XXV.
Le retour dans la patrie, après le voyage en Italie où je l'avais rencontrée, n'est pas exprimé avec moins de simplicité et de grandeur:
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Que j'aime ces vallons où serpente l'Isère! Pourtant je les ai vus ces rivages si beaux, Où le Tibre immortel coule entre des tombeaux! J'admirai de ses bords la superbe misère; Mais les flots sablonneux de ce fleuve agité, De nos fleuves riants n'ont pas la pureté. Ce torrent qu'à ses pieds l'Apennin voit descendre, Et que Rome adora dans ses temps fabuleux, Semble, dans son cours orgueilleux, Des empires détruits rouler toujours la cendre.
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Voilà le poëte; la femme reparaît à la fin du chant:
J'ai besoin, pour chanter, du ciel de la patrie: C'est là qu'il faut aimer, c'est là qu'il faut mourir. Hélas! si le malheur finit mes jours loin d'elle, Qu'on ne m'accuse pas d'une mort infidèle: Jure de ramener dans notre humble vallon Et ma harpe muette et ma cendre exilée! Ah! sous les peupliers de notre sombre allée, Une croix, des fleurs et mon nom Charmeraient plus mon ombre consolée Qu'un magnifique mausolée Sous les marbres du Panthéon.