la brebis 40 kilogrammes; la chair est de bonne qualité, la précocité moyenne. La téte couverte de poils ras et brillants est petite, sans cornes et absolument dépourvue d'oreilles externes ; les membres sont un peu longs, le corps court cylindrique, la poitrine ample, le rein large; la cuisse est un peu plate et insuffisamment descendue. La queue est courte, repliée et noyée dans un repli graisseux.

La laine est blanc nacré et de qualité différente suivant les régions du corps, elle s'allonge un peu sur les côtés du cou, simulant une légère crinière ; la toison est jarreuse, mais susceptible (fétre améliorée par sélection.

La fécondité très remarquable de ces ovidés se maintient en nos pays; on obtient fréquemment A agneaux, quelquefois 4 ou 5. fiien que la brebis soit bonne laitière, il sera bon de n'élever que 2 des produits. La rusticité de ces ovidés est satisfaisante et divers croisements ont été tentés, les métis Yung-ti- Mérinos-Champenois ont un moment obtenu une vogue passagère.

Variétés Persane et Arabe,

Les moutons persans pn'senteiil un corps peu ample, haut sur jambes avec une croupe inclinée ; les masses adipeuses, entourant laqueue,sont très développées. Les mâles possèdent un cornage assez développé et la peau pigmentée est couverte de poils noirs ou rou^, mélangés à une toison grisâtre, qui ne s*éten<jl guère que sur le dos et la poitrine.

La viande présente un goût particulier de venaison et ne sert guère qu*à la consommation locale.

Page 1