XXVI
Bossuet, de son côté, avait envoyé à Rome un de ses neveux pour solliciter les foudres de l'Église contre Fénelon. L'abbé Bossuet ne cessait de répandre à Rome, sur les doctrines et le caractère de Fénelon, les ombres de la calomnie. Ce futur janséniste poussait le zèle de secte et de famille jusqu'à appeler dans sa correspondance Fénelon: «cette bête féroce!»
Pendant ces négociations, la calomnie, à Rome et à Paris, poursuivait l'animosité par les mêmes moyens, la flétrissure des moeurs de madame Guyon, afin de faire rejaillir cette flétrissure, non-seulement sur la doctrine, mais sur la vertu de l'archevêque de Cambrai.
La tête du religieux Lacombe, enfermé dans les cachots du château de Lourdes, s'était affaiblie et égarée par la torture de l'isolement. Il avait fini par écrire à l'évêque de Tarbes des lettres dans lesquelles il semblait confesser des relations coupables avec madame Guyon.