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“qu'il se dégage une haute importance, une manifes- “ tation de sentiments singulièrement éloquents, de ces “ témoignages universels qui convergent en ce moment “ vers le Vicaire de Jésus-Christ. De tous les points “ de la terre, les regards sont tournés vers le Siège # Apostolique, et d'innombrables multitudes, comme # vous, chers fils, rendent à Jésus-Christ le témoignage “ éclatant de leur foi, en proclamant, par le fait même, “ quelle force salutaire réside dans le Pontificat Romain. “ Toutes les classes de personnes, dans toutes les parties “ de l'univers, en particulier ou collectivement, multi- “ plient à l'envi les hommages de la piété filiale, les “ preuves manifestes de leur indissoluble dévotion et « de leur lumineuse confiance envers le Chef de l'Église. # En cela éclatent admirablement la bonté et la puis- “ sance de Dieu, qui, dans les desseins de Sa providence, “tire du mal lui-même une ample moisson de bien, et “aussi le caractère divin de l'origine et de la vie de “ l'Église, et l'esprit divin qui la gouverne, unissant par “ un seul et même lien les fidèles entre eux, et tous au “ Pasteur suprême.
“Il faut demander à Dieu que, par Sa grâce toute “ puissante, Il étende de plus en plus ce grand et con- “ solant mouvement des esprits, qui doit protiter non “ seulement à l'Église, mais aussi aux gouvernements, ‘aux nations, à tous les hommes ; demandons à Dieu “ qu'Il les incline à laisser appliquer le remède à leurs “ maux, à cesser de s'opposer à ce que cette efficacité “salutaire, dont l'Église Catholique est divinement ‘ douée, s'exerce de plus en plus amplement dans toute “ Ja vie privée et publique.
Roger nR Sp arme orme Se NE
“ Continuez donc, chers fils, avec un redoublement “ de confiance et de courage. à vous dévouer à tout ce “ qui est bon. Demeurez fidèle à Dieu, à Son Vicaire, “A son Église. Conservez inviolablement dans vos ‘âmes les lumières de la Foi et de la morale chré- “tienne ; qu'elles soient la règle de tous vos actes, et “ elles seront la consolation, la force et l'honneur de “votre vie. Dieu vous assistera volontiers, en tout “temps, et, avec Son aide, vous recueillerez les fruits “ de votre généreuse persévérance. Comme gage des “ célestes faveurs et en témoignage de notre parti- “ culière affection, chers fils, la bénédiction que vous “êtes venus demanñuer au Pape, Nous |’ rdons de “toute l’effusion de Notre cœur à vous, à vos patries, “à vos familles, à vos amis, à vos coopérateurs, aux “ distingués artistes dont vous Nous avez ottert les “ouvrages, ?
Léon XIII prit dans Ses mains les cadeaux que nous
Lui présentions au nom, non seulement des personnes
honorées de distinctions par le Saint-Siège, mais aussi de beaucoup de catholiques qui s’associèrent à notre œuvre, entr'autres de beaucoup de Canadiens et de membres de l'Union Allet, présidée pendant ce Jubilé, avec tant de distinction, par mon excellent ami le lieutenant colonel Hughes.
Nous présentâmes une croix papale à trois branches, en or fin, enrichie de pierres précieuses, de près de sept pieds de hauteur ; une grande coupe en faïence, richement décorée et contenant, outre les cinq croix des ordres pontificaux, toute l’histoire de la vie si laborieuse du Saïint-Père. C’est une pièce de céramique de grande
ublement à tout ce 1 Vicaire, dans vos ale chréactes, et nneur de , en tout les fruits gage des tre partique vous ordons de »s patries, eurs, aux oftert les
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valeur. Nous présentâmes aussi au Souverain Pontife, une adresse enluminée, sur parchemin, au nom de tous les participants à cette œuvre de dévotion.
Le Canada catholique à répondu généreusement à notre appel. J'ai été heureux de pouvoir dire à Rome que le comité international avait l'honneur de compter au nombre de ses souscripteurs, les personnes suivantes, que d’ailleurs l’on trouve toujours au premier rang, lorsqu'il y a une œuvre patriotique ou de dévouement à accomplir.
