‹ Cours familier de Littérature - Volume 09Chapitre 136 sur 194 · X

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Ces trois événements, provoqués involontairement par le pape, avaient précédé de plusieurs mois la révolution de 1848 et l'avénement de la république à Paris. L'ébranlement donné au monde libéral par le pape ne fut pas sans contre-coup sur la France. Cet ébranlement hâta la chute de la monarchie de 1830.

Le contre-coup de la république de 1848, à son tour, eut son retentissement naturel et non artificiel partout: Vienne, Berlin, Francfort, Milan, Venise, Naples, Florence, Rome, se soulevèrent d'elles-mêmes; les souverains et le pape se hâtèrent de jeter des constitutions plus populaires pour amortir le choc des peuples contre les trônes.

L'Italie, réveillée imprudemment un an avant par le pape, voulut entraîner le pontife et le prendre pour chef dans la guerre contre l'Autriche.

La conscience du pape s'y refusa une seconde fois à tout risque; son ministre modérateur Rossi fut assassiné.

Le pape s'évada et s'enferma à _Gaëte_, dans le royaume de Naples.

La république romaine, ou plutôt la république municipale de Rome, fut proclamée.

La république française, gouvernée alors par un dictateur à vue droite mais courte, au lieu de se borner à offrir un asile sûr et respectueux au pontife, intervint à main armée pour la souveraineté temporelle du pape à Rome.

La révolution romaine fut prise d'assaut dans Rome par l'armée française.