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C’est une opinion assez volontiers admise que celle qui consiste à croire que Cayenne — dont le nom sonne si lugubrement — est presque exclusivement un lieu de déportation où l’on ne rencontre que forçais et gardes-chiourme.
Il en était peut-être ainsi il y a quelques vingt ans, alors que la capitale de la Guyane française n’avait pas acquis l’essor commercial que lui a donné depuis le trafic de l’or, dû au voisinage de ses placers, mais aujourd’hui Cayenne est une petite ville coquette, comprenant une dizaine de mille d’habitants, tant indigènes qu’Européens, parmi lesquels les transportés ne comptent que pour un nombre infime.
J’en ai déjà dit la raison :
Depuis 1898, les libérés frappés d’interdiction de séjour, en vertu d’un décret du Gouverneur, en application de l’article 49 de la loi du 27 mai 1885, votée en remplacement de la surveillance de la haute police, ne sont pas autorisés à résider dans la ville.
Considérant que la Guyane était souillée par la transportation et que la présence des forçats parmi la population constituait un danger public, les assemblées élues se sont efforcées d’en débarrasser la ville et de concentrer au Maroni tous ceux qui, n’ayant point fait preuve de travail suivi et de bonne conduite, ne représentaient point une utilité pour le pays.
On a notifié aux libérés l’interdiction de séjour dont ils étaient frappés et réduit le chiffre des condamnés du pénitencier-dépôt de Cayenne ; le maire a donné à la police des ordres formels pour que les corvées des transportés employés par l’administration pénitentiaire, ou par les autres services publics, suivissent un itinéraire presque extra-urbain, afin de les empêcher de circuler dans les voies principales ; enfin, M. Ursleur, après avoir convaincu ses électeurs que la présence des transportés, même libérés, nuisait à la prospérité de la colonie, a été élu député sur la promesse qu’il les débarrasserait de la transportation.
En 1899, si l’œuvre de concentration au Maroni n’était point encore accomplie, cela tenait à la lenteur toute administrative avec laquelle se poursuivaient les travaux d’aménagement des nouveaux centres pénitenciers, mais l’effectif des condamnés présents dans la capitale de la Guyane n’était plus, à part quelques libérés, que de trois cents forçats, relégués dans un pénitencier situé sur le bord de la mer, à un kilomètre environ de la ville, et aucun d’eux n’était occupé chez des particuliers ou dans des services publics.
Les Cayennais semblent oublier que, si leur cité est aujourd’hui habitable, si des routes et des chemins praticables y ont été percés, si des places et des rues y ont été tracées, des jardins plantés, des habitations construites, c’est par le labeur exclusif des transportés.
Ils oublient que certaines routes, comme celle qui conduit de Cayenne à Rémyr, ont été tracées dans un sol tellement infecté de malaria que les hommes y tombaient comme sous la mitraille et qu’il est resté légendaire que chacun de ses kilomètres a coûté la vie à plus de mille forçats !
Ils oublient encore que la paresse, l’inhabileté des noirs et créoles, les rendent incapables de remplacer les ouvriers intelligents et actifs que sont, en général, les Européens.
Autrefois, la transportation fournissait à Cayenne presque toute la main-d’œuvre dans les services publics ; les ouvriers d’art étaient employés à la construction et à la réfection des bâtiments, des corvées sillonnaient les routes et les rues et se chargeaient des travaux de la voirie. Autrefois les particuliers pouvaient avoir à leur service des engagés qu’ils employaient aux travaux les plus divers, mais particulièrement à la culture et au jardinage auxquels n’entend rien la population de couleur.
Pas un radis, pas un pied de salade ne se consommait qui n’eût été planté et soigné par les forçats.
C’était encore au travail des forçats fournis en cession par l’administration pénitentiaire, qu’était due la pleine prospérité d’immenses plantations de café, de cacao, de poivre et autres produits guyanais, comme celle que possède M. Félix Potin, à Pacot, à quelques kilomètres de la ville.
