PARTURITION
on évitera les aliments grossiers, les fourrages avariés et moisis, etc.
La chèvre semble particiilièivfiient piédisposéc aux avoi Lements, c'est une raison de plus pour éviter les heurts, les coups, les pressions, les marches fatigantes et les sauts pardessus haies et fossés, etc.
Parturitim. — * La date de la parturition est indiquée par le développement de Tabdomen, la voussure du dos, le gonflement des mamelles, etc.
Le part est quelquefois laborieux, et il est à conseiller d*y apporter quelque aide en opérant avec intelligence et douceur. On nourrira peu les chèvres aux derniei's moments de la délivrance, cette prescription étant é^^alement observée pour les vaches ; cependant, alors que les vachers ont grand soin de ne pas toucher aux mamelles d'une vache pleine qui « fait du pis », par crainte de lui faire perdre son lait, on a souvent coutume de traire les chèvres pleines avant le part.
Les présentations anomales seront rétablies en situation régulière avec l'aide du vétérinaire ; on distribuera des boissons stimulantes, du vin chaud, etc. ; les renversements de l'utéi us se produisent parfois.
L'observation de la sortie du délivre est également indispensable ; on aiderait à son expulsion par des elForts de traction réguliers et doux, par la pression d'une pierre ou d'un poids léger attaché à son extrémité ; pour éviter la septicémie on pratiquera des injections antiseptiques.
La chèvre donne parfois deux chevreaux, quelquefois trois, quatre et même cinq chez certaines races ; on reconnaît une parturition double à Tagitation éprouvée par la femelle sitôt la sortie du premier fœtus.
Il y a rarement avantage à élever les deux chevreaux à l aide d'une seule nourr ice, en tout cas on saciitiera le troisième ou quatrième chevreau, à moins qu'il n'y ait une chèvre-nourrice disponible.
Lorsque dans une gestation gémellaire il y a deux mâles ou deux femelles on prétend que l'un des deux produits est impropre à la génération ; si on élève un bouc on le choisit toiJijours d'une portée double ou il y a eu une chevrette. On
CHÈVRES
ii élève également dans le Mont d'Or Lyonnais que les chevrettes nées avec des chevreaux ; cette croyance est opposée à la pratique suivie chez les bètes bovines.
La chèvre ayant mis bas, lèche aisément ses cheweaux et les élève avec sollicitude. Ou distribuera les premiers jours des soupes, des buvées farineuses, tièdes, en ayant soin de maintenir la chèvre au chaud ; les chevreaux .sont également frileux et on doit parfois les couvrir.
Allaitement et sevrage. — Les modes d'allaitement diUV'i enl d'apivs la destination desjeunes animauxnés. L'allaitement maternel est ordinairement appliqué, le chevreau est séparé de sa mère (ju'il rejoint aux heures des repas, ce mode est préférable à Tentretien en commun des mères et des élèves. On peut élever les jeunes animaux au biberon, à la bouteille, au baquet avec les mêmes précautions de propreté rigoureuse que pour les autres animaux domestiques.
L'allaitement dure en général cinq à six semaines; il serait à désirer que le sevrage soit moins h&tif pour les sujets d'élevage ; on néglige trop souvent la transition indispensable entre ralimenlation lactée et le régime ordinaire; le sevrage doit «Hre gradué, et les tétées remplacées progressivement par du petit-lait, des buvées l'arineuses, des grains cuits, on passe ensuite à Talimentation ordinaire, racines, tubercules, fourrages. Le régime du p&turage constitue l'aide le plus précieux à répoque du sevrage.
Élevage. — Le régime le plus convenable à la chèvre est celui du pâturage; elle s'accommode volontiers des sites escarpés où son humeur vagabonde se platt ; en même temps elle utilise les maigres ressources fourragères olFertes par ces régions, t'ppendant le régime de la stal)ulation, pour certaines races en particulier adaptées déjà héréditairement à cette pratique, peut donner d'excellents résultats.
Le jeune chevreau allaité copieusement sera sevré graduellement et plus tardivement qu'on a coutume de le faire, il recevra une ration supplémentaire de farines, grains, tourteaux, fourrage de bonne qualité. Cest une opinion erronée . que de croire à l'opposition entre la rectitude des formes et l'aptitude laitière : on peut obtenir des chèvres bien conformées