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Château-Gaillard, en lisant la copie de sa lettre à Valdeuil, et le billet comminatoire qui l’accompagnait, passa bien le plus vilain quart d’heure qu’il eût jusqu’alors connu. D’abord, il se serait volontiers écrasé lui-même, pour avoir jamais écrit cela ; ensuite, il étouffait de rage en se voyant aux mains de Baudrillet.
Lui ! être à la merci d’un homme dont il se jouait ! Lui ! forcé d’obéir à l’injonction d’un subalterne, sous peine d’être plus rudement précipité, du pinacle dans l’abîme, qu’il ne l’avait été la première fois par l’ahuri de Pézenas ! Lui, qui ne croyait pas à Dieu, ne connaissait pas la crainte des châtiments et ne redoutait que l’insuccès ! lui ! se sentir une telle épée de Damoclés sur la tête ?
La publication de sa lettre, à cette heure, — lettre qui, lorsqu’elle avait été écrite, ressemblait sans doute à cent mille autres, — c’était non-seulement sa ruine politique, mais son bannissement perpétuel par Sarah, son irréparable déchéance dans le monde ! On ne recommence plus la vie à quarante-cinq ans… et l’argent, qui paie tant de choses, ne remplace pas tout pourtant.
Mais, il ne réfléchit pas seulement dix minutes aux conséquences de la publication de sa lettre ; il hésita, moins encore, quant au parti à prendre. Il fallait la racheter, et vite, et tout de suite, à n’importe quel prix. Quoi ! Baudrillet ne demandait qu’une recette générale ? Ah ! certes, il l’aurait la recette, ou, à défaut, le capital dont cette recette représenterait l’intérêt. Seulement, il fallait que Château-Gaillard tint la lettre, avant de la payer… Car si Baudrillet, assoiffé de vengeance autant que de fortune, la conservait entre ses mains, quel repos aurait désormais le tout puissant ministre ? Il deviendrait, à jamais, l’homme lige et la chose de son ancien homme de paille… Bref, sa vie serait odieusement empoisonnée.
Comment s’y prendre cependant ? — Faire venir Baudrillet ? À quoi bon. Il demandait, l’escopette au poing ; donc son parti-pris était fort clair ; il ne fallait pas songer à l’endoctriner ; d’autrpart, il ne serait pas assez simple pour entrer dans le ministère, ayant le précieux autographe sur lui… — Écrire ? oui, mais chaque mot d’une lettre pouvait être exploité, interprété, si plus tard l’affaire avait des suites.
Château-Gaillard fit appeler un de ses secrétaires et dicta ce billet :
« Monsieur,
« J’ai le plaisir de vous annoncer, de la part de Son Excellence, qu’elle s’est occupée de l’affaire que vous lui avez recommandée, et que cette affaire aura, très-probablement, une solution conforme à vos désirs. »
— Maintenant, ajouta-t-il, faites copier par un expéditionnaire, et rapportez-moi la copie… — Ah ! que l’expéditionnaire oublie la date.
Cinq minutes après, le secrétaire reparaissait avec la copie. Le ministre la parcourait des yeux, puis :
— Signez, maintenant. — Bien ; et, ajoutez en post-scriptum, de votre main :
« P.-S. — Le ministre me charge de vous prier de lui envoyer le manuscrit, dont certains passages l’ont intéressé. »
« Baudrillet, se dit Château-Gaillard, comprendra. »
En effet, Baudrillet, auquel la lettre parvint sur les trois heures, au bureau du Nouvelliste, comprit. Le marché était accepté.
Mais, lui aussi, ne voulait conclure que « donnant, donnant. »
« Tout beau ! se dit-il, quand mon Château-Gaillard aura la lettre, il m’enverra promener ; et, non-seulement je n’aurai pas la recette, mais il me chassera d’ici. J’ai bien compris, par la consigne donnée au ministère, qu’il voulait exploiter mon mouvement de colère de l’autre jour ; et, par la mine de mes subordonnés ici, que ma situation y était devenue chancelante. Je ne lui pesais pas plus qu’un fétu, avant qu’il sût ce que j’avais entre les mains, je lui pèserais bien moins encore quand je serais désarmé ! Allons ! ferme ! ne nous laissons pas rouer ! »
Il répondit :
« Monsieur le Ministre,
« Je suis profondément reconnaissant des soins que vous avez daigné donner à l’affaire qui m’intéressait.
« Dès qu’elle sera terminée, j’aurai l’honneur de vous porter mes remercîments.
Et Baudrillet aussi, pensa :
« Château-Gaillard comprendra. »
Château-Gaillard comprit en effet, comme Baudrillet avait compris.
