II
L'amour de la science, la confiance dans ses méthodes, l'admiration pour ses progrès caractérisent les hommes du second Empire, et devaient agir sur leur philosophie. Mais cette philosophie nouvelle rencontrait l'opposition de la philosophie classique, maîtresse de l'enseignement, c'est-à-dire de la philosophie éclectique. Lorsque Duruy remplaça la classe de «logique» par le programme complet de philosophie tel qu'on l'enseignait jusqu'en 1851, ce furent la psychologie et la métaphysique de Victor Cousin qui reprirent leur place dans les leçons des professeurs. Cousin avait préconisé, à l'époque de sa toute-puissance, l'accord entre la philosophie et la religion; il poursuivit la même alliance quand l'Empire lui eut enlevé son autorité universitaire. Lui-même donnait l'exemple dans les nouvelles éditions de ses ouvrages, corrigeant, retranchant, adoucissant toujours. En même temps il entamait des pourparlers compliqués avec Rome, offrant des concessions, refusant une soumission. Les catholiques intransigeants s'efforcèrent d'obtenir une condamnation formelle de ses écrits; Pie IX, plus indulgent, finit par décider l'ajournement indéfini de la sentence de l'Index[314]. Le philosophe reconnaissant vint s'asseoir à côté de l'archevêque de Paris au pied de la chaire de Notre-Dame pendant les conférences du Père Hyacinthe[315].
[314] Barthélemy Saint-Hilaire, _M. Victor Cousin_, II, p. 64 sqq.
[315] Ce mélange de politique et de conviction apparaît dans le langage que tenait Cousin, peu de temps avant sa mort, à son ami Dubois: «Oui, mon ami, le Dieu de Socrate et de Platon, Jésus, mais Jésus seul. On doit bien le savoir, et si je suis ici, on viendra à mon chevet, l'archevêque de Paris, par exemple, qui me veut du bien; je lui dirai mon affaire, comme je vous la dis là, et il fera ensuite comme il l'entendra, et il entendra bien, et en homme de sens, j'en suis sûr.» (Dubois, _Cousin, Jouffroy, Damiron_, p. 98). Il disait vers le même temps à son élève Waddington: «Vous savez combien j'ai toujours eu horreur du radicalisme en politique et en philosophie; comment ne le condamnerais-je pas dans le domaine de la religion?» (ibid., p. 242).
De même que lui, Guizot continuait à dire que la société moderne a besoin du christianisme. La révolution de 1848, l'avènement de la démocratie qu'il détestait, une attention plus grande apportée aux choses religieuses depuis qu'il avait quitté la politique, accentuaient chez lui une conviction qui remontait aux premiers temps de sa vie. Mais cet apologiste de la foi chrétienne était un partisan des principes de 1789. Les droits et la dignité de l'individu, affirmés par la Révolution, ne sont-ils pas dans l'Évangile? demandait Guizot; le mot de saint Pierre, «mieux vaut obéir à Dieu qu'aux hommes», ne justifie-t-il pas la résistance à l'oppression? Quant à la science, on ne saurait l'opposer à la religion, puisqu'elles ne se rencontrent pas dans le même domaine. La conciliation avec le présent demeure évidemment plus facile pour les églises protestantes; mais le catholicisme a dû apprendre, par l'expérience de ces cinquante dernières années, combien il gagne à se tenir éloigné de la politique. Le catholicisme et le protestantisme sont appelés, sinon à fusionner, du moins à s'allier dans l'intérêt de la société[316].
[316] V. _L'Eglise et la société chrétienne_ (1861) et les _Méditations_ (1866). Le _Syllabus_ l'irrita, sans lui faire perdre courage.
