L. PROTAT.
MAMELLES. Les tétons.
_O contours veloutés, mamelles féminines!_
CANTEL.
Hélas! qui pourrait voir sans rougir des femmes et des jeunes filles entièrement découvertes, étaler sans honte, jusque dans la maison du Seigneur, leurs mamelles toutes nues... Dans le principe du moins, ces mondaines ont commencé par échancrer le bord et le dehors de leurs habits. Puis, cette échancrure a gagné jusqu’à la chemise, que dis-je? jusqu’à la chair toute nue. A la fin, elles ont tellement rongé et échancré le derrière et le devant de leurs habits, que les épaules et les tétons en sont demeurés tout-à-fait nus.
(_Discours sur la nudité des mamelles._)
MANCHE (Le). Le vit, que la femme empoigne quand elle désire en être cognée.
Je l’empoignai par le manche et le menai au pied du lit, où je me couchai à la renverse, l’attirant dessus moi: je m’enconnai moi-même son vit dans mon con jusques aux gardes.
MILILOT.
_Mais, belles, sachez qu’un beau manche Réchauffe aussi bien qu’un manchon._
THÉOPHILE.
MANCHON DE LA FEMME. Les poils qui constituent sa motte, assez fournie pour tenir lieu de manchon.
_Et la tribune de Florence Au cant choqué montre Vénus Baignant avec indifférence Dans son manchon ses doigts menus._
TH. GAUTIER.
_Je n’ prêt’ pas mon manchon Mignon, Je n’ prêt’ pas mon manchon._
LAUJON.
MANGER L’ANGUILLE SANS LA SAUCE. Retirer vivement la pine d’un homme au moment où il va décharger, afin de n’avoir pas d’enfant de lui,—la sauce de cette anguille étant fort agréable, mais aussi pleine d’inconvénients.
_Prenez donc des précautions! Sans la sauce mangez l’anguille! Beau moyen si bien éprouvé: J’en suis pour un enfant trouvé._
BÉRANGER.
MANGEUR DE BLANC. Souteneur de filles, maquereau qui vit du—sperme dépensé par les autres hommes, avec de l’argent, au profit de sa maîtresse, etc.
_Mangeons du blanc! mangeons du blanc! Ça vaut mieux que manger du flan! Mangeons du blanc jusqu’à l’aurore, Et que Phœbus nous trouve encore Mangeant du blanc!_
LEMERCIER DE NEUVILLE.
Je voulais tâter du métier de miché, mais je vois que celui de mangeur de blanc est encore le meilleur.
LEMERCIER DE NEUVILLE.
MANGER DE LA CHAIR CRUE. Faire l’acte vénérien.
Si elles savaient ce que c’était de manger de la chair crue la nuit.
MARGUERITE DE NAVARRE.
MANGER LE FRUIT D’UNE FEMME. Gamahucher une femme, enceinte peut-être.
Prends garde!... Tu vas manger mon fruit.
JEAN DU BOYS.
Jean, rentrant chez lui, à l’improviste, trouve Pierre, son voisin, la tête entre les cuisses de sa femme, et bien en train de la gamahucher.—Fouchtra! s’écrie-t-il, cha m’étonne plus, chi je n’ai pas d’enfants; j’en fais tous les jours, et Pierre me les mange!
MANIER. Peloter une femme—ou un homme.
Mais, Monsieur, vous baisez mes fesses à tout moment; vous me maniez partout!
LA POPELINIÈRE.
On ne peut donc sans scandale manier un peu les breloques du monde?—Sacrebleu! quelles breloques! c’est bien aussi la montre, ma foi.
A. DE NERCIAT. (_Les Aphrodites._)
Ma bonne, disait Rosette, il veut toujours me faire manier sa sottise et prendre la mienne.
LA POPELINIÈRE.
_C’est des marlous, n’y prends pas garde; Viens, que j’ te magne ton outil._
H. MONNIER.
MANIÈRE. Se dit du faire particulier aux femmes galantes qui, souvent, ont autant de manières que les plus illustres artistes,—première manière, seconde manière, etc.
_Changer de sesque, c’est fort mal Quand on n’est plus dans l’ carnaval; P’t-être aussi qu’ vous changez d’ manière Et qu’aux femmes vous voulez plaire; Ce s’rait deux bons goûts à la fois. J’ vous crois fait’ pour en avoir trois._
BÉRANGER.
MANŒUVRER DU CUL. Remuer des fesses quand on est sous l’homme, soit pour l’aider à décharger, soit parce que la jouissance arrache à la femme d’involontaires et lascives torsions de croupe.
_Fait l’étroite pour lui, même quand elle est large, Et manœuvrant du cul, jouit quand il décharge._