‹ Aux jours de MaisonneuveChapitre 31 sur 34 · Scène 3

Scène 3

Closse, Élisabeth, Flamand, Pigeon

Elisabeth, pleurant –Ô mon ami ! ce pauvre Monsieur de Brigeac ! Quel horrible sort !
Closse – C’est affreux. Mais Dieu peut tout adoucir. (Se rapprochant d’Élisabeth et l’attirant à lui.)Ce tragique événement me décide à vous parler de ce qui peut m’arriver. Nous sommes ici pour la gloire de Dieu, et vous le savez, pour Dieu, il est toujours doux de mourir.

Élisabeth, fort émue –Je vous en supplie, ne parlez pas ainsi.

Closse – Il le faut. Écoutez-moi, mon aimée. Et si je suis tué l’un de ces jours, ne vous abandonnez pas à la douleur. Pensez à la réunion au ciel. Si notre bonheur était si grand quand je revenais à notre pauvre maison, que sera-ce ? Dites-vous que notre amour est immortel comme notre âme. Et quoi qu’il arrive, n’ayez nulle crainte. Les morts ne sont pas anéantis. Au ciel je vous protégerai bien mieux que sur la terre. (On entend le son d’une cloche. Flamand et Pigeon se précipitent dans la chambre en criant.)

FlamandetPigeon – Commandant, le tocsin ! (Ils prennent des armes. Closse serre Élisabeth dans ses bras et sort en courant suivi de ses domestiques.)

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