PRÉSENTÉ A L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'UNION ALLET
TENUE A MONTRÉAI, LE [7 Mars 1872
Monsieur | "Aumônier,
Les chers camarades,
Je regrette vivement l'absence dans une occasion aussi ALLET, que celle de se
e de notre président, importante pour l'UNroN à première assemblée générale, Il appartenait à la grande voix de M
X. Taillefer, de se faire entendre à cette tribune. pour vous faire rapport
de” ‘pérations du bureau de régie, pendant l'année écoulée.
Nul doute qu'il aurait su trouve
r, dans son cœur, de plus nobles paroles que les
miennes, pour louer vos
vertus et pour vous féliciter de l'empressement que vous avez montré aujourd'hui, en venant, en aussi grand nombre, de toutes les parties de la province, vous grouper encore une fois sous les plis de votre drapeau bien aimé.
Nul doute aussi, que sa voix sympathique aurait su trouver de chaleureux accents pour activer la tiédeur et le refroidissement, que les délices du foyer domestique pourraient faire éprouver à quelques uns des membres de l'UNION ALLET, et pour vous rappeler les devoirs d'activité et d'expansion qui doivent être l'âme de notre société.
Puisque la tâche m'incombe, je vais essayer de veas exposer aussi brièvement que possible, les principaux faits qui ont intéressé, dans le cours de cette année, l'existence de l'Union.
Vous trouverez peut-être, Messieurs, que ceux que vous aviez chargés de régir l'UNION ALLET, n'ont pas réalisé toutes les ambitions généreuses que vous étiez en droit de concevoir ; mais je vous ferai remarquer que votre bureau de régie n’a pas pu concentrer avec toute l'efficacité désirable, le concours de tous les membres de l'UNtoN. La dispersion des anciens zouaves-pontificaux canadiens sur la surface de notre pays et même au-delà de ses frontières, les difficultés de communications, et peut-être aussi un peu les influences attiédissantes de la vie sédentaire, ne nous ont pas
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permis d'établir entre nous une organisation forte et régulière, dont les bénéfices se fissent sentir partout sans entraves, et pussent circuler sans peine de la tête jusqu'aux extrémités.
Cette situation ne doit pas nous effrayer, car nous ne sommes, on peut le dire, qu'au début de notre entreprise. Les œuvres destinées à durer marchent lentement ; continuons à diriger nos efforts, pour amener entre nous tous cette grande homogénéité d'action, dont nous avons rapporté de Rome de si précieux éléments, et qui doit être en Canada l'objet de nos désirs les plus sincères. Aussi, faisons-nous ici un appel énergique à tous et à chacun.
En prenant du service dans l'armée de notre bienaimé PIE IX, nous avons engagé notre vie entière à la défense de l'Eglise et de ses droits. Quand les événements nous ont arrachés du service de son drapeau temporel, nous n'avons pas cru être relevés pour cela de nos engagements à servir la cause pontificale dans notre patrie. Le nom bien qualiticatif que nous avons choisi pour notre Société en est la démonstration la plus péremptoire : UNION AzLETr. Ces deux mots, rivés ensemble, sont tout un symbole pour nous. Le premier exprime éloquemment quel doit être l'esprit des membres qui font partie de cette ligue de l’honneur et de la vérité. C'est la camaraderie militaire transportée sur un théâtre plus vaste que celui d'une caserne, mais qui ne doit être ni moins réelle ni moins féconde. Union veut dire, entre nous, l'obligation pour chacun de faire triompher par une intime solidarité d'efforts, l’idée qui nous à fait revêtir à tous le même uniforme,
l'idée que représente avec tant de noblesse et tant de précision pour nous le second mot de notre Société, le mot Allet.
ALLET |! Quel est celui d’entre vous, Messieurs, qui ne sente pas à ce nom, se réveiller en lui tout un monde de souvenirs ? Pour tout zouave du pape, ce nom d’Allet est la plus haute personnification, la plus pure image du dévouement, de la bravoure, de la franchise, de la probité, de l’'abnégation et de cette inébranlable fidélité envers le Saint-Siège, que la vie de notre bien-aimé colonel, illustre par quarante années de service actif. Avouez, Messieurs, que le nom d’Allet, marié ainsi avec le mot Union, forme pour nous le lien le plus fort qui puisse nous maintenir unis, dans l'esprit et les traditions du beau régiment des zouaves pontificaux.
