‹ Cours familier de Littérature - Volume 21Chapitre 117 sur 192 · LXV

LXV

Nous vivions ainsi, monsieur, dans le travail, en santé, en bon accord et en joie, dans notre petit domaine indivis entre nous. La maison se composait de mon mari, de moi, d'Hyeronimo, qui grandissait pour nous remplacer, d'Antonio, mon beau-frère, sain et valide alors, qui avait épousé ma soeur, mère de Fior d'Aliza. Ah! c'est celle-là qui était belle, voyez-vous! On venait jusque de Pise pour la voir, quand elle descendait à la foire de Lucques avec son mari. Pauvre soeur! Qui aurait dit qu'elle mourrait avant d'avoir fini d'allaiter son enfant, Fior d'Aliza, que vous voyez devant vous.