‹ Zouaviana, étape de vingt-cinq ans, 1868-1893 [microforme]Chapitre 65 sur 108 · NE + PAR A NI RUES · texte numérisé non relu

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La Suisse à déjà employé ce moyen et des financiers philanthropes français l'ont aussi pratiqué avec succès.

Ne croyez-vous pas que ce serait plus “ manly” de descendre une fois pour toutes dans l'arène et de véritablement chercher à sauver sa province par des moyens pratiques, plu ôt que de masquer son impuissance où son manque de courage, en accusant, comme on le fait toujours, ses devanciers, de faits accomplis, successivement par tous les ministères, depuis vingt ans ?

Des partisans du pouvoir, quand même, s'objecteront, parce que la création de nouveaux impôts est impopulaire. Des politiciens cherchant à flatter le peuple soulèveront des objections. Mais des hommes consciencieux comme le parlement de Québec en compte et chez qui le patriotisme domine l'esprit de parti, accompliront leur devoir jusqu'au bout, “ qui qu'en grogne.”

Le ministère qui aura le courage d'attacher son nom à cette réforme aura bien mérité de la patrie, et de ses successeurs en office, je vous prie de le croire.

Aujourd'hui, quand le trésorier de Québec à encaissé le subside fédéral, le produit de la vente des bois et des terres de la Couronne, le coût des licences des débitants de boissons, les timbres judiciaires, les patentes des sociétés financières et quelques menues recettes, il est bien près ‘lu bout de son rouleau.

Depuis ,ingt ans, en fait de fiscalité, le gouvernement de Québec n'a été qu'un simple petit rentier du gouvernement fédéral ; pour augmenter le revenu de quatre-vingts cents per capita qu'il touche de son principal, il s'est fait tout bonnement marchand de coupes de bois et de licences d'auberges. De système fiscal ?

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