‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 99 sur 168 · PARTURITION · texte numérisé non relu

PARTURITION

mis au inonde les uns après les autres à de courts intervalles ; il sera bon d'enlever les petits au fur à mesure de leur naissance pour les rendre à la nièi e après la délivrance. Sous 1 einpire do ses souffrances la truie pourrait involontairement les écraser ou les blesser.

11 arrive paifois que les truies dévorent leurs petits ; cette penersion peut s'expliquer par les douleurs de la délivrance ou les blessures occasionnées aux mamelles par les jeunes gorets toijgours voraces. En principe, on doit réformer ces truies mauvaises mères. Si des considérations spéciales déterminaient Féleveur à conserver la truie, on s'opposerait à la manifestation de cet instinct soit en arrachant aux porcelets dès qu'ils viennent de naître, leurs dents de lait, soit en répandant du genièvre, une décoction de coloquinte, sur le corps des gorets; Todeur du genièvre est, paraît-il, désagréable au.x truies. On i)eut encore verser dans l'oreille de la mère, au moment de la mise-bas, la préparation suivante : Teinture d'opium (1 à 3 parties) dans de l'alcool camphré (10 à 20 parties) qui détermine un assoupissement favorable aux premiers moments de Tallaitement.

L'enlèvement rapide du délivre est toujours recommandable afin d'empêcher la truie de le manger et de tenter ensuite de dévorer les gorets.

La litière faite à nouveau, et les débris de placenta enlevés, on ^'assure alors de la suffisance du nombre des mamelles eu égard au chillre des naissances.

S'il y a plus de jeunes sujets que de mamelles, le mieux est de sacrifier de suite l'excédent ou les placer à une autre nourrice ayant des mamelles disponibles. La fécondité de la truie dépend de la race, de Tamélioration delà variétéconsei*vée, de Talimentation, etc.... Le nombre des petits obtenus varie de 3 à 24, ce dernier chiffre ayant pu être observé exceptionnellement par Vihorg chez une femelle porcine qui fournit 20 portées en 11 ans et donna ainsi ;35;> gorets. Les races très perfectionnées ont une moindie lécondité (1).

(1) Vauban avait calculé qu'en dix ans une truie pouvait posséder 6434874 descendants, en supposant seulement 6 petits à chaque portée.

poacs.

En généial, les lruit'< de l uiv r('I(i(|ue ont do 10 à 1 i- gorets, les truies do lace il)eiique de 8 à y, les truies de race asiatique de 6 à 9 gorets.

La truie mère recevra pondant 3 ou \ jours des boissons tièdes ou chaudes, des aliments toniques facilement digesti)>les.

Porcheries. Lorsque les suidés ne sont pas Tobjet d'une exploitation spéciale, on les loge ordinairement dans des $eits à porcs, sortes d'appentis réalisant de petites loges munies d'une porte et d'une auge.

Les iMuolieries proproinent ditos se classent en porcheries d'clevauc et on porcheries (ienyraissetficnt.

Lorsque l'on fait l'ôlovajLre dos suidés, on les isolo dans des loges carrées de 2 nu lres de côté, chaque loge ost occupée par un verrat ou une truie seule ou avec ses petits, les jeunes élèves sont ensuite isolés. Les loges communiquent d*une part avec un couloir de service, d^autre part avec des cours où les animaux peuvent sortir à certaines heures de la Journée ; les auges sont placées du côté du couloir et débordent moitié en dodans do la loge, moitié en dehors ; une fermeture mobile basculant autnm' d'un axe lK)riz<»iilal permet de les clore soit intéiieurement pondant la dislril)ulion des rations, soit extérieurement, lorsque les aliments sont veinés dans Tauge et que l'animal mange (fig. 73).

Ces loges sont disposées sur un rang ou sur deux rangs, selon l'importance de l'exploitation.

