Tome 2 · Chapitre 3
Clément était resté debout au milieu de la chambre de Rita, empêtré dans son déguisement de fille. Il demeura abasourdi lorsque sa folle maîtresse ramena Clotilde et Célestin.
— Oh, oh, s’exclama Clotilde, mon pauvre Clément, te voilà une fichue fille, il te manque bien des accessoires.
— Surtout des nénés, riposta Rita envoyant les mains aux seins de Clotilde.
— Que signifie, petite coquine, toi aussi, tu es comme ces Messieurs, car, il n’y a pas à se le dissimuler, quand tu nous a enlevé Clément, il s’apprêtait bel et bien à les embrasser !
— Je te les embrasse à sa place : je suis devenu le garçon.
— Ah ça, ah ça, dit Célestin, arrêté devant le lit défait de Rita, qu’avez-vous foutu par ici ?
Clément sentit les jambes qui lui tremblaient.
Rita s’écria :
— Qu’as-tu à dire ? Mon lit défait ! Tu le sais bien pourquoi ? Est-ce que je ne me suis pas reposée en revenant de la leçon d’équitation ! Je n’ai pas pensé de prévenir Annette.
— Mioche ! Et cette chemise à toi sur le pantalon de monsieur Clément ! Tu as changé de chemise !
— Moi, par exemple !
Elle s’examina et constata alors qu’au lieu de remettre sa chemise de jour, après avoir fait sa toilette, elle avait passé sa chemise de nuit. Elle partit d’un éclat de rire et dit :
— Je voulais m’habiller en garçon, pendant qu’il s’habillait en fille, je n’en ai pas eu le temps.
— Mes compliments sur cette intimité qui vous permet de tels changements !
— Célestin, murmura Clotilde, si vous continuez à tracasser cette jeune demoiselle qui ressemble tant à mon beau-frère, je la fais téter pour lui donner du courage.
— Non, c’est moi qui téterai, dit Rita !
Clotilde, jugeant que l’impudence la plus outrée sauverait les situations, avait tranquillement rangé sa chemise sur les côtés et montrait tout le haut du corps, bien au-dessous des seins, s’affichant hardiment. Elle nourrissait peut-être un secret désir d’éclabousser Rita, chez laquelle elle devinait une force de nature capable de la surpasser.
Devant une telle magnificence féminine, Clément admira et ne réfléchit pas au lien de famille qui l’unissait à cette femme. Il s’approcha, elle repoussa légèrement Rita et lui tendit un sein en disant :
— Tète, mon petit chien, tète, ma petite Clémente, tu garderas le secret sur tout ce qui se passe ici.
— Oh oui !
Il avait à peine tété, que Rita le saisissait par le bras et s’écriait :
— Cette fille est une mauvaise fille ! Tu as montré tes seins, Clotilde, tu les montres même plus que tantôt, j’ai montré le bout de mes nénés, ce n’est pas ma faute si je n’en ai pas encore beaucoup, elle ne montre rien, je demande que nous la fessions.
— Bravo, ma belle Rita, approuva Célestin.
— Si on me fesse, répliqua Clément s’enhardissant, je fesserai aussi, tant pis si on n’est pas content.
— Fi du petit cochon, dit Clotilde, qui menace, alors qu’on a été gentille à son égard.
— Je ne veux pas qu’on me fesse.
— On te fessera.
— Gros nigaud, lui murmura Célestin à l’oreille, laissez-vous donc faire, vous serez content.
— Vous le conseillez ! Eh bien, voilà mon cul.
— Oh, oh, oh !
Clotilde et Rita s’esclaffèrent, mais détournèrent pudiquement la tête.
— Qui me fesse, cria Clément les jupes en l’air.
— Vas-y, Clotilde, c’est ton droit !
— Il serait capable d’exécuter sa menace.
— Pour sûr que je l’exécuterai.
— Nous le verrons bien.
Clotilde se précipita et lui allongea une dizaine de fortes claques, sans qu’il s’y opposât.
Àla onzième, sa main resta presque plaquée sur le cul, le pelotant inconsciemment, tandis que ses yeux suivaient la queue de Clément qui se gonflait sous l’effet des claques.