Il y avait, par semaine, dans cette seule propriété, jusqu’à cent journées de travail fournies par eux.
Les nouveaux règlements ne tardèrent pas à donner d’édifiants résultats.
Il n’y avait pas quinze jours que Cayenne était privée de la main-d’œuvre pénale, que déjà les rues devenaient impraticables.
Avec la prodigieuse rapidité de développement que la végétation acquiert sous les tropiques, les broussailles poussaient dans la ville comme au temps où son emplacement était encore inculte. La nature reprenait ses droits et menaçait de tout envahir. La place des Palmistes, gloire des habitants, devenait une véritable forêt vierge. Quant au service de la voirie, je laisse à penser, par comparaison, dans quel état de marasme il se trouvait !
Pour remédier à l’envahissement des herbes, la municipalité ne trouva à embaucher, en remplacement des forçats, que quelques coolies hindous, derniers vestiges des huit mille trois cent soixante-douze coolies amenés à la Guyane en 1856.
Pour entretenir leurs plantations, les colons furent obligés d’avoir recours à des nègres anglais, pour la plupart… évadés des bagnes de Sainte-Lucie.
Quant à l’enlèvement des immondices, on en laissa le soin aux urubus.
Ces urubus sont des vautours de petite taille que les transportés ont surnommé « les charognards ». Personne ne connaît leur histoire, et chacun la raconte à sa façon. On les dit originaires de Chine. Un navigateur inconnu les aurait apportés à la Guyane à une date que l’on ne peut fixer.
Quand vient la nuit, ils se perchent sur les toits des maisons ou bien au faîte des arbres élevés. Dès la pointe du jour, ils s’abattent par nuées dans les rues, et s’y promènent majestueusement, fouillant du bec les tas d’ordures, à la recherche de tout ce qui peut satisfaire leur voracité.
Protégés par les lois, tels des animaux sacrés, ils sont devenus peu farouches, et c’est à peine s’ils se dérangent à l’approche du passant.
Constantinople a ses chiens ; Cayenne a ses vautours.
C’est à ces agents sanitaires ailés que la ville dut de ne pas être ravagée par le choléra.
L’œuvre de concentration au Maroni ne s’en poursuivit pas moins.
La présence des transportés parmi la population constitue-t-elle réellement un danger si grand pour la moralité et la sécurité publiques qu’il faille se résigner à se passer de leurs précieux services ?
Est-ce bien par souci de moralité qu’un peuple de nègres débauchés, d’aventuriers sans aveu, de commerçants rapaces et d’administrateurs dénués de scrupules les éloigne de son sein ?
Les causes du mouvement sont moins nobles.
Le dédain de l’administration pénitentiaire pour tout ce qui pourrait aider au relèvement des forçats, l’hostilité de la population envers une race plus intelligente et plus active, les soucis d’une politique de complaisance envers les électeurs en ont fait tous les frais.
Lorsque les transportés arrivent à la libération, — ce qui est relativement rare — ils sont jetés sans ressources au hasard de la vie, sans que personne se préoccupe de ce qu’ils deviendront. Ceux qui possèdent un pécule sont autorisés à le toucher, mais ils sont en extrême minorité.
Aux dispositions légales du livret, viennent s’ajouter les tracasseries, les vexations sans nombre infligées par les règlements locaux et la population tout entière, pour leur rendre l’existence difficile.
Leur qualité de transportés libérés leur ferme toutes les portes ; non seulement il leur est difficile de trouver du travail, mais encore de trouver à se loger, si ce n’est chez des propriétaires qui, profitant de la situation, consentent à les abriter moyennant un prix exorbitant.
