‹ Bécassine pendant la guerreChapitre 25 sur 61 · 25

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— Quoi t’est-ce que vous faites, madame ? demande-t-elle. C’est-y du punch ? ou un poudingue ? » M Agnès sourit : « Ni l’un ni l’autre, Bécassine. Je flambe les instruments pour les stériliser, pour tuer les microbes. Tout ce qui sert aux malades doit être stérilisé. Retenez bien cela en vue de votre examen. »

Àce moment Yvonne entre. De la part de sa grand’mère, elle vient dire à Bécassine de ne pas oublier la viande crue de Rouzic. Il faut la lui faire manger tout de suite. « J’vas m’en occuper, mon petit chou », dit Bécassine.

Elle court à la cuisine, choisit le plus beau morceau de viande, pèse avec soin la quantité prescrite et la hache finement.

« Maintenant, se dit-elle, faut tuer les microbes. » Alors, elle arrose sa viande avec l’alcool du réchaud, et fait flamber.

Mde Grand-Air causait avec Rouzic quand Bécassine, satisfaite d’elle-même, fit son entrée, portant une assiette, et proclamant : « V’là la viande crue ! »

— De la viande crue, cela ! dit M de Grand-Air. Qu’avez-vous encore fait, ma pauvre fille ? Ce que je vois dans votre assiette ressemble à des morceaux de charbon. »

Bécassine se redresse, vexée, car elle attendait des compliments. « C’est pourtant de la viande crue, Madame, affirme-t-elle… Seulement je l’ai passée au feu pour lui enlever ses microbes. »

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