Le jeune garçon bombait le cul, ne reculait pas aux claques et comptait les coups : un, deux, trois, etc., jusqu’à douze, relevant de plus en plus les jupes : à la douzième, le ventre aussi nu que le cul, la queue en superbe érection, il exécuta un mouvement de rotation, qui l’amena de trois quarts sur sa belle-sœur : il s’empara de ses jupes et cria :
— À moi de claquer !
— En voici une de plus, répliqua-t-elle, tu ne claqueras pas.
Elle allait se dégager, les bras de Célestin la retinrent.
— Quand on frappe les autres, dit-il, on ne se dérobe pas à leur vengeance.
— Non, non, voulez-vous me laisser !
Elle pouvait implorer, il la retenait fortement et disait à Clément en la retroussant :
— Marche, mon garçon, vois-tu assez son cul ?
— Oui, oui, répondit-il.
Mais il ne frappa pas et se mit à la peloter.
Elle esquissa une tentative de révolte ; Célestin lui appliqua un baiser sur les épaules, tout en ressaisissant les seins qu’il avait en face, et lui dit tout bas :
— Laisse-le donc faire, il t’appartient et il nous appartient.
Elle eut un sourire, un clignement d’yeux et répliqua tout aussi bas :
— Ne faut-il pas que j’aie l’air d’être forcée ! Ah, cochon, tu veux voir faire maintenant ! Il marche, il marche, regarde-le.
Clément s’était agenouillé, baisait son cul, envoyant les mains entre les cuisses, malgré les trépidations des jambes auxquelles elle se livrait pour paraître se défendre. Rita arriva à la rescousse, et comprenant aux regards de Célestin ce qu’il désirait, elle défit les agrafes des jupes dont elle avait attifé Clément, lui retira la tunique, le remettant ainsi en chemise : Célestin pressant sur le buste de Clotilde, la fit choir à quatre pattes sur le tapis.
— Hardi, mon garçon, dit-il en maîtrisant Clotilde, saute-moi là-dessus, montre que tu es un homme.
Il n’avait pas besoin qu’on l’encourageât, le jeune garçon ! Clotilde, excitée par l’incessant pelotage de ses seins, que n’abandonnait pas Célestin, s’affala, présenta la croupe, sur laquelle bondit Clément, et bientôt elle se sentit prendre en levrette.
Alors, Célestin les laissa l’un à l’autre, pour suivre à son aise cette joute. Les veux de Rita brillaient comme des charbons en ignition ; ne perdant rien de ce spectacle, elle se pencha contre la poitrine de Célestin, qui lui saisit le menton avec les doigts, approcha les lèvres de sa bouche, échangea avec elle une brûlante caresse, tout en lui disant dans l’oreille :
— À nous deux, tout à l’heure.
— Oui, murmura-t-elle dans un souffle.
Clément se conduisait fort bien, chevauchait sa belle-sœur, à grands coups de ventre sur les fesses, la patouillant aux seins, comme il avait vu faire Célestin, entrait et ressortait de son conin, et déchargeait enfin pour la seconde fois de la soirée, pour la deuxième fois de sa vie.
Àpeine la jouissance se fut-elle produite, qu’elle s’échappa, se redressa et s’écria :
— Tu en as fait une belle, Clément !
Tout penaud, il se relevait :
— Oh, dit-il, c’était si tentant !
— On résiste, monsieur Clément, riposta-t-elle durement ! Si ton frère, que tu viens de cocufier, apprend jamais cette histoire, il nous tuera tous les deux.
— Qui la lui apprendra ?
— Pas moi certainement.
— Ni moi.
Rita les mena dans son cabinet de toilette.
— Moi d’abord, dit Clotilde, lui ensuite ; je ne veux pas ensemble ! Ce que nous avons fait est une honte.
— Bon, intervint Célestin, je l’emmène chez moi ; vous ne le tourmenterez plus, pour avoir accompli son devoir de galant homme vis-à-vis d’une femme qui le fessa, et puis, lui montra son cul.
— Vous, vous êtes un cochonnier.
— Possible.
Elle riait comme une folle, seule avec Rita dans le cabinet de toilette et lui disait :
— Mes félicitations, drôlette, tu as dégourdi mon beau-frère ! T’a-t-il donné du mal ?
