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«Vous vous vengez trop en ne m'écrivant pas assez, dit-il quelques lettres plus loin. Venez vite! Il n'y a plus que vous à Paris qui vous souveniez de moi. Mes dispositions d'âme triste ne changent pas. Toutes mes lettres vous disent la même chose. Oh! que je suis triste! Venez! De l'ennui de l'isolement je passe à l'ennui de la foule. Décidément je ne puis supporter la vie du monde; c'est auprès de vous seule que je retrouverai tout ce qui me manque ici. Vos petits billets de tous les courriers sont toute ma vie. Tâchez donc de me faire revenir à Paris.»
On voit par la vicissitude de ses désirs qu'il s'est retourné toute sa vie dans son lit de gloire, d'ambition, de cours et de fêtes, sans trouver, comme on dit, une bonne place. Toujours mal où il est, toujours bien où il n'est pas, homme d'impossible, même en attachement. On voit plus loin qu'il est à la fois jaloux et heureux de l'avénement de M. de La Ferronnays au ministère.
J'ai beaucoup connu d'hommes publics, je n'en place aucun pour la pureté et la grandeur d'âme au-dessus de M. de La Ferronnays; quand l'aristocratie adopte la raison publique, elle réconcilie en elle les deux parties du genre humain qui tendent toujours à se combattre, faute de se comprendre.