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jouir de leurs réparties, de leurs étonnements naïfs et de leurs joies pures. C’est là qu'il apparaissait dans toute sa bonté, donnant des leçons de choses mises à la portée des intelligences de ses jeunes interlocuteurs.
Monsieur Achintre, comme nous venons de le dire respectait toutes les convictions de ses amis. Il prenait souvent plaisir à répéter que les zouaves pontificaux canadiens, avaient écrit une belle page de l'histoire contemporaine et avaient éloquemment prouvé que le sang français n'avait pas dégénéré. Habitant un pays catholique, quoiqu'il ne parut pratiquer ostensiblement aucun culte, il respecta toujours les croyances religieuses de ceux qui l’entouraient. Personne plus qu'Achintre n'exerça la charité chrétienne dans toute sa pureté — “Ne jamais faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qui nous fût fait à nous-mêmes.” Aussi Dieu le récon:pensa-t-il sur son lit de douleur.
Un des prêtres les plus distingués de cette admirable maison de Saint-Sulpice, qu'Achintre tenait en très grande estime, et dont il aimait à vanter l’œuvre civilisatrice en Canada, monsieur l'abbé Sorin, entreprit de réchauffer la religion attiédie de notre ami. Le travail fut facile ; M. l'abbé Sorin lui fit trois visites, puis attendit. Achintre fit prier lui-même M. Sorin de lui faire une quatrième visite et là, il se confessa, communia et reçut l'extrême onction.
Dans les quatre jours qui suivirent ce grand événement, Achintre exprimait à ses amis, la joie et le contentement qu'il éprouvait d'avoir fait sa paix avec l'Eglise. Il disait à l'honorable M. Chapleau qui alla lui serrer la main mercredi dernier, quelques heures
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