Votre bureau de régie s’est réuni vingt-deux fois depuis la fondation de la société, et a travaillé dans la mesure de ses forces pour le bien de l'œuvre. Nous avons échangé nos constitutions avec la Ligue de Saint- Sébastien, fondée en Angleterre, et nous nous sommes mis en rapport avec la nouvelle organisation des zouaves pontificaux de France, si brillants et si éprouvés dans la dernière guerre européenne, sous le commandement de notre ancien lieutenant-colonel, l'illustre GÉNÉRAL DE CHARETTE. Nous avons également échangé des relations avec les volontaires pontificaux de Rome, qui se sont organisés sous le nom de ‘“Societa dei Reducci,”
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et qui maintiennent d’un cœur si ferme, au milieu des persécutions et des dangers, leur attachement pour le glorieux captif du Vatican, ieur unique Roi. N'oublions pas, Messieurs, que notre premier chef, le ministre des armes de Sa Sainteté, le (GÉNÉRAL KANZLER est au milieu d'eux et qu'il partage avec sa femme et son enfant l’étroite captivité de son maître. Non, Messieurs, l’armée pontificale n’est pas morte, puisque son cœur bat toujours avec le cœur de Pre IX,et que sa tête est restée au Vatican pour revendiquer sa part des angoisses que souffre, en ce moment, l’éternel PE IX.
Votre trésorier se plaint de n'avoir pu recueillir encore toutes les contributions que se sont imposées les membres de l'UNroN, en fondant la société, Si chacun eût versé immédiatement sa première annuité de cotisation, nous aurions eu dès le principe, une somme d'au moins 1500 dollars qui aurait été déposée dans une banque au crédit de P'UNION, et qui ne serait pas ainsi restée improductive. Nous aurions pu, dès lors, faire plus de bien ‘ue nous n'en avons fait : c'est de cette manière que les retards individuels de chaque associé peuvent paralyser les bienfaits généraux de la Société,
M. le trésorier vous rendra ses comptes dans cette séance, Vous remarquerez dans les dépenses une somme de 290 dollars, qui a été employée pour décorer l'Eglise de Notre-Dame, lorsque vous avez voulu faire célébrer,
par une cérémonie religieuse, la mémoire de vos frères de France morts glorieusement à l'ennemi, dans la malheureuse guerre qui à ensanglanté, l'an dernier, notre patrie d’origine. Les zouaves du général de Charette, en montrant ce dont ils étaient capables au feu, ont porté haut l'honneur de l’armée pontificale toute entière, et grâce à vous, le Canada, parmi les peuples catholiques, a pris la tête du mouvement, pour leur donner un éclatant témoignage d’admiration et de respect. Cette cérémonie à laissé, vous le savez, une profonde impression au cœur de notre pays. Les journaux des deux mondes se sont fait l'écho de vos sentiments de camaraderie catholique. M. l'abbé Collin, en prononçant l’oraison funèbre de nos frères d'armes que nous ne reverrons plus, a électrisé par son éloquence entraînante, les vingt mille personnes qui se pressaient dans le temple du Seigneur pour y prier avec nous.
Après cette grande démonstration, l'UNION ALLET a accepté avec reconnaissance la proposition qui lui a été faite par plusieurs de ses membres de donner une soirée dramatique et littéraire. La séance a eu lieu dans l’ancienne église Gosford, le 25 mai dernier, fête de St-Grégoire VIT, patron de UNION. Je ne puis me dispenser de rappeler à votre souvenir le remarquable travail sur les zouaves pontiticaux, dont M. bE Mox- TIGNY, le premier zouave du Canada, a donné lecture, ainsi que l'accueil que nous avons tous fait au
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drapeau que nous avions dû laisser à Rome, mais que M. l'abbé Lussier avait été assez heureux pour retrouver et nous rapporter, quelques jours avant cette fête.
Nous espérons que l'UNION ALLET renouvellera cette affirmation publique de sa vitalité, De pareilles fêtes sont à la fois une occasion de nous retrouver ensemble et un moyen d'inspirer au public intelligent de notre cité, de la sympathie pour notre institution.