« Bien, se dit-il ; mais, quand Baudrillet aura sa nomination en poche, suis-je bien sûr qu’il me rendra ma lettre ? car il aura toujours besoin de garanties contre ma vengeance… »
Il chercha par quels moyens il pourrait rentrer en possession de sa lettre, et sentit que Baudrillet et lưi tourneraient dans un cercle vicieux, sur deux parallèles, et jamais ne se rencontreraient.
Et, plus il cherchait, plus grandissait en lui la rage de se sentir obligé de ruser avec Baudrillet.
Àcette époque de l’Empire, un ministre pouvait oser beaucoup dans la voie de l’arbitraire ; et certes, ce n’était pas Château-Gaillard que des scrupules eussent arrêté. Mais encore fallait-il être sûr, en employant tous les moyens, de réussir.
« D’abord, où est la lettre ? Baudrillet l’aura-t-il gardée chez lui, se demanda Château-Gaillard… Hum !… et n’aura-t-il pas eu l’idée que… des voleurs pourraient s’introduire dans son appartement, forcer ses tiroirs, pour y prendre de l’argent, et dans leur empressement troublé, emporter une lettre… par mégarde !
« L’aura-t-il prise sur lui ?… sans se dire aussi que des malfaiteurs pouvaient, au coin d’un carrefour, le soir, lui demander la bourse ou la vie ?… ou bien que, par erreur, il pouvait être arrêté, fouillé en quelque greffe, et relâché un quart d’heure après, avec bien des excuses !…
« L’aura-t-il portée chez un ami ! ou chez une maîtresse ? Il faudrait d’abord le faire suivre, pour savoir s’il a un ami sûr, ou une maîtresse aimée ? »
Et, dans toutes ces occurrences, il devenait nécessaire de se confier au préfet de police d’abord, à ses agents ensuite… Autant de gens à payer, autant de dangers possibles… Évidemment, le mieux serait toujours d’agir soi-même, et de traiter l’affaire « entre quatre z’yeux. »
Bien étonnée fut madame Baudrillet, quand la visite de M. de Château-Gaillard la surprit, en jupon court et en blanc corset. — À peine Château-Gaillard était il venu cinq ou sıx fois, chez Baudrillet, au temps de la commune misère ; et encore n’était-ce que pour affaire, et s’était-il borné à la saluer, en passant devant elle, sans plus y prendre garde.
Madame Baudrillet se confondit en excuses et en salutations, tout en s’enveloppant, à la hâte, dans un châle, en s’ajustant un bonnet, en s’efforçant, enfin, de transformer la ménagère en dame du logis.
— Je n’ai pas voulu attendre davantage pour annoncer à Baudrillet, que sa nomination est signée par mon collègue des finances, dit Château-Gaillard. — Est-ce qu’il est absent ?
— Mais Votre Excellence ne sait-elle pas que tous les jours, à cette heure-ci, M. Baudrillet est au bureau du journal ?
— Ah ! c’est vrai. Je l’avais oublié ! — Vous serez donc la première à lui annoncer la nouvelle.
— J’aurai, ce soir, la nomination en poche ; dites-lui de venir la chercher. — Mais, j’y pense ! je dîne en ville, il ne me trouverait pas : pourtant, j’ai bien besoin de lui parler… Ne pourrait-il point me faire appeler à l’Opéra, entre dix et onze, dans la loge de madame Le Sourd ?
— Certainement si ; répondit la bourgeoise ravie. — Et oserais-je demander à Votre Excellence à quel poste Baudrillet serait nommé ?
— À la recette générale de N… — Vous plaira-t-il de tenir à N… un rang officiel élevé et, d’émarger là, de trente à quarante mille francs par an ?
— Ah !… que vous êtes bon ! ah ! que Baudrillet sera content !
Et, d’abord, madame Baudrillet ne se sentait pas de joie ; elle ne tenait pas en place, elle aurait voulu avoir des ailes pour porter la nouvelle à Baudrillet à son bureau ; ensuite, elle aurait voulu que la Renommée, aux cent bouches, l’apprît en même temps à toutes ses bonnes amies.
Le ministre, on le comprend, n’avait pas l’intention de retarder plus longtemps l’expansion de madame Baudrillet. Il prit congé.
— Vous recommanderez à votre mari, madame, de ne pas oublier de m’apporter le manuscrit qu’il sait bien.
— Oh ! certainement ! certainement ; et Baudrillet serait incapable, d’ailleurs, d’oublier une recommandation de Votre Excellence.
« Hum ! se dit Baudrillet, dès que sa femme fut sortie de son cabinet, — mon Château-Gaillard a vu qu’il fallait y aller bon jeu, bon argent !… »
Ce rendez-vous le soir, cependant, ne laissait pas que de l’inquiéter ; mais il pensa qu’après tout, un homme en valait toujours un autre ; … que l’Opéra était un lieu public ; … que Château-Gaillard n’irait pas chercher là du scandale… « Enfin, se dit-il, j’aime autant aller faire l’échange des pièces, n’importe où, qu’à son ministère ; au moindre mot vif, j’aurais autour de moi toute l’armée, en livrée, qui est à ses ordres. »
Àdix heures, il fit passer sa carte au ministre, dans la loge de madame Le Sourd.