— Pas trop ! Et Célestin ! Il te l’a enfoncé ?
— Il ne m’a pas emportée en chemise dans sa chambre, pour me conter les aventures d’Ali-Baba et des quarante voleurs.
Clotilde était tout à fait à l’aise et n’affichait aucun mécontentement de sa soirée. Sa toilette terminée, elle embrassa Rita et dit :
— Il me semble impossible de croire que tu n’es plus pucelle, montre-moi tes cuisses pour m’en convaincre.
— Tu veux me voir dessous les jupes, tiens, vois.
Rita se troussa jusqu’à la ceinture et Clotilde glissa un doigt entre ses cuisses.
— Oh, tu es parfaitement dépucelée, petite sans vergogne, tu commences de bonne heure : fais attention de ne pas aller trop vite ni trop loin.
On se retrouva au salon. Clément continuait à éprouver quelque embarras ; Célestin marquait moins d’entrain, la soirée s’annonçait finie, du moins pour le quatuor, Clotilde remit son corsage, témoigna son intention de partir.
— Déjà, dit pour la forme Célestin.
— Il est plus de minuit, cher voisin.
— Rajustée, elle reconquérait ses séductions du début, Célestin lui prit la main et insista :
— Encore une coupe.
— Non, il est temps de se coucher.
— On se reverra.
— Oh ça, qui sait ! D’ailleurs, vous me devez une visite.
— Demain ?
— Impossible, je pars à trois heures pour Rouen.
— Vous partez !
— Pour quatre à cinq jours, chez mes parents. C’est décidé depuis longtemps.
— Vous ne nous en aviez pas parlé.
— Prévoyais-je notre intimité !
Elle se tenait debout sur la porte, prête à se retirer, Rita était allée chercher une lampe pour la donner à Clément, afin de s’éclairer dans l’escalier, Célestin eut encore le désir de lui toucher la poitrine, elle la bomba et dit :
— Allez-y, puisque ça vous cause tant de plaisir, mais par dessus le corsage : d’ailleurs vous n’êtes pas à plaindre, vous avez une consolation.
Il pelota par dessus le corsage et demanda :
— Ce départ pour Rouen est vraiment résolu ?
— Pas moyen de l’éviter.
— Savez-vous ce qui serait gentil !
— Dites vite.
— Demain, nous allons avec Rita au manège, nous vous conduirons en voiture à la gare et vous y laisserons.
— Entendu ! Je serai prête à deux heures et demie, nous aurons le temps de faire plus ample connaissance durant le trajet.
— Ne commence-t-on pas à bien se connaître !
— Jamais assez, après… une telle soirée !
On était dans le vestibule, Rita ouvrit la porte, il attira Clotilde dans ses bras et l’embrassa ; Clément ne s’en préoccupa pas, il embrassait Rita ; les deux amies à leur tour échangèrent la caresse d’adieu.
Rita et Célestin rentrèrent dans la salle à manger ; la fillette s’apprêtait à supprimer une grande partie de l’éclairage, lorsqu’il la mit sur ses genoux, la renversa à demi sur l’arrière, colla la bouche sur la sienne et lui dit :
— Tu l’as fait avec ce dadais ?
— On ne l’avoue pas.
— Tu me dois l’aveu de tes moindres actes, surtout maintenant, ou nous ne serons plus amis.
— Oui, je l’ai fait, et il ne savait pas le faire, lui !
Il lui fourra la main dans les cuisses, lui pelota son petit con et murmura :
— Ainsi donc, déjà ce petit trou, que j’ai percé avec tant de peine, s’est ouvert pour un autre.
— En as-tu du chagrin ?
— Il m’appartenait à moi seul.
— Tu ne me l’as pas défendu pour Clément ! Et puis, ne l’as-tu pas enfoncé à Clotilde, grâce à cela.
Il la chatouillait, elle s’abandonnait, appuyant la tête sur son épaule, apportant les lèvres, quand elle voyait sa bouche approcher pour les lui demander.
Des cuisses, du clitoris, la main se faufilait à la poitrine, aux tous petits seins qui pointillaient, elle dit :
— Elle a de bien beaux nénés, Clotilde, et tu les aimes bien, tu ne cessais de les tripoter.