La disposition des porcheries d*engraissement est 'semblable à celle des porcheries d'élevage , mais on supprime les portes, les animaux ne sortant pas. Le local est en outre plus sombre, la lumière étant un excitant ; on réunit les animaux deux par deux.

pourvue d'une ange A k volet mobile; des portes p, permettant d'entrer dans les loges qui communiquent d'autre part avec des parcs E ; ces parcs ont comme largeur celle de deux loges et eomme profondeur 3", 8*i : une portep' permet d'y entrer pour les nettoyages. Leur sol est formé par un bon pavage on pavés de grès et ils sont entourés d'une prillem for di' Im ^Odr hauteur. Los logos etlescou- \(>\i'< de serviee ont, à Grignun,un snl m lu iqurtage. avec pente du couloir vers l«'s parcs où les urines non absorbées par les lisières s'écoulent au dehors. (Jacules Danguy, Constructions rurales, 1904.)

Fi g. 73. — Porcherie de Grignon.

(Goupo et plan, d'après Jac4|ueë Danguy.)

La parlii! couvcrio coni|ir<'n<l un i oiildir dr sitsk «• (.], de 1"',7() ili* largeur, séparé don logus U, qui oui -Ji iiioUt's en loua sous, ])ar(ii!M cloiaone C\ en boie et en briquoD à plat, de 0>,il d'épaisseur, et de 1»,15 de hauteur. A chaque extrémité du couloir sont les portes P, à deux vantaux dont la partie supérieure présente un gyHtéiiio permettant l'éclairage et Hurtout ra/'i.ition. formé d'une grille un Lois qu'on pont d«''pla<'«'r di-varil «Irs fi'nlrs, d»» manière à h's inasqu»'r plus ou moiîis romplt-li tin ril : ( liii^^is vilrcs mohilos H, complètent le» moyenii d'écluiruge (;l d uératiun. Cha(|Uc loge oHt

PORCS

Les porcs souffrent beaucoup de la chaleur, et la réputation de malpropi^eté faite à ces animaux est injustifiée ; c'est uni-

(juement pour locherrher la fraîcheur que les suidés se vautrent dans leur tmiiier : il sulfil de nielti e à leur disposition d)' 1 eau IVuiche et limpide pour obtenir des animaux très propres.

 chaque porcherie est annexée une ou plusieurs tables pour la préparation des aliments; le transport de la nourriture se fait dans des seaux ou dans de petits wagons roulant sur voie étroite (1).

Le logement sera disposé de façon à laisser assez d*espace à la mère et aux gorets ; le meilleur dispositif comprend une loge de l'sTb à "2 mètres de long sur l«i,80 à 2"',10 de large, conimuni(iuanf avec une petite cour. Un bassin étanche sera placé dan.-» cette cour et contiendra une nappe d eau de 15 à 20 centinièties où les animaux iront se rairaichir en été.

La porcherie sera donc constituée d'une série de loges contiguës et séparées par des cloisons de la hauteur d'un mètre; la cloison antérieure contenant la porte et Tauge est séparée, du mur du fond par un couloir de service d*un mètre de large.

Les verrats sont placés dans les loges situées aux extrémités.

Allaitement. — Les jeunes gorets tetlent à volonté avec une vorai ile qui nécessite la distribution de fortes rations nutritives à la truie laitière. Les conditions de vente des jeunes au sevrage étant réglées par le poids des sujets, il y a tout intérêt à favoriser la sécrétion d'un lait abondant et riche. Les eaux grasses, les pommes de (erre cuites, les buvées de farines bises, le petit-lait, le son, le mais concassé, les topinambours, etc., permettront de réaliser ces conditions; l.e seigle convient peu aux truies laitières ; par contre, l avoine est un aliment apprécié.

Le gland et la châtaigne ayant une action antiiaiteuse

(t) Pour plus de détails, consulter l'article Porcheries de Touvrage très documenté de M. Danguy, Constructions rurales, (Encyclopédie agricole de Wcry, J. B. Baillière, t9ùi,)

Page 1