L'Union Allet (zouaves pontiticaux canadiens). 1000 frs L'honorable M. J. A. Chapleau. . . . . 1000 * L'honorable comte Mercier. . . . . . 1000 * L'honorable Sir À, P., Caron. . . . . . 500 * L'honorable J. A, Ouimet. . . . . . 500 L'honorable Sir Hector Langevin . . . . 125 “ L'honorable juge Taschereau, de Québec. . 150 “ L'honorable juge Taschereau, de la Cour Suprême, Ottawa. . . . . . . . 125 Sa Grâce Monseigneur Duhamel, Archevêque TOMAWE 5 24 6 À 14 Le mé #6 cn a 00 Alfred Larocque, jr. . . . . . . . 100 “ Char As. Vallé6:. 5. 4.4 va ce 2.4 47100 Anatole Desforges . . . . . . . . 100 “ Lidl PORQOR:s ee à 4 dé ce où & + AO
Dr Ephrem Chapleau . . . . . . . 125 “ LOUIS EL TOR + 4 24 ns he en, 4. 126 Dr OI. Robitaille . . . . . . . . . 50 U. E. Archambault . . . . . . . ,. 25%
Alphonse Desjardins M. P.. . . . . 50 “
M.J. Alfred Prendergast . . . . . 90 frs Clément Vincelette .. . . . . . : . 20 Adolphe Roy. . . . . . : x. 20°"
Ces noms figureront dans le “ Livre d'Or” que le comité fait préparer dans ce moment : Ce serale Méuo- RIAL de notre œuvre.
J'ai reçu en outre une quantité de lettres de compatriotes distingués, nous assurant de leurs vives sympa-
thies et expliquant qu'ayant part déjà à des souscriptions particulières, où faisant directement au Saint- Père leurs offrandes, ils ne pouvaient pas s'associer à notre œuvre, De toutes ces lettres du Canada, celle qui a le plus vivement impressionné le comité était certainement la lettre écrite pur M. Oct. Cossette, de Valleyfield, ancien zouave pontitical. M. Cossette, poussé par un sentiment d'une extrême délicatesse, adressa au comité trois pierres fines destinées à être serties dans la croix papale que le comité devait ottrir au Souverain Pontife, au nom de la Chevalerie Pontiticale.
Malheureusement, ce chef-d'œuvre de l’orfèvrerie française était terminé et déjà déposé à la Nonciature de Paris, quand l'envoi de notre ami Cossette nous parvint. M.le vicomte de Poli, notre distingué président, s'est chargé de trouver une destination à ces pierreries, en harmonie avec les idées chevaleresques et élevées du donateur.
Quel homme que ce Pape, mon cher docteur ! Dans une soutane blanche. trop ample pour son maigre corps, les mains emprisonnées à moitié dans des mitaines blanches et la tête couverte d’une calotte blanche, pâle,
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la peau blanche, diaphane, exsangue, mais souriant avec une douceur ineffable : tel nous est apparu le Saint-Père. Prosterné aux pieds de Léon XTIT, on est obstinément et malgré soi attiré par trois points lumineux, par trois éclairs si vous voulez, qui se dégagent, ou que lance plutôt la personne du Saint-Père : Ses yeux, sa croix pectorale en brillants et son anneau pastoral.
Je n'ai jamais vu d'yeux aussi noirs, aussi vifs, aussi parlants que les yeux du Souverain Pontife.
Lors de notre audience, Léon XIIT portait au cou, une croix en diamants lançant mille feux, et au doigt, un anneau semblable, cadeaux d’un souverain, Eh bien ! Ses yeux, suivant les sentiments agitant le Saint Père, brillaient encore plus que les diamants de sa croix pectorale et de sa bague. Nous sortîimes de cette audience mémorable avec une ‘“ flamme au cœur.”
J'ai eu le plaisir de rencontrer au Vatican, dans l'antichambre du Saint-Père, le comte Gazzoli, de service ce jour-là, comme Garde-noble. Le comte s'est informé de plusieurs personnes de Montréal et de Québec, dont il reçut des marques de sympathies, lorsqu'il vint au Canada porter la calotte cardinalice à Son Eminence le Cardinal archevêque de Québec.