A ce sujet, Je dois vous faire part d’une gracieuse invitation qui a été adressée à l'UNION ALLET par les messieurs du Séminaire de Nicolet. CÜes amis dévoués du Saint-Père et de ses zouaves nous ont offert d'aller célébrer dans leur magnifique établissement la fête anniversaire de l'UXIoN. Je ne sais s'il nous sera possible d'organiser cette partie de plaisir, mais de toute manière, l'invitation est aussi flatteuse pour F'UxIoN que la reconnaissance en est vive de la part de tous ses membres, et je me fais sans crainte dans cette asssemblée, l'interprète de vos unanimes remerciements.
Depuis le mois de mai dernier, le bureau à été saisi d'un grand projet qui lui à été soumis par M. le CHANOINE MOREAU, notre digne aumônier.
Monsieur l'aumônier, permettez-moi d'oublier pour un instant votre présence au milieu de nous, afin que Je fasse part à l'UNIoN d’une faible partie du bien que vous avez fait à cette société. Si les zouaves canadiens n'ont pas, dans la ville de Montréal, leur ancien cercle
du Palais Spinola, ce n'est pas que vous ayez négligé les moyens de le leur donner : ni les pas, ni les démarches, ni les supplications, ni les combinaisons n'ont été épargnés pour obtenir ce couronnement à l'œuvre des zouaves.
M. le chanoine Moreau a songé à illustrer son nom en jetant les bases d'un établissement destiné à être le centre des anciens zouauves pontiticaux, et à grouper en même temps la jeunesse de Montréal, dans une intimité de délassements honnêtes et d'émulation au bien. C'est une noble pensée qui mérite d'être soutenue par tous les honnêtes citoyens de notre grande et catholique cité. Depuis dix-sept mois, notre aumônier travaille à ce projet ; espérons qu'il le mènera à bonne fin, car sa réussite est bien faite pour assurer l'avenir de P'UNION ALLET.
L'institution des cercles dans l’armée pontificale, est une des innovations militaires qu'il était destiné au paternel gouvernement de Pre IX et à son intelligent ministre des armes de créer pour ses soldats. Cette innovation à été admirée à Rome par de hautes capacités militaires des divers pays de l’Europe, et elle répondait tout spécialement aux besoins d'une armée aussi une dans son esprit de discipline et de dévouement, que rariée dans les éléments nationaux qui la composaient.
Nous n'avons qu'à faire revivre en notre mémoire, les souvenirs rapportés par chacun de nous de la Ville Eternelle, pour désirer la formation de ce cercle : les longues et rudes étapes, le sac au dos chargé suivant l'ordonnance ; les nuits de garde ; les rigueurs maté-
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tions de service, et toutes les épines du métier de soldat, dont chacun avait sa part, sont autant de délicieux souvenirs qu'il faut souvent se raconter pour éviter un funeste oubli. Mais nous avions alors notre cercle, notre cercle canadien, et c'était, si je puis m'exprimer ainsi, la patrie dela récréation dans la patrie de notre dévouement pour l'Auguste Père de toutes les patries. Aussi, devons-nous faire tous nos efforts pour perpétuer ce centre de repos et de délassement au milieu de nous, et pour y appeler tous les jeunes gens qui partagent nos convictions et notre désir de voir partout s'étendre et s'appliquer les principes dont Rome sera toujours le germe et le foyer. C’est dans ce sens qu'un cercle de la jeunesse catholique de Montréal est une œuvre pleine d'avenir ponr notre pays. À nous l'honneur d'en jeter les premières assises !.
En fait d'œuvres nationales dont les zouaves pontificaux canadiens peuvent réclamer la paternité, je dois vous signaler la Colonie Agricole du Lac Mégantic, qui a voulu marquer sa place sur la carte géographique de notre pays, en donnant à son centre d'activité, qui sera peut-être un jour une ville, le nom si significatif de Proporis. Cette colonie qui n’a qu’un an d'existence et qui à été fondée dans le principe exclusivement par des
1 Dans le cours de l’année 1872-73, grâce à la munificence
de feu M. le commandeur Berthelet, les zouaves fondèrent le ‘“ Casino de Montréal.”
zouaves pontiticaux, est en voie de rapide prospérité. Sa réputation grandit avec le travail de ses fondateurs. De plusieurs points du Canada et même des Etats- Unis, des familles demandent à en faire partie. Plus de 40 colons y fécondent le sol de leurs sueurs, s'y sont établis, y ont installé leur organisation municipale, et leur nombre s'augmenterait rapidement, si, bien des difficultés extérieures n'entravaient le développement de cette jeune colonie.
