‹ Bibliographie Cornélienne Description raisonnée de toutes les éditions des oeuvres de Pierre CorneilleChapitre 194 sur 205 · XXVI

XXVI

1461. CRITIQUE DE LA SOPHONISBE, [par Donneau de Visé].

Insérée dans la IIIe partie des _Nouvelles nouvelles_ (Paris, Gabriel Quinet, 1663, in-12), et réimprimée dans le _Recueil_ de l'abbé Granet (no 1336).

En publiant cette sévère critique, Visé paraît n'avoir pas eu d'autre intention que celle de se faire connaître du public. Après avoir attaqué Corneille, il devint son plus ardent défenseur.

1462. REMARQUES SUR LA TRAGEDIE DE SOPHONISBE DE M. CORNEILLE, envoyées à Madame la Duchesse de R*, par M. L. D. [L'Abbé d'Aubignac]. _Paris, 1663._ In-12 (?).

Nous avons admis, contrairement à l'opinion de M. Taschereau, que cette critique avait paru d'abord séparément, avant celle de _Sertorius_ (voy. le no 1459). Les paroles de d'Aubignac nous ont paru trop précises pour qu'on puisse les révoquer en doute d'une manière absolue; nous avouons pourtant que nous n'avons pas vu cette édition et qu'elle n'est citée nulle part.

1463. DEFFENSE || DE LA || SOPHONISBE || DE MONSIEVR || DE CORNEILLE. || _A Paris, || Chez Claude Barbin, au Palais, || vis à vis le portail de la Sainte Chapelle, || au signe de la Croix._ || M.DC.LXIII [1663]. || Auec Permission. Pet. in-12 de 81 pp., y compris le titre, et 1 f. blanc.

Réponse à la _Dissertation_ de l'abbé d'Aubignac par Donneau de Visé; elle est réimprimée dans le _Recueil_ de l'abbé Granet (no 1336).

Visé s'exprime ainsi sur le compte de d'Aubignac: «Apres avoir monstré que c'est Monsieur de Corneille que l'envie vient d'attaquer en voulant faire voir des defauts dans sa _Sophonisbe_, voyons celuy qui l'a fait agir, et qui parle par sa bouche. Peut-estre s'imagine-t'on que c'est quelque jeune homme qui a crû que son âge feroit excuser sa temerité, et qui par une bouillante et imperieuse demangeaison d'écrire, a ozé reprendre le Prince des Poëtes François, afin de trouver de la gloire, mesme dans sa defaite, et de n'estre vaincu que par un ennemy dont la valeur est connue, et à qui personne n'a jamais pû résister. S'il estoit ainsi, cét orgueil seroit louable, mais les Remarques de la Sophonisbe, sont d'un homme, qui loin de faire voir les defauts d'autruy devroit les cacher, et qui devroit estre prudent à son âge; et ce qui est plus estonnant, est que celuy qui en est l'Autheur, n'attaque Monsieur de Corneille que par des raisons qui ne valent pas mieux que ces Remarques. _Monsieur de Corneille_, dit-il un jour devant des dignes de foy, _ne me vient pas visiter, ne vient pas consulter ses pieces avec moy, ne vient pas prendre de mes leçons, toutes celles qu'il fera seront critiquées!_ Belles et judicieuses paroles! Elles ne marquent point de vanité, et ne font point voir qu'il a plus qu'il ne croit de ce qu'il reproche à Monsieur de Corneille.»

1464. LETTRE sur les Remarques qu'on a faites sur la Sophonisbe de M. Corneille. _Paris, 1663._ In-12.

Cette lettre, adressée «à Monsieur D. P. P. S.» et signée L. B., a été réimprimée dans le _Recueil_ de l'abbé Granet (no 1136).

1465. DISSERTATION SUR LES SOPHONISBES DE MAIRET ET DE CORNEILLE.

_Mercure de France_, janvier 1709.

1466. EXAMEN DES SOPHONISBES DE MAIRET, DE CORNEILLE ET DE VOLTAIRE, par Clément.

Inséré dans le _Tableau annuel de la littérature_, an IX (1801), no IV, pp. 282 sqq.