Il faut ajouter à cela que, dans toute la colonie, ce n’est pas seulement le prix des vivres qui est élevé, mais le prix de toutes choses en général. Le pain vaut 0 fr. 60 le kilo, et j’ai donné déjà un aperçu des tarifs du marché, mais un simple bourgeron d’ouvrier coûte 6 francs ; si l’on veut se vêtir de drap, il faut donner 50 ou 60 francs pour un mauvais complet de confection et de la qualité la plus inférieure.
Si l’on ne veut être logé comme l’était mon ami Jeanne, il faut se résoudre à payer une modeste chambre sans meubles à raison de 30 francs par mois.
Or, les libérés qui trouvent à s’employer en qualité d’engagés sont ordinairement payés de 30 à 60 francs par mois, plus une indemnité de nourriture de 25 à 30 francs !
Et, au fur et à mesure que l’on interdit à ces ex-forçats le séjour de Cayenne et des communes suburbaines, et que se poursuit l’œuvre de concentration au Maroni, qui est une commune exclusivement pénitentiaire, on achève de leur enlever les moyens de vivre honnêtement.
En effet, ils vont grossir au Maroni le nombre déjà trop grand des relégués individuels, qui, étant donné le peu de ressources de la commune, ne trouvent déjà pas à y gagner de quoi se nourrir. Tous les travaux y sont à la charge de l’administration pénitentiaire, et elle trouve plus profitable de les faire exécuter par des hommes en cours de peine dont la main-d’œuvre ne lui coûte rien.
On comprendra que, dans de telles conditions, la libération équivaut à une condamnation nouvelle entraînant la mort par inanition, le suicide ou la perpétration de nouveaux crimes et délits suivis d’un inévitable retour au pénitencier.
Il est, cependant, une catégorie de libérés pour lesquels l’administration civile de la colonie est plus tolérante : ce sont les Chinois et les Arabes.
Les premiers exercent tous la profession de pêcheur.
Comme le poisson constitue le fond de l’alimentation des noirs et créoles, et comme ces derniers ne se livrent pas plus à la pêche qu’à aucun autre travail, à part celui de la recherche de l’or dans les placers des environs de Cayenne ou du Contesté franco-brésilien, ils consentent à supporter les Chinois qui exercent une industrie indispensable à leur nourriture.
Les Chinois, ou plus exactement les Annamites, ne se mêlent pas au reste de la population.
Ils vivent à Cayenne comme dans leur pays d’origine. Ils ont construit une sorte de village suspendu sur le canal de Laussat, creusé par la main des transportés. Les cases de ce village communiquent toutes ensemble par une passerelle d’une longueur de plus de deux cents mètres. À marée haute, l’eau se trouve au niveau du plancher des habitants. Les barques et les pirogues sont amarrées au pilotis qui soutient les cases. De grandes perches plantées de loin en loin servent à mettre au sec les filets de pêche.
Vu du canal, ce village offre un aspect des plus pittoresques.
Ses habitants pratiquent entre eux une grande solidarité. Tout Annamite libéré se rend parmi ses compatriotes dès sa sortie du pénitencier, et il est certain d’y rencontrer bon accueil. Lorsqu’un des leurs, en cours de peine, parvient à s’évader, il est rarement repris, et il ne lui est point nécessaire de quitter la colonie.
Ce village flottant, qui semble être exposé au grand jour et à la vue de tous, possède des coins dans lesquels le regard d’un profane ne pénètre jamais.
Ces fils du Céleste-Empire ont conservé de ses coutumes la grande sobriété mais, en revanche, ils sont joueurs et font une grande consommation d’opium.
De même que les Chinois, les Arabes conservent dans l’exil les mœurs de leur pays et, dès qu’ils sont libérés, ils forment une fraction spéciale. Aucun ne consent à travailler pour un patron, aussi s’arrangent-ils tous pour établir à leur compte un petit commerce indépendant.
Ceux qui n’ont pas les moyens d’entreprendre autre chose se mettent marchands de café. Avec peu, ils montent leur matériel : un réchaud, une marmite, quelques tasses et les voilà installés.
