‹ Errantes et VagabondesChapitre 21 sur 46 · À la mémoire de Victor Hugo

À la mémoire de Victor Hugo

Où portes-tu tes pas, ô rêveur triste et sombre ? »
« Des hêtres, des sapins je vais rechercher l’ombre,
Et redire aux échos les sublimes accents
— C’est ma manière, à moi, de fêter le printemps —
Du Poète immortel dont s’honore la Gloire. »
Muse, pourrais-tu mieux célébrer sa mémoire
Que de chanter sur ta lyre voilée, en deuil,
Ses hymnes, chants divins ? Devant ton froid linceuil
Ô chantre des amours, des rues, des bois, des ondes,
Puissant génie, aussi vivace que les mondes,
À t’évoquer on sent comme un parfum de fleur !
À ta coupe enchantée heureux est qui s’enivre !
Hugo, près de ton œuvre il est si doux de vivre !
Car plus on te voit grand, plus on se sent meilleur.

20 juin 1886.

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