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Àce moment son attention est attirée par des clameurs qui partent d’une extrémité du camp. Flegmatiquement, il bourre sa courte pipe, l’allume…
… puis, de son long pas calme, se dirige vers l’endroit d’où vient le bruit.
Derrière la barrière de clôture, des villageois des environs se pressent, Ils acclament les avions et ceux qui les montent. Au milieu des curieux, on remarque Bécassine, venue sur l’avis que le gendarme lui a donné la veille.
Bécassine, au comble de l’enthousiasme, criant, gesticulant, agitant sa coiffe. — Oh ! que c’est beau !… On dirait des oiseaux ! Ce qu’ils vont prendre, les Boches !… Vivent les aviateurs !… Vive la France !… Vive l’Angleterre !… Vivent les Alliés !
Le major est tellement choqué par ce flux de paroles qu’il reste un instant figé sur place ; puis il marche vers Bécassine, la regardant fixement comme un dompteur fait d’un animal féroce.
Le Major, avec un geste violent. — Aôh !… Partez… tout de suite… bavarde ! (Expression du plus profond mépris.)
Bécassine, qui n’y comprend rien, salue machinalement…
… puis se sauve à toutes jambes, terrifiée.