Je suis étonné de voir la force et l'énergie extraordinaires déployée, par le Souverain Pontife et son entourage, Du matin au soir, les audiences se succèdent et sont accordées à des personnes, venant des quatre coins de l'univers et parlant toutes les langues. C’est une corvée incroyable à laquelle des hommes, jeunes encore, se soumettraient difficilement. Le Saint Père, qui n'est déjà pas libre de sortir du Vatican, ne se con-
sidère même pas libre de refuser de recevoir les milliers de pèlerins affluant de toutes parts. On doit donc se rendre à l'évidence, et reconnaître qu'il faut des grâces d'état, pour permettre à un aussi saint vieillard de résister à des efforts physiques capables, dans des circonstances ordinaires, d'abattre les hommes les plus vigoureux,
Nos offrandes sont exposées maintenant et le seront jusqu'à la clôture de l'exposition vaticane, dans le musée réservé aux cadeaux des souverains, J'ai vu dans cette pièce, ne contenant que des trésors inappréciables, le Missel présenté au Saint-Père, par le gouvernement Provincial de Québec, accompagné d'un bijou d'adresse, le tout contenu dans un élégant écrin de satin et de velours blancs. Ce cadeau, fort apprécié, comme provenant de ministres d'une province catholique, dépendant d'une métropole protestante, est exposé entre une mitre enrichie de pierres précieuses, don de l'Empereur d'Allemagne, et un reliquaire en diamants, don d’une autre tête couronnée. Très flatteur pour notre petite province, qui vraiment est beaucoup mieux appréciée à l'étranger, que par un bon nombre de nos propres nationaux.
Vous ne sauriez croire combien notre petit peuple “anadien-français est connu et estimé par la Cour Pontiticale. J'ai eu l'honneur, après notre audience, d'aller présenter mes hommages à plusieurs princes de
l'Eglise et à d'autres grands personnages, vivant dans l'intimité de Sa Sainteté, Partout, après ma présentation faite, les augustes personnes chez qui j'avais p Le | L .
l'honneur d'être reçu, me parlaient du Canada avec çu;
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pleine connaissance de cause. Leurs Éminences les curdinaux Rampolla, secrétaire d'État, et Ledochowsky, archi-chancelier des ordres équestres pontiticaux, daignèrent surtout s'entretenir avec moi de notre chère province de Québec. Le cardinal Ledochowsky a lu une quantité d'ouvrages publiés sur le Canada, entreautres tous les livres de M. Rameau.
Je ne trouvais, après tout, rien de bien étonnant à ce que les présidents des congrégations romaines nous connussent à fond ; nous avons pris, à nous seuls, autant de leur temps, en les saisissant de toutes nos querelles de clochers, de diocèses, de questions politiques, etc., que la moitié au moins de l'Europe. Ileureusement ces temps-là sont passés, et la paix commence, dit-on, à régner sur les bords arrosés par le majestueux Saint- Laurent, qui paraît se soucier des misères que nous nous créons à plaisir, autant que les poissons qui nagent dans ses eaux paraissent se soucier des plus belles pommes du Canada.
J'ai eu le plaisir de serrer la main à mon vaillant camarade, le père Paquet, que j'ai trouvé un matin, montant la garde, au pied de la Scala Regia, en grande tenue de gendarme : habit bleu à boutons d'argent, baudrier de buftle blanc supportant le sabre de cavalerie, épaulettes d'argent, et grand bonnet à poil avec plumet rouge sur le côté, culotte de peau blanche, collante, bottes, éperons. Il était vraiment superbe ! Sa tenue était flambante neuve et arrivait de Paris, m'a-t-il dit. Pour l'exposition, le cardinal secrétaire d'Etat a fait des frais et a commandé à Paris la grande tenue des grands jours des plus beaux gendarmes de la garde
finpériale. Aussi, faut les voir, avec leurs bonnets à poil d'au moins deux pieds et demi de hauteur, Le père Paquet à l'air d’un vieux grognard du premier empire, et fier ! Ce cher camarade sert le Pape comme gendarme, depuis onze ans déjà ; ils'est beaucoup informé de tous les zouaves Canadiens, et de son ami Churles Vallée spécialement.