Àce commerce, ils ajoutent, en général, celui de logeur à la nuit. Ils installent des hamacs dans des baraques en planche et y logent des libérés… on sait dans quelles conditions !
Comme presque tous ont été contre-maîtres sur les pénitenciers, ils ont conservé l’habitude de la délation et ils servent d’indicateurs à la police, d’où la tolérance de cette dernière à leur égard.
Beaucoup tiennent des épiceries bien achalandées et arrivent à amasser une petite fortune.
Contrairement aux Chinois qui fondent à Cayenne une installation définitive, le rêve de tous les Arabes est de revoir l’Afrique.
Aussi font-ils toutes les démarches possibles pour obtenir leur levée de résidence. Quelques-uns y parviennent après des difficultés sans nombre.
Les quelques libérés Européens qui sont encore autorisés à résider à Cayenne, pour être un peu mieux partagés que leurs frères en misère relégués au Maroni, n’en rencontrent pas moins de très grandes difficultés pour gagner leur vie.
On leur a fait une réputation de banditisme exagérée et, pour quelques vols et autres méfaits qu’ils ont commis dans la colonie, combien leur en ont été imputés, dont des Martiniquais, des étrangers et même des indigènes étaient les auteurs !
Ceux-ci opèrent avec d’autant plus d’assurance qu’ils sont persuadés de l’impunité, certains à l’avance que tous les soupçons se porteront sur les libérés. Combien de ces malheureux ne sont-ils pas retournés ainsi dans l’enfer du bagne, alors qu’ils étaient innocents et que l’on ne possédait sur eux que de vagues présomptions !
M. Sazou, conseiller général, qui ne partageait pas en tous points les idées de ses collègues quant à l’influence néfaste de la transportation, disait un jour au Conseil que : « avant d’interdire Cayenne aux transportés libérés qui, après tout, sont venus là par force, on ferait bien de prendre des mesures contre l’envahissement progressif des Anglais qui, sous toute apparence, viennent des bagnes de leur pays ».
Au mois de mai 1900, un nègre de Cayenne, qui était mon voisin, fut assassiné en descendant du Mahury, un placer situé à quelques heures de canotage de la ville. Il était porteur de 700 grammes d’or. Dès que la nouvelle du crime fut parvenue aux autorités, on arrêta, suivant l’habitude, toute une bande de libérés que l’on mit en prison. À quelques jours de là, on acquit la certitude que le crime avait été commis par un noir de la Martinique qui fut arrêté à son tour. Pour cette fois, les prisonniers furent relâchés et ils n’eurent à subir qu’une courte prévention.
La plupart du temps, ils sont moins heureux.
Il faut un coupable et, quand on ne le découvre pas ailleurs, on le choisit parmi les libérés. De fortes présomptions, dans ce dernier cas, dispensent les juges de rechercher pour base une certitude, mais le résultat est le même et la conscience leur demeure légère.
Les nègres Cayennais sont à la fois ignorants, menteurs, gourmands, voleurs quand ils sont sûrs de l’impunité, et surtout d’une paresse incurable. Ce n’est donc point pour leur immoralité qu’ils éloignent systématiquement les libérés, mais parce que leur état d’infériorité leur fait redouter, par simple jalousie et contre tout intérêt local, le voisinage des Européens.
Les seuls qui échappent à ce mauvais état de choses sont ceux dont on a besoin, ceux qui possèdent des métiers d’art leur permettant de s’imposer.
Les autres sont voués à l’extrême misère.
Je dois à la vérité de dire que tous, ou presque tous, manquent d’initiative et d’esprit de suite. Le séjour au pénitencier a créé en eux des tares nouvelles qui sont venues s’ajouter à celles que, pour des causes diverses, ils possédaient déjà. Le célibat forcé les a rendus sodomistes ; les duretés du régime ont fait d’eux des êtres rapaces, égoïstes et féroces ; l’habitude de ne marcher qu’au commandement brutal de gardes-chiourme grossiers et ignorants a détruit en eux tout sentiment de dignité.
