XI. — RACE DU SOUDAN
Oi;t5 Aries sodaniea.
Caraetères zootecbmquea, — La dolichocéphalie est très accentuée; le front étroit, très saillant et fortement incurvé, avec des arcades orbitaires effacées. Les cornes sont absentes,
les sus-naseaux unis en voûte spirale et très busqués, les oieilles lontiues et pendantes; la face est mince, tranchante avec une lij^ne de profil très convexe.
La taille est très élevée (jusqu'à 1 mètre), le squelette grossier soutienl des masses musculaires relativement très développées, les membres sont très longs et grossiers avec une poitrine un peu étroite, un corps peu épais et une croupe courte, oblique, munie d*une queue courte et nue. Les oreilles longues, larges et épaisses, toujours pendantes, la courbure excessive du profil communiquent à ces animaux une physionomie particulière.
Lorsque la toison existe, elle couvic tout le corps sur les membres jusqu'au jarret, au genou et sur la tète jusqu'au bout du nez; parfois la toison est remplacée complètement par des poils (Soudan et Souf Sahai icn , de soi te (jue ces suj«*ls forment en réalité une Iransilion entre le groupe des moutons et celui des chèvres.
La peau est, en général, pigmentée soiten totalité, soit par places à la téte, aux oreilles, aux membres; sur ces places, les poils sont noirs ou roux.
Très fécondes, les brebis pi-ésentent une sécrétion lactée abondante, la viande est un peu grossière de contexture mais de saveur agréable.
Aire géographique. — Les ovidés de ce type peuplent le î^oudan, rKîryptc, la Perse, l'Asie Mineure, la (irèce, l'île de Malle, l'Italie; dans (juelques-un^ de ces pays elle est en contact avec la race syrienne. Le berceau de la lace est le Soudan, elle n'existe à l'état de pureté que dans l'Afrique centrale, à Malte; en Italie, partout ailleurs elle se confond avec la race
VAEIÊTÉ MALTAISE.
syrienne, notamment dans Je Sud Algérien, en Perse, en Syrir, Asie Mineure où Ton trouve les deux types purs ou leurs métis.
Variétés Africaines et Asiatiques.— Les conditions différentes de milieu ont imprimé aux populations ovines de ce type des caractères différentiels parmi lesquels il est cependant aisé de reconndtre le faciès général de la race du Soudan. L*élevage de ces variétés se poursuit d'ailleurs sans aucune sollicitude. Sur les rives du Niger les indigènes exploitent de nombreux troupeaux de moutons soudanais, élevés sans soin particulier sur la brousse ou nourris de fourrage sec d'alfa. Le type est très peu amélioré. Les moutons sont conduits jusqu'aux colonies fran(;aises, la longueur des étapes, le chaîigement du sol passant des sables <léserti(iues aux terres parfois rocheuses du Sénégal occasionnent une mortalité considérable (C^ A. Ballière). La viande est peu appréciée d'ailleui^ des colons et possède une valeur bien inférieure à celle des moutons à queue grasse des contrées avoisinantes. Sur cette aire géographique commune les races du Soudan se sont mélangées avec les types de Syrie, et en Algérie, en Perse, en Asie Mineure ont rencontré des ovidés présentant une association des caractères ty|)i(iues des deux souches, les oreilles tombantes alliées à la queue grasse; parmi des troupeaux venus de Perse et qui figurèrent sur les marchés d'approvisionnement de l'Eui ope occidentale les deux types se montraient à peu près en parties égales el bon nombre de sujets étaient des métis; tous avaient la taille moyenne, le corps amaigri, ils étaient généralement de couleur brune ou rousse, dépourvus de laine (Sanson).
Variété Maltaise» — L*aptitude laitière et la fécondité des brebis ont rendu célèbres les ovins élevés avec soin par les insulaires.
Les brebis maltaises sont parfois mélangées aux chèvres
que les Maltais exploitent en notre colonie algérienne.
Ces brebis sont hautes sur jambes, et ne présentent qu'un manteau de laine grossière sur- le dos et les lianes, la léle, le cou, le ventre, les cuisses à l'intérieur; les jambes sont dépourvues de laine et recouvertes d'un poil laineux; l'ossature est Une, la téte légère, les membres minces.