Ces idées de conciliation, chères aux deux maîtres de la bourgeoisie orléaniste, rencontraient l'appui de la plupart de leurs élèves. Darimon et Saisset les soutinrent avec une conviction sincère dans leurs leçons de la Sorbonne et témoignèrent une sympathie de plus en plus marquée pour le christianisme. Jules Simon différait d'eux par ses opinions politiques, mais nullement par sa foi philosophique. Un autre philosophe mêlé à la politique, ami intime de Cousin, républicain de vieille date comme Jules Simon, Barthélemy Saint-Hilaire, insistait sur la coexistence nécessaire entre la foi et la raison, sur la sympathie qui doit unir la philosophie spiritualiste et le christianisme[317]. Même sympathie pour la religion chrétienne chez les spiritualistes affranchis de l'influence de Cousin, comme Ravaisson et Lachelier. Un disciple indépendant de l'école éclectique, Rémusat, tenait un langage semblable; il aimait à citer les catholiques tolérants, un Maret, un Gratry, et ne cachait pas son goût pour les théories moyennes[318]. Mais sa franchise lui faisait avouer que l'éclectisme avait trop voulu concilier les inconciliables: «Elèves des modestes sages de l'Ecosse, nous sommes tous enclins à faire trop peu de compte des difficultés et à passer par-dessus certaines contradictions que la pratique peut tolérer, mais non la science[319].» Cette même liberté d'esprit permettait à Rémusat de protester contre l'injustice de ses amis envers les penseurs du siècle précédent[320].
[317] V. dans son livre, _Mahomet et le Coran_, la préface intitulée «Des devoirs mutuels de la philosophie et de la religion.»
[318] Il applaudit aux efforts de ceux qui, «fuyant les doctrines exclusives, absolues, travaillent à rendre possible l'harmonie des principes et des croyances qui ennoblissent ou consolent l'humanité.» (_Philosophie religieuse_, p. 98).
[319] _Ibid._, p. 174.
[320] Au dix-huitième siècle, dit-il, «la philosophie manque souvent de grandeur, et l'esprit humain ne s'est jamais senti si grand. La doctrine est sans élévation, et les desseins sont sublimes... La société formée par ces maîtres si décriés aujourd'hui a produit la noble génération dont nous avons vu s'éteindre les derniers restes. Ces disciples d'une école tant outragée, où sont donc leurs pareils en générosité, en indépendance, en désintéressement, en courage?» (_Politique libérale_, pp. 80 et 101.)
Si Rémusat lui-même critiquait la prudence excessive de la philosophie éclectique, les concessions de Cousin au clergé, les corrections continuelles faites à ses livres étonnaient et irritaient ceux qui n'appartenaient point à l'école. Un prélat intransigeant, Pie, les relevait avec dédain[321]. Un libéral modéré, Laboulaye, se plaignait que la philosophie n'osât pas aborder les sujets traités par la religion[322]. Les anticléricaux tels que Guéroult dénonçaient la reculade honteuse de la philosophie universitaire[323]. Mais ce furent surtout les apôtres de la science, les maîtres de la jeunesse nouvelle, Renan et Taine, qui se chargèrent de l'exécution.
[321] «Il est bien un peu étonnant qu'on ne puisse jamais raisonner d'après une édition quelconque des œuvres philosophiques de certains hommes illustres, sans devoir s'enquérir préalablement si depuis l'année précédente ils n'ont pas changé d'avis, s'ils n'ont pas énoncé une nouvelle doctrine, ou repris une doctrine plus ancienne qu'ils avaient abandonnée.» (_Œuvres de Mgr l'évêque de Poitiers_, III, p. 252).
[322] «Jamais une conscience délicate n'acceptera cette politique, dictée sans doute par des motifs honorables, mais qui sent le mensonge et l'hypocrisie. Si le christianisme est faux, attaquez-le franchement, c'est un devoir; si le christianisme est vrai, faites-lui sa place dans la science et dans la vie» (_La liberté religieuse_, préface). Le sévère et clairvoyant ami de Cousin, Dubois, écrivait aussi dans ses notes: «M. Cousin efface avec le plus grand soin toutes ses sévérités contre la philosophie écossaise, toutes ses aspirations aux grands problèmes ontologiques, communs aux religions et à la philosophie.» (_Cousin, Jouffroy, Damiron_, p. 93.)