— Ils n’enlèvent pas leur mérite à ces jeunes fruits qui mûriront.
— Je ne les aurai jamais comme elle !
— Qui l’assurerait !
Les lèvres clouaient les bouches l’une à l’autre.
— Ah, murmura-t-elle, comme c’est bon d’être nous deux ! Clément est un niais, il faut tout lui apprendre ! Tu sais, il ne s’amuse pas à toucher, comme toi ; il est venu sur moi et il m’a obéi lorsque je lui ai dit d’appuyer son ventre contre le mien, de pousser sa machine contre mon petit coin, il n’a rien fait d’autre.
Il l’avait mise en chemise, comme il fit tantôt pour Clotilde, il la prit de même dans ses bras et il allait aussi l’emporter dans sa chambre, lorsque les bras noués autour de son cou, elle ajouta :
— Éteignons tout, nous ne reviendrons plus ici.
La portant dans ses bras, il s’occupa de tourner les boutons électriques, semant les jupes à terre, arriva triomphalement dans sa chambre.
Là, il se posta devant une glace et dit :
— Regarde-toi, petit bébé, regarde-toi dans la glace, il me semble que tu es la plus jolie de toutes.
Elle se contempla de la sorte dans les bras de cet homme, s’adressa un sourire, lui envoya un baiser dans la glace et répondit :
— La plus jolie, la plus jolie, et Agathe !
— Oh, elle est bien loin ! Lève ta chemise devant la glace, que tu y admires ton petit trou, tes poils.
Elle la tira à elle, se regarda le nombril et dit :
— Mes poils ont noirci, ils sont plus foncés que ceux de Clotilde.
— Tu as une toison de brune.
Il y envoya la main, elle avait haussé la chemise jusqu’à son cou, elle se toucha les seins et murmura :
— Je voudrais en avoir comme Clotilde, puisque tu les aimes tant que ça.
— Ne t’en affliges pas, ils te dépareraient actuellement.
Il s’éloigna de la glace, la déposa sur le lit à quatre pattes, lui releva la chemise sur le cul, la dévora de feuilles de roses : puis, se sentant à point, il se dévêtit, elle jeta sa chemise sur le tapis, en même temps qu’il ôtait la sienne, et se plaça sur le dos pour le recevoir dans ses bras.
Mais il s’étendit à côté, l’attira contre sa poitrine et recommença à lui lécher les lèvres, la bouche, ce qui amena en elle une telle effervescence qu’elle tressauta comme une folle, lui tripota la queue et les fesses et lui souffla dans l’oreille :
— Laisse-moi te caresser à mon idée.
— Va, ma petite Rita, il est bien juste que tu cherches aussi ton plaisir.
Elle coula sur son corps comme une couleuvre, et la tête dans ses cuisses, se mit à le sucer avec force baisers et lippettes : puis, elle voulut le voir de dos ; il se coucha sur le ventre et comme une limace elle rampa la langue tout le long de la raie de son cul, lui pelotant les fesses, lui chatouillant les couilles avec les mains, acquérant la science de volupté sur ce corps mâle qui se prêtait à ses jeux.
La queue était en pleine érection ; Rita avait le feu dans les veines : elle remonta près de sa poitrine, lui saisit la tête avec les mains et murmura :
— Viens, viens, baise-moi.
Elle le demandait ! Ses cuisses ne tardèrent pas à recevoir l’assaut, Célestin s’y plaça et la queue franchit une fois de plus ce jeune conin, tout à fait initié aux choses de l’amour.
Ils s’en donnèrent, ils s’en donnèrent, ralentissant et accentuant les mouvements pour bien savourer leur félicité ; il fut le maître de cette âme qui communia avec la sienne dans le délire des spasmes.
Possédée, polluée dedans et dehors, elle allait le quitter, les dernières pulsations de la volupté ayant vibré, il la pressa contre son cœur, la retint, ils s’enfournèrent tous les deux dans les draps, il lui posa la tête sur son épaule et dit :
— Dors près de moi, ma petite Rita, tu t’en iras au matin.
— Oh, quel bonheur, quel bonheur, tu es mon petit mari !
Elle ferma les yeux, la main sur la queue, peu à peu sa pensée se troubla et le sommeil la saisit.