‹ Errantes et VagabondesChapitre 25 sur 46 · Éloge de Victor Hugo

Éloge de Victor Hugo

Quoi ! vouloir chanter le Grand Maître,
Dont le vers, unique en son vol,
Au pilori cloua le Traître ;
Immortalisa Dona Sol !
Aigle, dont le puissant coup d’aile
Du Pinde atteignant le sommet,
En fit jaillir cette étincelle
Qu’aux grands génies, seuls, Dieu promet !…
Chantre divin, chantre sublime,
Chantre des fleurs et des sillons,
Toujours prêt à flétrir le crime…
Barde des revendications.
Du peuple qui t’aime et qui t’acclame,
Maître, permets qu’à ton soleil
Je puise un rayon, une flamme !
Ou sinon, dans son lourd sommeil,
Ma muse folle, audacieuse,
Retombera ! sans avoir pu
Redire — elle n’est point flatteuse —
Qu’en ce siècle, où nul n’est repu,
Il fut chéri de la Gloire,
Comme sa plus vive lueur,
Celui qui gagna dans l’Histoire
L’Immortalité par le cœur.

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