L’huissier revint quelques minutes après, et lui répondit que Son Excellence était descendue par le foyer des artistes, et l’attendait dans sa voiture, rue Drouot.
Baudrillet, soucieux, alla rue Drouot. Un simple coupé attendait devant la petite porte. Château-Gaillard mit la tête à la portière :
— Baudrillet, montez.
Et comme celui-ci semblait hésiter :
— Avez-vous donc peur du tête-à-tête ?
Baudrillet monta.
— Au ministère des finances ! cria-t-il au cocher ; et, se retournant vers Baudrillet : — Je n’ai pas encore la nomination signée de Fould ; il reçoit ce soir ; je vais la lui demander moi-même.
Puis, chemin faisant, et après un silence :
— Eh ! bien, Baudrillet, mon homme de confiance, vous m’avez donc volé… avec effraction, car ma lettre à M. de Valdeuil était assurément cachetée !…
Baudrillet sentit, à nouveau, le frisson dans le dos ; il ne se faisait point d’illusion, et savait bien que son action était assez sale.
— Et présentement, poursuivit le ministre, vous me mettez à rançon comme un Fra Diavolo des Apennins y mettrait un riche voyageur ; … ou, pour parler le langage parisien, vous me faites chanter !
— Mais, balbutia Baudrillet, coquin encore inexpérimenté, je fais comme je peux. Avant d’en venir là, j’ai tâché d’obtenir de vous, autrement, une position que vous me deviez bien !
— Il est donc heureux, pour moi, que je ne vous l’aie pas donnée !
— Parce que ?
— Parce qu’alors vous eussiez gardé ma lettre, pour en user en une autre occasion.
Baudrillet n’était pas si roué que cela. Il laissa échapper un cri de protestation. Toutefois, en même temps, une lueur se fit dans son esprit. Lueur vague, qui ne devint pas pensée, mais qui augmenta l’ensemble de ses appréhensions.
Tout en roulant vers le ministère des finances, avec Château-Gaillard, muni de la précieuse lettre, il se creusait la tête pour prévoir toutes les circonstances, à la faveur desquelles, un homme puissant et capable de tout, pourrait, étant donnée la situation, s’emparer d’un papier, sans en donner un autre en échange.
D’autre part, Château-Gaillard avait aussi sa préoccupation, et ce n’était pas sans but, qu’il s’était ménagé un instant de tête-à-tête avec Baudrillet.
Château-Gaillard aurait voulu savoir si cette lettre funeste, était le seul engin de chantage que Baudrillet eût contre lui. Ils avaient, ensemble, tant fait de coups médiocrement honnêtes, au temps de la misère ? Et, depuis si longtemps, leurs existences avaient marché côte à côte !
Tandis que Baudrillet songeait, donc, il se creusait aussi la cervelle pour rechercher ses souvenirs, et voir, en quelles circonstances, il avait pu donner barre sur lui.
— Et comment se fait-il, que, dès 1848, vous ayez songé à prendre des garanties contre moi ? demanda Château-Gaillard.
— J’ai été frappé de la façon dont vous vous êtes défait de madame Lehallier, quand vous n’en avez plus eu besoin.
— Mais, qu’est-ce qui a pu vous faire deviner que cette lettre, précisément, renfermait des choses qui, plus tard …
— Je l’ai lue.
— Ah ! vous lisiez mes lettres ?…
— J’ai lu celle-ci, par hasard.
« Il n’a probablement pas autre chose, pensa Château-Gaillard, et d’ailleurs, s’il avait tout un magasin de paperasses à me vendre, il eût gardé, sans doute, ce morceau pour la bonne bouche. »
On arriva ainsi au ministère des finances. Château-Gaillard monta dans les salons du ministre, et Baudrillet attendit dans la voiture.
Il se tâta. La lettre était bien, toujours, dans la poche intérieure de sa redingote.
— Que va-t-il me rapporter ? se demandait-il. — Un arrêté manuscrit ? Une lettre d’avis ?… — Et qui sait ce qui peut arriver, entre cela et mon installation ?… Pourtant, je ne puis refuser de rendre ma lettre contre une signature ministérielle ?…
De ces réflexions, à la recherche d’un moyen de tenir encore Château-Gaillard en respect, après s’être désarmé, il n’y avait pas loin. La lueur qui avait passé précédemment dans l’esprit de Baudrillet, prit alors un corps.
