Histoire du temps de Louis XIV
Le conte d’Hoffmann que nous publions aujourd’hui fut composé et mis au jour en 1819, il y a vingt-quatre ans. Cette publication est fort antérieure, comme on le voit, à celle du roman intitulé : Olivier Brusson. Puis vint, en imitation du roman, le fameux mélodrame : Cardillac,qui attira tout Paris à l’un des théâtres du boulevard. – Olivier Brussonest un emprunt fait à Hoffmann. Le roman français, petit chef-d’œuvre de goût et de grâce, fut beaucoup loué et beaucoup lu. L’arrangeur anonyme, écrivain brillant, riche d’esprit et de talent, doté de tant d’autres succès, se réjouira, sans nul doute, de voir restituer au pauvre acteur allemand le fonds qui lui appartient, et qui avait tant gagné en passant dans des mains étrangères.
Hoffmann lui-même n’avait pas imaginé cette aventure. Il indique la source. Il a puisé dans la Chronique de Nuremberg,écrite par Wagenseil. Le chroniqueur allemand avait fréquenté la maison de mademoiselle de Scudéry durant son séjour à Paris, et il avait recueilli l’anecdote aux lieux mêmes où se passa ce singulier événement.
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