‹ Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IVChapitre 179 sur 241 · CHAPITRE LV.

CHAPITRE LV.

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3, +Plutarque+.--_Vie d’Alexandre_, I.

5, +D’estre... senteur+.--Var. des éd. ant.: _de ne sentir rien de mauuais_.

9, +Nihil olet+.--PLAUTE, _Mostell._, I, 3, 116.--Montaigne, après avoir cité ce vers, le traduit en le modifiant quelque peu: «L’odeur de la femme, dit exactement le poète, est normale, est bonne, quand elle ne sent rien.»

10, +Rien+.--L’éd. de 88 et l’ex. de Bordeaux aj.: _comme on dict que la meilleure odeur de ses actions, c’est qu’elles soient insensibles et sourdes_.--«Une bonne réputation vaut mieux qu’un bon parfum,» dit l’ECCLÉSIASTE, VII, 1, mais en l’appliquant à tous, hommes et femmes.

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5, +L’air+.--La science moderne attribue la contagion à l’existence d’êtres réels bien qu’infiniment petits: bacilles, microbes; ce sont eux qui, d’après elle, sont la cause et produisent l’effet; l’odeur n’est jamais qu’un indice et une conséquence.

7, +Socrates+.--DIOGÈNE LAERCE, II, 25.

16, +Contemplation+.--L’encens, brûlé lors des sacrifices, semble plutôt avoir eu pour objet dans le principe de combattre les émanations des foules assemblées dans les temples et aussi l’odeur du sang provenant des victimes immolées.

20, +Thunes+.--Muley Haçan, bey de Tunis, qu’au chap. VIII du liv. II, Montaigne appelle Muleasses. Il vint à Naples en 1543, mais il n’y trouva pas Charles-Quint qu’il venait implorer contre les Turcs qui le menaçaient. A son retour, son fils, qui en son absence s’était emparé du pouvoir, lui fit crever les yeux.

23, +Parties+.--Ses livres de compte, ses mémoires de dépense.

23, +Ducats+.--Monnaie d’or de la valeur de 9 à 11 francs.

30, +Boue+.--Par marais, il faut entendre les lagunes qui entourent Venise et les canaux si nombreux qui s’y trouvent et qui exhalent souvent des odeurs pestilentielles.--A Paris, la voirie n’était ni établie, ni entretenue comme aujourd’hui, et la boue, dans la mauvaise saison, était une des grandes incommodités de Paris; Boileau, bien que de son temps (1660) elle se fût bien améliorée, nous en a conservé le souvenir dans une de ses satires:

«Six chevaux attelés à ce fardeau pesant, Ont peine à l’émouvoir sur le pavé glissant; D’un carrosse, en tournant, il accroche la roue, Et du choc le renverse en un grand tas de boue.»