‹ ÉthiqueChapitre 281 sur 459 · Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Troisième partie : De l’origine et de la nature des affections · DÉMONSTRATION

Sitôt que nous imaginons un objet que nous avons vu avec d’autres, il nous souvient aussi des autres (Prop. 18, p. II, voir aussi le Scolie), et ainsi de la considération de l’un nous tombons aussitôt dans la considération d’un autre. Et telle est aussi la condition d’un objet si nous imaginons qu’il n’a rien qui ne soit commun à plusieurs. Nous supposons par cela même en effet que nous ne considérons rien en lui, que nous n’ayons vu auparavant conjointement à d’autres. Mais, quand nous supposons que nous imaginons dans un objet quelque chose de singulier, que nous n’avons jamais vu auparavant, nous ne disons rien d’autre sinon que l’Âme, pendant qu’elle considère cet objet, n’a rien en elle dans la considération de quoi la considération de cet objet puisse la faire tomber ; et ainsi elle est déterminée à le considérer uniquement. Donc si un objet, etc. C. Q. F. D.

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