PRATIQUE DE LA REPRODUCTION
tétines bien formées; le développement de récusson est un signe d'aptitude laitière^ ainsi que la saillie des veines laitières en avant des portes inférieures du lait.
La présence d*un épi de chaque côte de Tabdomen à hauteur du pis est considérée comme un signe favorable.
Le pis ne doit pas cependant être trop pendant; cette particularité qui n*offre aucun inconvénient à la chèvrerie, est un obstacle au libre pâturacre des chèvres de montagne, ainsi exposées à des accidents graves.
Les membres courts seront recherchés chez les sujets destinés à Talpage, le poil sera fin et serré.
11 serait à souliai ter que cette sélection pût s'exercer chaque année sur les portées nouvelles, ceci obligerait à garder les chevreaux et à ne les véndre qu'à TAge de quatre à six mois; la vente des chevreaux de lait ne permet pas de choisir judicieusement les reproducteurs, d'après les caractères extérieurs, la finesse de la peau, Técartement des tétines, ces caractères ne se manifestant qu'à un certain âge.
Le bouc aura le dos liurizontal, Tarrière-train large et musclé, les reins épais, les cuisses fortes, les membres droits, secs et nerveux; la tète sera fine et expressive, plutôt courte; Tœil vif, le muile large, la barbe longue dans les espèces qui en sont pourvues. Les cornes doivent être bien écartées à leur naissance, très développées, plutôt aplaties qu'arrondies ; un cou trop mince est un grave défaut pour un reproducteur, le flanc creux est une particularité fâcheuse.
On recherchera les mâles aux membres forts et bien d'aplomb, les membres tendent toujours à s afliner chez les chèvres améliorées ; il faut réagir contre cette propension en utilisant des boucs à membres bien étoffés. Le poil du màle sera fourni et soyeux.
On s'informera avec soin de l'ascendance des reproducteurs employés et on élèvera de préférence les sujets (mâles ou femelles) issus des meilleures laitières.
Pratique de la reproduction, — Bien que la chèvre présente hâtivement les premières manifestations de l'instinct génésique, on ne devra la conduire au bouc que vers l'âge de douze à quinze mois. Le bouc est capable de féconder les
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CHÈVRES
leinellt's (lôs l'âge do sept à huit mois; il est également préférable de ne l'employer aux saillies qu à dix-huit mois ou deux ans ; il ne donne ses meilleurs produits qu'à Tâge de trois ans et jusqu'à huit ans. On ménage aussi un reproducteur de choix dont les qualités héréditaires se transmettront plus sûrement et plus lentement.
Les signes des chaleurs sont aisément perceptibles chez la chèvre : l'animal paraît inquiet, agite fréquemment la queue, s écarte du troupeau ( oui me à la recherche du mâle et fait entendre un bèlolement particulier, le pisse gonfle, bien que la production du lait diminue sensiblement; « si on passe la main sur les reins de la bète, elle se baisse, se tord et vous regarde avec langueur» (Magne). Les chaleurs se reproduisent tous les dix-huit jours environ, chez lés chèvres non fécondées. Le bouc est très prolifique et très ardent : on a vu de jeunes mâles âgés de deux à trois ans couvrir de 25 à 30 chèvres par jour durant une saison de monte de deux mois, mais ces saillies usent prématurément les reproducteurs ; le chiffre de iOO à 120 chèvres par saison parait être une limite supérieure suffisante.
Tne chèvre bien nourrie peut être fécondée en toute saison et faire presque deux portées par an; c'est principalement en septembre, octobre, novembre que les chaleurs se manifestent, on n'obtient alors qu'une seule gestation par an, et même si la chèvre est bonne laitière et garde bien son lait on ne la fera saillir que tous les dix-huit mois.
La durée de la gestation est de cinq mois environ (154 jours) ; avec les saillies d'automne les jeunes chevreaux naissent au moment de la pousse de l'herbe.
Gestation. — Lorscfue la chèvre est fécondée, les symplùines sont d ordre général; les chaleurs disparaissent, et l'abdomen prend un développement proportionné à l'âge du fœtus ; si la chèvre était en lait, la sécrétion qui avait baissé au moment du rut augmente quelques jours après, — la chèvre se rafraîchit ; — si cet accroissement ne se produit pas, il y a de fortes probabilités pour que la fécondation n'ait pas eu lieu.
Les prescriptions à observer se rapportent aux soins édictés à propos des brebis pleines; ralimentation sera saine, riche.