J'ai eu le grand plaisir de rencontrer sur la ‘ via Nazionale” le lendemain riême de notre audience au Vatican, le Savantissime Abbé Tanguay, à qui Sa Sainteté vient m'a-t-on dit, de conférer la dignité très recherchée et fort appréciée de Prélat de sa maison, donnant droit au titre de Monsignor.
J'ai présenté le docte abbé aux membres de notre députation. Mgr Tanguay est venu nous voir à l’hôtel d'Angleterre où nous étions descendus. M. le vicomte de Poli, pour qui larmorial de France n'a pas de secret et lillustre auteur du Dictionnaire généalogique «es famille ‘'anadiennes, nous émerveillèrent par leurs savantes dissertations sur les origines de nos ancêtres,
Pendant une de ces visites, entre deux discussions historiques sur les premiers temps de lu colonie, j'inondai de joie le cœvr du savant historiographe canadien, en lui apprenant la découverte que j'avais faite à Paris, de la Correspondance ” et du Journal des Campagnes du chevalier de Lévis, depuis duc de Lévis et maréchal de France, pieusement conservée par son arrière petit fils,
mais dont l'existence est
M. le comte de Nicoay, absolument ignorée en dehors de sa famille.
C'est en aidant mon distingué camarade Philippe
Hébert dans ses recherches d’un portrait authentique
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du chevalier de Lévis, pour lui permettre de terminer la statue de ce grand capitaine, destinée à la chambre des députés de Québec, que nous trouvâmes, et Île portrait et la correspondance,
Le vaillant député de la Vendée, M. de Baudry d'Asson, est l'obligeunce personnitiée, Je lui avais fait part des difficultés qu'éprouvait Hébert de trouver un portrait du due de Lévis. M. de Baudry d'Asson nous présenta au comte de Lévis-Mirepoix, député de L'Orne, appartenant à la branche ainée de cette illustre famille,
M. de Lévis-Mirepoix nous apprit que le portrait authentique du chevalier de Lévis, se trouvait chez son cousin, M. le comte de Nicolay,arrière-petit-fils du grand héros canadien. [nous remit gracieusement une lettre pour M. de Nicolay, qui tit à Hébert un accueil charmant et fut fort flatté d'apprendre que le gouvernement de Québec faisait élever une statue à son arrièregrand-père,
M. de Nicolay nous apprit à son tour qu'il avait hérité de reliques bien précieuses de son wieul, entre autres de onze volumes comprenant ses Correspondances et son Journal des Campagnes. I nous les tit voir, superben, ur reliés.
Convaineu de Fimportance que le gouvernement de Québec attacherait à la découverte, faite aussi fortuitement, de pareils trésors historiques, restés ignorés des gens de lettres que les cabinets d'Ottawa et de Québec avaient déjà dépêchés à Paris pour faire des recherches dans les archives de Etat, je fus heureux d'en révéler l'existence à Pabbé Tanguay, à ce bénédictin moderne
aussi savant que modeste, atin qu'il attachât son nom à leur publication.
L'abbé était en visite chez son filieul, à Rome ; — Excusez du peu, ce filleul, le comte N... est le propre neveu du Pape Léon XIIT, s'il vous plait.—L'abbé me remercia chaleureusement de cette communication, et
m'informa qu'il allait hâter son retour à Paris pour se
faire présenter à M. le comte de Nicolay, et en obtenir l'autorisation de copier ces précieux manuscrits et de les faire imprimer, sous le haut patronage du nement,
gouver- Je l’attends à Paris dans trois où quatre jours— Hébert présentera Mer Tanguay au comte de Nicolay, dès son arrivée !, J'ai aussi eu le plaisir de passer quelques jours dans la ville aux Sept Collines, avec un autre ami du Canada,
1 Morsignor Tanguay revint à Paris quinze jours après nous. Je lui appris une fâcheuse nouvelle. Dans l'intervalle j'avais eu l'honneur d'offrir à déjeuner, au Lyon d'Or, à M. l'abbé Casgrain, de passage à Paris. Au dessert, j'iaformai l'auteur du ‘“ Voyage au Pays d'Evangéline ” de la grande joie dont j'avais inonde Mgr Tanguay, en lui révélant l'existence de ces trésors historiques.