Une fois libres, ils prennent les défauts des nègres ; ils deviennent insouciants et ivrognes, ils deviennent tafiatiques (c’est ainsi que l’on désigne les alcooliques dans la colonie).
Arrivés à cet état, ils sont incapables d’un travail régulier, ils se trouvent bientôt sans domicile et errent à demi vêtus et toujours pieds nus. Ils travaillent alors sur le quai faisant une course pour l’un, portant une malle pour l’autre, aidant quelquefois à décharger des navires.
Comme ce genre d’occupations ne laisse pas de place pour tous, ils se répandent aux environs de Cayenne, dans les habitations, où ils prennent ce qu’ils peuvent pour vivre. Ils ne tardent, d’ailleurs, pas à se faire arrêter et, pour un peu productif vol avec effraction, ils retournent au bagne pour dix, quinze ou vingt ans !
Pourtant, à leur sortie du pénitencier, ils s’étaient promis de travailler, de se créer une vie nouvelle… mais, une fois encore, la société n’a rien fait pour eux.
Ceux qui, par exception, ont un travail assidu et assez rémunérateur, échappent à ce fâcheux aboutissement, mais ils se trouvent quand même en butte à de grandes difficultés en ce sens que tous les établissements publics leur sont interdits et qu’il leur est même impossible de prendre leurs repas dans un restaurant.
Ils en sont réduits à faire leur cuisine chez eux.
Aussi voit-on souvent trois ou quatre libérés habitant ensemble. Cela leur donne l’agrément d’être en société et, en diminuant les frais, d’avoir une table un peu meilleure.
C’est la seule satisfaction qu’ils puissent goûter.
Dans tous ses rapports avec la population indigène, le forçat libéré est appelé à récolter des insultes et des vexations. Lorsqu’il est pour elle une source de profit, on le supporte, mais dès que naît un différend, l’éternelle injure « sale forçat ! » lui est jetée à la face.
A-t-il une discussion d’intérêt et fait-il appel aux tribunaux ? Il est condamné d’avance.
Les libérés sont, en outre, astreints à certaines règles de police humiliantes, telles que la présentation du livret à toute réquisition.
Un policier rencontre-t-il un libéré en compagnie d’une personne quelconque ? Bien que le connaissant et sachant qu’il est dans une situation régulière, il profitera de ce moment pour lui demander son livret dans le seul but de le vexer ou de lui faire du tort.
Nous avons dit quelles peines redoutables attendaient les libérés en cas de tentative d’évasion.
Lorsque l’un d’eux veut fuir, il rencontre de la part de certains indigènes une singulière complaisance pour favoriser son projet.
En effet, il est des propriétaires de petites tapouilles qui, après avoir exigé un prix de passage, — toujours très élevé, étant donné les risques auxquels ils prétendent s’exposer, — après avoir pris les bagages à leur bord, vont prévenir les gardiens du port ou la police.
Ceux-ci vont cueillir le fuyard au moment où il met le pied sur le bateau et ils font remettre une prime au dénonciateur.
Ces honnêtes patrons bénéficient donc sans peine des bagages, du prix du voyage, et ils touchent encore une somme en récompense de leur délation, ce qui constitue une assez bonne affaire pour des hommes dont la conscience ne s’émeut pas facilement.
Il est vrai que les libérés, de même que les transportés en cours de peine qui ont atteint la limite de temps et qui sont parvenus à la première classe, ont droit, d’après les règlements, au bénéfice de la concession.
Mais il en est de cette partie de la loi comme des autres : l’administration n’en tient aucun compte.
Aussi n’ai-je jamais vu de libérés en possession d’aucune concession.
Il faut dire qu’étant donné le peu d’avantages qu’offre cette situation, il n’y a pas lieu de le regretter.