‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 92 sur 168 · IV. — EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

IV. — EXTÉRIEUR

Nous résumerons dans ce court chapitre, les données nécessaires à rétablissement des caractères distinctifs des races. D'après certains naturalistes, la chèvre diflérerait, en général, du mouton par un chanfrein droit, même concave, par la présence d'une harbe au menton, par le bout du nez dépourvu de mufle, sans poils, par la direction des cornes recourbées en arrière, non spiralées et portées sur des chevilles osseuses creuses, par labsence du sinus billcxe, par une queue courte dressée, par le volume de la mamelle à quartiers coniques et développés, par Tabsence du larmier. £n réalité, les différences ne sont pas si tranchées, il semble qu'une transition ménagée et progressive unisse les deux groupes d'ovidés et certains types peuvent être classés à première vue, indifféremment dans l'un ou l'autre groupe. Sanson reconnaît comme unique caractère différencié, que la longueur et le port de la queue, toujours courte et dressée chez la chèvre, longue et tombante chez la brebis.

Les éleveurs suisses dislinLuient parfois dans une même variété caprine deux types diii'érents, le type alpestre et le type de la bète d'écurie.

La chèvre de montagne a le corps plus ramassé, les formes plus arrondies, Tallui'e vive et dégagée. La chèvre d'écurie est de plus forte corpulence, mais de tempérament moins énergique, les formes sont moins régulières, la mamelle plus forte et plus pendante.

Parmi les variétés à poil court, on [)réfère pour la montagne, les sujets ayant un pelage relativement développé sur le dos et les cuisses: on choisira pour la slahulalion d'été, les chèvres à poils très courts, qui supportent mieux la température des écuries et passent pour s'engraisser plus vite.

Les chèvres à cornes ont la réputation d'être plus robustes et de mieux s'adapter aux hauts pâturages montagneux; ces sujets sont, en effet, plus près du type sauvage et ont moins

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subi I influence toujouis déprinianle do la domesticalîon ; les capridés des vallées, celles qui ont passé Tété en plaine, maintiennenl plus longtemps leur lai( on traite que la chèvre de montagne; ce dernier type est d'ailleurs préféré en Suisse pour Texportation, le tempérament plus vigoureux supporte mieux les conditions nouvelles d'habitat. Une conformation développée, une haute taille sont des signes favorables; les* grandes chèvres donnent pour une même quantité de nourriture une propni-lion de lait plus élevée (jue les petites races.

Tête. — La lélede la chèvre est allongée, fine, avec un front plus ou moins excavé. le chanfrein est rectiligne ou légèrement concave, les sus-naseaux forment une voûte surbaissée ou une voûte plein-^intre.

L'arcade orbitaire, saillante chez les races d'Europe, est effacée parmi les variétés asiatiques.

Relativement aux dimensions relatives du crâne, les espèces se groupent en dolichocéphale et brachycéphale.

L'œil est vif, bien ouvert, l'oreille fine et légère, les cornes étroites à la base, à section triangulaire, s'élèvent verticalement et di\ergent en arrière, en spirale divei^ement allongée et plus ou moins déroulée (fig. 62).

Les chevilles osseuses sont par fois absentes chez la femelle et certaines races en sont totalement dépourvues dans les deux sexes.

Les boucs et parfois les chèvres présentent une barbe au menton ainsi que des pendeloques au cou.

Tronc, — Le cou est ordinairement mince et flexible, on

recherchera une attache régulière du cou à l'épaule.

La ligne du dos scia di'oile, unissant un garrot épais bien sorti à une cioupe large, non a\alée. La dislance des os de la hanche indicjue un bon développement du bassin, indice favorable au bon accomplissement des fonctions de reproduction chez la femelle. Un recherchera une poitrine large, profonde, non sanglée, une c6tc ronde ; le ventile sera développé sans excès, la cuisse épaisse bien descendue, les membres secs, nets, vigoureux; la chèvre est un animal de libre parcours et son adresse bien connue ne peut s'exercer qu'avec des jarrets solides, bien articulés.

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CBÈVRBS. EXTÉRlËUa.

Robe. — f.a clit'vre est couverte de poils longs, dont la qualité dilFère suivant les types. Le duvet qui s entremèle à ces poils est exploité, nous 1 avons vu, chez la variété de Cachemire; la finesse, Télastici lé, la longueur du brin varient suivant les types; la toison, très estimée chez les chèvres d'Angora, nefHrésente qu'une valeur relative, parmi nos races * européennes.

Le poil peut être long (Pyrénéennes, Valaisiennes), demilong (Chamoisée des Alpes) ou court. La nuance est très variable : le blanc, lo roux, le fauve, le marron, le noir se renconlrent également. On a sélectionné, parmi ces variétés, des pelages qui constituent ainsi des caractères de race.

La Pyrénéenne est brune ou noire, la Valaisienne présente sur un fond blanc un col noir des plus curieux, la Maltaise est alezan sur Tavant-main, Manche à rarrière-mainy etc.

Parmi les populations à robe blànche de la Savoie on a sélectionné les Cous^aunes à encolure et tète de nuance jaunâtre, etc.

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