‹ Fétichisme amoureuxChapitre 3 sur 14 · 03

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Dans la chambre de Thérèse, Gonzague alla droit au meuble indispensable et en sortit l’ustensile, n’offrant rien de particulier sur les autres. Récipient à la forme bien connue, de petite grandeur, sans l’œil dans le fond pour inspecter la qualité des gens s’en servant, il reluisait dans sa faïence ordinaire, plutôt bourgeoise qu’aristocratique ou courtisanesque, ne trahissant rien de plus remarquable que ceux utilisés dans le plus vulgaire des mondes.

Thérèse ne se préoccupait pas du luxe de sa vaisselle nocturne, et elle demeura interloquée en voyant Gonzague considérer le vase avec beaucoup d’amour, le tourner en tous sens, le peloter comme il l’aurait pelotée elle-même, le presser contre sa poitrine, s’irradier les yeux sur son creux, et enfin s’exclamer :

— Que de révélations dans ce petit, petit indispensable ! Dis, dis, tu ne t’assieds pas dessus, et ses bords n’embrassent pas les chairs satinées de ton beau postérieur ! Tu le régales plus par la vue que par le toucher ! Mais qu’importe ! Tu l’élèves légèrement vers tes cuisses.

— Tais-toi, vilain.

— Il admire ton con, ton chat, ton bouton, et il clapote à ton pipi qui frétille, éclabousse, et parfois rebondit sur tes poils.

— Jamais, cochon, salaud.

— Il tape sur ta cuisse gauche, sur ta cuisse droite, il te chatouille la main par son anse, tu verses encore une petite gouttelette.

— Tu es décidément un sale.

— Ne dis pas ça ! Je suis un fervent adorateur de tout ce qui tient à la femme !

— Je t’assure bien que je ne tiens pas le moins du monde à ce vase.

— C’est bien pour cela que je suis certain de l’emporter.

— Tu l’emporteras ?

— Bien empaqueté, et je banderai tout le long du chemin.

— Tu ne banderas pas quand tu sortiras d’ici. Laisse ce vase, et place-le où il te plaira le mieux, espèce de maniaque.

— Nous allons le mettre sur le meuble, au lieu de l’enfermer dedans, et je te baiserai à ses pieds.

— Tu es maboule, mon chien ! Enfin, ce que tu veux, je le veux. Un mot cependant. Faudra-t-il te donner tous ses remplaçants ?

— Non, celui-là me suffit.

— Et… tu en as beaucoup… pour lui tenir compagnie ?

— Ceci est un secret, sur lequel le silence s’impose de rigueur.

— Bah ! tu peux bien me le dire. Je t’ai donné mon pot de chambre ! Que veux-tu que ça me fasse de le voir figurer dans ta collection de cet article ?

— Je t’ai baisée, et…

— En effet, il est la preuve du coup tiré ! Ah ben, t’en as du coton, mon loup ! Quel ciboulot ! Tu me la colles ! Tous les autres représentent des cons où tu as lancé ton jus ! Tu es plus fort que maboule, mon beau. Mais je te préviens, petit Hercule tu es un bon fouteur, je te garderai, je te le promets, et ta collection ne s’augmentera plus beaucoup.

— Je ne m’en plaindrai pas ! Si tu me gardes, j’y verrai que tu m’aimes… un peu, et je serais un serin de ne pas en profiter ! Ah ! ce que tu es belle dans la crânerie de tes chairs et de tes formes ! Ô ! vase de la plus charmante des femmes, je vais lui tirer un bon coup, et je te supplie de me pousser du sperme dans les couilles en aussi grande quantité qu’elle versa du pissat dans tes flancs !

— Ah ! quel sale, quel salaud ! Mais tu bandes comme un taureau et…

Elle n’ajouta pas un mot. Gonzague avait placé le vase sur le meuble qui tantôt l’enfermait, et se mettait en posture de la prendre en levrette ; elle aspirait après l’assaut de cette merveilleuse queue, qui fonctionnait avec tant de vigueur. Puis, voulant l’enflammer encore davantage, à mesure qu’elle s’enfonçait dans son con, elle esquissa un pas en avant qui la fit ressortir, elle marcha à quatre pattes, l’attirant après elle comme si elle était prête à se laisser reprendre, se dirigeant de droite et de gauche, évoluant avec beaucoup d’adresse à travers la chambre ; il la poursuivait, animé d’une folle sensualité, la tête à hauteur de sa croupe, qu’il visait à enjamber, et il se délectait de ce jeu qui allongeait son plaisir. Dans cette chasse à l’enconnage, dans l’extase des regards qu’il jetait sur les fesses, les cuisses, les mollets de la gentille personne, peu à peu il perdait du terrain, et il risquait de la laisser échapper au fluide qu’il croyait lui envoyer. Ne résistant pas au désir de la maîtriser, il lui saisit un pied et l’arrêta dans sa course. Ayant devant les yeux ses fesses, il les fouetta à pleines mains.

— Méchant, méchant, cria-t-elle, ne me bats pas ainsi, ou je ne te pardonne pas.

Ne pas fouetter si joli cul qui ne se dérobait pas, et dont les blanches rondeurs semblaient au contraire inviter aux plus violentes manipulations. Il redoubla les claques, répliqua :

— Ne m’as-tu pas fouetté ?

— Tu me le demandais, ingrat. Ne me fesse pas, ou je ne te laisse pas baiser.

— Je veux te fouetter, et je fouetterai ! Tu as un trop beau cul pour que je n’en offre pas le régal à ma main.

— Ah ! tu prétends me désobéir, eh bien, attends !

Avant qu’il ne s’y fût opposé, elle bondissait deux pas plus loin, se redressait, et, debout, les bras croisés, dans une pose pleine d’audace, qui donnait des lueurs fulgurantes à la beauté de ses chairs, elle dit :

— Prosterne-toi devant moi, cochon, ou je te fais flanquer à la porte tel que tu es.

— Me prosterner, oh oui ! Te baiser les pieds, les genoux, mais je ne me lasserai pas de te couvrir de caresses !

Il se vautrait, le front contre terre, il baisait les petites mules de satin bleu qu’elle avait conservées ; il adorait ses genoux, qu’il serrait contre ses bras ; il allait se lancer à expédier de brûlantes caresses, plus en haut, vers les cuisses, elle le fit ressauter en le grattant sous les couilles du bout des pieds. Il s’empara alors d’elle sans qu’elle se défendit, il l’attira sur le tapis, et elle se prêta à son désir ; mais elle s’étalait encore, couchée sur le dos, les bras ouverts, les cuisses écartées invitant à l’assaut d’amour, il ne pouvait plus choisir sa pose, il la grimpa prestement, enfournant sa queue dans le vagin, et ils tressaillirent de nouveau dans les divins spasmes.

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