Chapitre 105 Avoir de l’argent
Avez-vous lu le Consulat et l’Empire de Thiers ? Ce qui paraît tenir le plus de place dans cette histoire, d’ailleurs inexacte, de la plus grande époque du monde, c’est l’argent. L’encombrante question financière marche tout le temps sur les pieds de l’héroïsme et de la victoire.
Napoléon avait de l’argent ! et il en donnait immensément à ses serviteurs souvent infidèles. Cela hypnotise Thiers qui fait le compte de toutes les sommes versées à chacun des généraux de la grande armée, après la merveilleuse campagne de 1805. Il sait à quels lecteurs il s’adresse et il leur sert exactement ce qui peut leur plaire, étant plus qu’eux-mêmes et par son expérience personnelle, un appréciateur compétent de la quantité de monnaie dont il convient de récompenser le mérite et de rémunérer la gloire.
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