Nous devons également nous féliciter, mes chers camarades, de ce que plusieurs d’entre vous remplissent avec distinction, diverses positions dans le gouvernement. Faire honneur à notre divise, Aime Dieu et va ton chemin, dans les carrières publiques, c’est apporter à ces carrières des éléments d’assiduité, de patience, d'honnêteté et de dévouement, dont la chose publique n’a que du profit à retirer, et notre société des consolations à recueillir.
C’est avec cet esprit et dans ces sentiments patriotiques qu’un grand nombre de Zouaves Canadiens se sont spontanément offerts au Gouvernement, par mon intermédiaire, pour aller défendre nos frontières contre les Féniens, lors de la dernière invasion, en proposant de s'équiper à leurs frais. Je ne me berce pas d’une confiance illusoire en affirmant, que si jamais le pays devait prendre les armes pour maintenir l'intégrité de son honneur national, on verrait les zouaves pontificaux
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donner à tous l'exemple de l'élan, du sang-froid, de la discipline et de l'esprit de corps. Ce qu'ils ont rapporté de Rome, en fait d'habitudes militaires et de pratique du métier des armes, devrait rendre alors de grands services à la patrie. La Providence disposera de nous comme elle l'entendra, mais je suis sûr que nous l'aiderons tous d’un commun accord et dans toutes les circonstances,.
Il est de mon devoir d'attirer votre attention sur l'ex-voto que vous avez promis à Notre-Dame de Bonsecours en reconnaissance du danger d'un affreux naufrage, dont vous avez été préservés par la protection de la Ste-Vierge, lors de votre triste et douloureux rapatriement à bord du steamer ‘“Zdaho”. Déjà des ex-voto, témoignages particuliers de cette protection, ont été déposés par quelques-uns d’entre vous, dans la chapelle de Notre-Dame de Pitié et dans l'église de Terrebonne.
La cérémonie qui a eu lieu à ce sujet dans cette dernière localité, a été très touchante, et laissera à ceux de nos camarades qui ont pu y assister, le meilleur souvenir de l’hospitalité, franche et gaie, avec laquelle ils ont été reçus à Terrebonne en cette occasion,
Il ne faut pas attendre davantage, pour accomplir le vœu que vous avez fait à Notre-Dame de Bonsecours. Hâtez-vous de suspendre à la voûte de son temple, fondé
| par nos ancêtres, au bord de notre beaux fleuve, pour
constituer Marie gardienne de notre navigation inté-
rieure, un témoignage sensible de votre piété et de votre reconnaissance, Les difficultés de s'entendre sur le choix de l’objet qui doit témoigner de votre gratitude, et de recueillir toutes les souscriptions de ceux qui avaient fait ce vœu à la madone, ont motivé ce retard, mais tout nous fait espérer que dans le courant du mois de Marie prochain, cette promesse sera dignement remplie”.
Votre bureau de régie a été assez heureux pour accorder divers secours pécuniaires, à des membres de UNION ALLET, malheureusement tombés dans la détresse, M. le trésorier vous en indiquera le détail, tout en conservant la discrétion qui doit toujours voiler les bonnes œuvres. Il ne faut pas oublier que cette assistance fraternelle est un des principaux buts de notre sociét :, et, ainsi que je vous le disais au commencement de ce rapport, ce point de vue doit nous engager d’une manière toute particulière à payer exactement nos contributions arriérées ; c'est le moyen de donner plus d'extension à cette partie si fondamentale de notre institution.
L'UNION ALLET à fait une acquisition que vous apprécierez tous, dans la personne de M. Pauz Dr MaziJAy. Son nom est bien connu dans toute l’armée
1 Ce vœu fut accompli, six mois après cet appel, Les zouaves suspendirent à la voûte de l'Eglise Notre-Dame de Bonsecours un superbe navire en argent, formant lampe de chœur, et portant à sa poupe le nom d’“/daho”. Depuis, une lampe brûle continuellement dans cet Ex-voto.
