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… que c’était de l’anglais, et, se rappelant le conseil d’Émile, elle répondit yes. Alors il se passa quelque chose qui la stupéfia. Le fauteuil dans lequel elle était assise monta vers le plafond et se renversa en arrière.
Bécassine, dont la mâchoire a la solidité de celle d’un jeune requin, n’avait jamais mis les pieds chez un dentiste. Elle ne comprit rien à ce qui lui arrivait, et, sentant ses terreurs se réveiller, elle poussa un cri. Mais la petite bonne lui avait pris les mains.
… et, d’une voix qui témoignait la plus vive sympathie, elle lui répétait : « Courage ! Courage ! » Un peu réconfortée, Bécassine se laissa introduire des tampons dans la bouche et ajuster une mentonnière. Et elle restait immobile, le cœur battant à grands coups.
Cependant l’infirmière avait tiré à elle une sorte de boule prolongée par un tube et cela se mit à tourner et gronder de la façon la plus inquiétante.
Puis, elle prit un instrument en acier, terriblement pointu et luisant, l’ajusta au tube. « Ovrez… bouche ! » dit-elle. Quand elle vit s’approcher ce menaçant stylet, Bécassine crut sa dernière heure venue. D’un violent effort, elle sortit du fauteuil ; …
… elle courut vers la sortie, en criant, aussi fort que les tampons et la mentonnière le lui permettaient : « Au secours ! À l’assassin ! » Elle arriva dans le vestibule.
Mais au moment où elle atteignit la sortie, elle fut rejointe et arrêtée par les deux femmes. En même temps…
… l’autre porte s’ouvrit et une jeune fille parut. Elle regarda avec étonnement l’étrange groupe, échangea quelques phrases en anglais avec l’infirmière ; puis elle dit à la pauvre Bécassine : « Oh ! je suis désolée, Mademoiselle ; il y a eu une erreur. Je vais vous expliquer. »