M. l'abbé Casgrain ne pouvait croire qu'une pareille mine eut échappé à ses laborieuses recherches, Il me pria de le présenter à M. de Nicolav. Je me retranchai derrière ma parole engagée à Mgr Tanguay.
M. l'abbé Casgrain dont l'activité est proverbiale, me déclara que mes renseignements lui suflisaient pour se procurer ces précieux manuscrits, avant le retour de Rome de Mgr Tanguay. Quatre jours après, l'abbé m'apprit triomphalement qu'il était dans la place.
on nom M. Paul de Malijay, qui habite Rome. tous les hivers, pendant trois mois. M.de Malijay était très attecté Ome ; — de la mort du général Kanzler, survenue quelques propre abbé me
ation, et
jours avant mon arrivée à Rome ; Malijay m'a remis quelques portraits du général Kanzler. IT y en à un pour vous, un pour Larocque, un pour le Père Garceau, un pour messire Moreau, un pour de Montigny.
Madame la baronne Kanzler à prié Malijay de vous les
pour se obtenir its et de faire parvenir avec une lettre de faire part pour madame
gouver-
Mount, qu'elle a connue à Rome en 1877. Vous trouverez ces précieux souvenirs sous ce pli Vous devriez engager le bureau de l'Union Allet à faire célébrer par un aumônier, où par le Père Garceau, un service
solennel pour le repos de l'âme de notre ancien chef:
jours—
Nicolay,
urs dans ii qui nous aimait beaucoup. J'ai été cruellement attecté Canada, par cette mort. Le général Kanzler m'avait accueilli
avec tant d'affabilité à chacun de mes voyages à Rome.
ès HOUS. Je m'étais fait une fête de revoir ce grand serviteur
j'avais eu nhé Casuteur du nt j'avais 28 trésors
de l'Église, fidèle jusqu'à la mort, Il mourut au Vatican.
Vous ne reconnaîtriez certainement pas la Rome. dont nous avons si souvent parlé, mon cher docteur, Vous ne pouvez pas vous figurer le bouleversement et le remue-ménage que les Piémontais, les Siciliens.
mine eut ies Napoitains, entin tous les “ buzzurri,” ont opérés
présenter dans la Ville Eternelle. On a construit partout d'une engagee manière incroyable, On avait commencé des quartiers
nouveaux entre le Quirinal et la gare, mais depuis : deciara
urer ces 'anguay.
u'il était
quelques années on à choisi le Vatican comme objectif,
et savez-vous ce que l'on à fait ? On a éle,.é avec des
terres rapportées, le niveau du terrain de la campagne romaine, tout autou, du Vatican et derrière le Fort
Saint-Ange ; Ainsi l'on ne voit plus que la coupole du
fort, émergeant du niveau des terrains ‘oisins, élevés jusqu'à la hauteur des parapets du mausoie d'Adrien.
Toute cette campagne, au-dessus de laquelle nous avons monté si souvent la garde et qui nous paraissait si mélancolique du haut des bastions Saint-Pierre et Saint-Paul, est aujourd'hui couverte de hautes constructions, dont les croisées ont vue sur les jardins du Vatican. Le Saint-Père qui n’était plus chez Lui dans Rome, n'est même plus chez Lui dans Son jardin. La révolution et les loges ont certainement présidé à cette transformation infernale, et à ce voisinage, interdisant forcément au Saïint-Père, même une promenade intime dans Son Sagro ritiro.
Je vous prie, mon cher ami, d'être mon interprète auprès des membres de l'Union Allet et de tous mes chers camarades pour les assurer de ma toujours vive affection et de mon entier dévouement.
J'ai l'honneur de voir quelquefois notre illustre général. M. de Charette ne manque pas dans ces occasions de s'entretenir de ses zouaves canadiens. Nous tenons une grande place dans son cœur, J'ai aussi rencontré notre vaillant capitaine de Kermôüal, lors de son passage à Paris, en route pour Rome, et à son retour, en route pour Saint-Brieuc, où il habite. Lui aussi a conservé le meilleur souvenir de ses Canadiens et nous aime beaucoup. Je crois ou plutôt je suis convaincu que nous le lui rendons bien.
Faites mes amitiés à tous les camarades et remerciezles bien du grand honneur qu'ils ont daigné me faire
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