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du Saint-Père, où il joignait à son grade d'officier aux zouaves, les fonctions d'aide-de-cump du général Kanzler; brillante attestation pour lui d'une haute et honorable confiance, M. de Malijay, dès son arrivée dans notre ville, s'est empressé de demander à être admis comme membre actif de l'UNION ALLET, et votre bureau de régie à souscrit de grand cœur à ce désir. Nous espérons que votre zèle pour l'avenir de notre société sera stimulé par l'intérêt que lui témoigne ainsi un vétéran des zouaves pontificaux, que sa position de famille, ses connaissances, et ses relations avec Îles personnages les plus haut placés de l'ancien monde, nous font souhaiter de conserver au milieu de nous, Espérons voir M. de Malijay prolonger le plus longtemps possible son séjour parmi nous, et même échanger notre hospitalité canadienne, contre une heureuse et cordiale naturalisation,
Je termine, messieurs, ce rapport déjà trop long, par la même pensée que j'ai émise en le commençant : Soyons unis et nous serons forts.” Considérez le travail qui se fait tous les jours dans la nature, et vous serez pénétrés de la vérité de ce vieux proverbe. Tous ces petits filets d'eau qui sillonnent le sol de notre pays, ne se réunissent-ils pas pour former des ruisseaux, et ces ruisseaux en se fusionnant eux-mêmes, n'arrivent-ils pas à créer ces magnifiques fleuves qui sont l’orgueil et la prospérité du Canada ? Prenons donc exemple sur
cette œuvre du Créateur. Notre association compte déjà cinq cents membres, tous jeunes, vigoureux, imbus des mêmes idées, pénétrés des mêmes principes, et ayant apporté de Rome l'état de service de ces idées et la bénédiction apostolique de ces principes, Ne désagrégeons done pas nos forces, ne laissors pas stagnantes les eaux vives de nos convictions ; au contraire, unissons nos efforts, et nous formerons un fleuve fertilisateur et prodigue en richesses morales au cœur de notre patrie. Ce qu'un peuple divisé ne peut faire, cinq cents zouaves pontiticaux unis sauront l'accomplir.
Le jour n'est pas éloigné peut être, où le cri de * Dieu le reut.”" se fera entendre de nouveau, et plus retentissant que jamais dans l'univers catholique. Nous traversons une période de transformation sensible, et les outrages prodigués à la papauté, ont révolté les âmes honnêtes des deux mondes, contre les ignobles attaques d'une soldatesque révolutionnaire. Pre FX, le saint captif du Vatican, souffre en ce moment pour l'Eglise et pour les nations. TFenons-nous done prêts. Ni la voix de Pre IX nous appelle, nous reprendrons tous, n'est-ce pas, notre bâton de soldats-pèlerins pour nous acheminer vers Rome, voler à la délivrance du père des tidèles 7 Nous irons encore une fois nous grouper sous la houlette du successeur de Pierre, qui sera toujours pour nous le sceptre du commandement du Pape, Pontife et Roi ! Le Saint-Père, le grand pape Pre IX, le seul qui ait vu ies années de Pierre, ne nous
a-t-il pas dit dans une audience, à jamais mémorable dans nos mémoires, * que le salut de la Papauté lui viendrait d'Amérique ? ” Qui suit si cette prophétie ne
compte x. imbus cipes, el , idées et
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se réalisera pas à la lettre ? Ne pouvons-nous pas dire déjà, avec une humble fierté, que nous avons été la jeune avant-garde du Nouveau-Monde dans la défense armée de Ja papauté ?
Organisons-nous donc sur des bâses solides et durables; travaillons de concert avec nos frères d'Europe, d'Afrique et d'Asie à la défense de l'Eglise et de ses droits. Portons Haut l'honneur de zouave pontitical, et maintenons nous unis en Canada, par les souvenirs et par les enseignements de l’armée pontiticale et de la cause pontificale.
Soyons fidèles, pendant l'année qui commence, à la belle devise “ Aîme Dieu et va ton chemin” ; grouponsnous en rangs serrés autour du drapeau sur lequel elle est inscrite, et efforçons nous chacun dans notre sphère, de faire triompher notre programme.