« Il est certain, se dit-il, que si j’avais encore cette lettre entre les mains, après ma nomination, ce serait meilleur ; et il est non moins certain que je ne puis la conserver, et qu’il va falloir la lâcher. Mais j’en pourrais avoir une autre ?… ou quelque chose d’équivalent ?… Je n’ai rien, c’est vrai… Qu’importe !
je puis laisser croire à Château-Gaillard que ma lettre livrée, je ne serai pas encore absolument dépourvų. »
Château-Gaillard reparut, et, faisant quelques pas sous les arcades de la rue de Rivoli, appela Baudrillet du geste.
Baudrillet descendit, et un second signe de son compagnon indiqua au cocher de suivre. Il était alors près de minuit, la réception ministérielle finissait, et la rue de Rivoli, sous les arcades qui longeaient le ministère des finances, était assez solitaire.
— J’ai votre affaire, dit Château-Gaillard, quand lui et Baudrillet furent à quelques pas de la grande porte.
— Et moi la vôtre.
— Bien ! voyons ?
— Voyons ?
Ils s’arrêtèrent sous un bec de gaz, se regardant les yeux dans les yeux, et tenant chacun, dans une main dont les doigts étaient devenus comme des serres d’acier, les papiers à échanger.
Était-ce des Parisiens de la décadence, entre l’Opéra et l’orgie ? ou des sauvages des déserts de l’Océanie se partageant une proie ? Ces deux hommes allaient-ils, en se séparant, se scalper ou se saluer ?
En de certains moments combien peu de différence entre l’homme du monde et le chasseur de chevelures !
Château-Gaillard montra son pli ; Baudrillet fit voir sa lettre.
Tandis que Château-Gaillard reconnaissait sur l’enveloppe son écriture jaunie, Baudrillet lisait la suscription, fraichement tracée, du pli ministériel.
Il y avait : « Monsieur, monsieur Baudrillet, » et, au-dessus, au timbre sec : « Ministère des finances. Cabinet du ministre. »
Château-Gaillard ouvrit le pli et déploya une grande lettre pliée en quatre. Baudrillet lut, à la lueur du réverbère.
« Monsieur,
« J’ai l’honneur de vous annoncer que par décision ministérielle, en date de ce jour, vous êtes nommé receveur-général du département de… en remplacement de M. X… mis à la retraite sur sa demande.
» Suivait la signature. »
Àson tour, il tira de l’enveloppe les quatre feuillets de la lettre de Château-Gaillard à Valdeuil, et montra qu’ils étaient sains et entiers.
Château-Gaillard tendit la main. Baudrillet avança la sienne… et, dans un mouvement dont la précision mathématique disait, sans commentaires, la mutuelle confiance des deux hommes l’un en l’autre, l’échange se fit.
Tous deux, simultanément, essuyèrent sur leur front quelques gouttes de sueur.
Puis d’une voix qui tremblait un peu :
— Quand… pourrai-je aller m’installer ? demanda Baudrillet.
— Mais incessamment. Je vais vous remplacer au journal. — Vous avez votre cautionnement ?
— Oh !… je l’aurai…
— Ah ! tant mieux. Car vous savez qu’il faut verser avant le départ ?
— Oui ! oui !… — Au besoin, je compterais bien sur vous pour le faire ?
— Mais je n’ai pas d’argent moi ! — je n’ai que la dot de ma femme et mes appointements.
— Bah ! bah !
— Il n’y a pas de « bah ! » Et vous savez qu’il faut deux cent mille francs.
— On les aura, de manière ou d’autre ; c’est mon affaire !
— Bonne chance, dit Château-Gaillard, en montant dans son coupé, sans inviter, cette fois, Baudrillet à le suivre. Et, se tournant vers son cocher : — Montez les Champs-Elysées, cria-t-il.
Château-Gaillard avait besoin de noyer dans l’ivresse du plaisir les impressions de cette journée ; mais, auparavant, il lui fallait éteindre sa rage et chasser de l’expression de son visage cette inquiétude qui venait de renaître plus précise et plus motivée qu’auparavant.
Ce « bah ! bah ! » de Baudrillet lui résonnait dans les oreilles. Si cet ancien associé n’avait pas encore entre les mains de quoi le faire chanter, comment eût-il jamais osé lui déclarer avec cette autorité, qu’il compterait, au besoin, sur lui, pour faire le cautionnement de la recette générale ? Les deux syllabes, et l’accent, surtout, avec lequel Baudrillet les avait prononcées, contenaient un monde de menaces…
Mais pour le coup c’en était trop ! et Château-Gaillard, déjà outré d’avoir dû céder à un chantage, sentit s’élever en lui un formidable besoin de maîtriser cet homme de rien, ce bourgeois bête, qui l’avait soumis, l’escopette au poing.
Jamais peut-être, en dehors de son amour pour Sarah, rien d’aussi violent ne l’avait secoué. En redescendant les Champs-Élysées il se calma pourtant, comme si un plan et une résolution venaient de couper court à sa colère, et de rassurer ses angoisses.