Scène 2
Closse, Élisabeth, Flamand, Pigeon
Flamand, l’air excité– Commandant, il y a des Iroquois cachés derrière les souches, dans la clairière.
Élisabeth, épouvantée –Mon Dieu ! Mon Dieu !
Closse, l’attire à lui et dit gaiement –Avec moi, vous n’avez peur de rien. Vous l’avez dit (l’embrassant).Sois tranquille, pour te sauver, j’abattrais une tribu. (À Flamand.) À la redoute. Tâche de bien viser. (À Pigeon.)Reste ici pour charger mes armes. (Il prend sa carabine, l’amorce, s’approche d’une meurtrière, et d’horribles hurlements répondent, plusieurs coups de fusil.)
Pigeon, à sa maîtresse –Le commandant ne manque jamais son homme.
Closse – Ils ne sont pas nombreux. Nous serons bientôt débarrassés de ces hurleurs. (À Élisabeth.) Mes pistolets. Va, aucun n’approchera. Nous nous embrasserons cent fois, puis mille fois. Si nous nous embrouillons, nous recommencerons… (Coups de fusil).
Flamand – Ils s’en vont en emportant leurs morts.
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