[323] Guéroult, _Etudes_, p. 54 sqq.
Renan consacra au philosophe un de ces articles élogieux et courtois d'où le blâme ressortait d'autant plus sévère. Cousin, dit-il, est avant tout un grand orateur: «Toutes les doctrines ne sont pas également éloquentes, et je crois bien que plus d'une fois M. Cousin a dû se laisser entraîner vers certaines opinions autant par la considération des beaux développement auxquels elles prêtaient que par des démonstrations purement scientifiques». Cousin est aussi un politique, persuadé comme Royer-Collard que chaque gouvernement a sa philosophie: «est-ce que chaque gouvernement a sa chimie, sa physique ou son astronomie? est-ce que chaque gouvernement a sa philologie?» Cette politique est particulièrement dangereuse quand elle veut régler les rapports de la science avec la religion. «C'est une position difficile que celle de catholique malgré l'Église»; c'est celle qu'a prise le chef de l'éclectisme[324].
[324] _Essais de morale et de critique._ Renan voit dans Cousin le représentant de son époque: «L'idée d'une science indépendante, supérieure ou, si l'on veut, étrangère à la politique, n'est pas le fait de la génération à laquelle appartient M. Cousin.»
Taine était entré à l'École Normale en 1848, déjà détaché des idées religieuses, imbu de spinozisme, plein de respect, de passion pour cette vérité rationnelle et scientifique dont il parlait à ses jeunes amis avec l'accent d'un apôtre. Devenu professeur, il eut à subir deux persécutions, celle du clergé, celle de la philosophie officielle. La première se dissimula sous des formes polies. A Nevers, l'aumônier l'avertit de lui signaler ceux de ses élèves qui montreraient de l'irréligion[325]; le recteur, un prêtre universitaire bienveillant, lui conseilla la prudence[326]; il se vit contraint d'aller au sermon[327]. A Poitiers, on lui interdit de laisser lire à un de ses élèves les _Provinciales_; on lui ordonna de faire à l'entrée en classe la prière en latin, qu'il abrégea d'ailleurs de moitié[328]. La seconde persécution fut beaucoup plus pénible pour lui: obligé, pour être admis au doctorat, de renoncer à ses études sur les sensations et de choisir pour sa thèse un sujet littéraire inoffensif, il se consolait en lisant Hegel et en complétant ses études scientifiques. Enfin il quitta l'Université, résolu à dire son fait à cette philosophie qui opprimait la pensée. On le vit dans son livre sur _Les philosophes classiques du dix-neuvième siècle en France_.
[325] Taine, _Correspondance_, I, p. 138.
[326] _Ibid._, I, p. 147.
[327] _Ibid._, p. 203.
[328] _Ibid._, pp. 237 et 259.
L'attaque est aussi franche que celle de Renan, mais dépourvue des formules flatteuses et courtoises dont celui-ci l'enguirlandait. Royer-Collard, Cousin, Jouffroy sont analysés, disséqués impitoyablement. L'éclectisme a réussi, parce qu'il répondait au goût des hommes de la Restauration pour la rêverie métaphysique. Après 1830, il est devenu philosophie d'État en multipliant les avances au clergé. «La doctrine, telle qu'elle est aujourd'hui, est fort voisine du christianisme, et recueille naturellement tous ceux qui en tombent. Nul oreiller n'est plus doux, plus semblable au paisible lit qu'on vient de quitter, meilleur pour retenir ceux qui n'aiment pas à courir les aventures de l'esprit». Mais ce système n'a plus de prise sur la foule: «il n'a plus l'air d'une philosophie, mais d'un dépôt»[329]. La génération nouvelle reprend goût à l'analyse. «On relit le dix-huitième siècle; sous les moqueries légères, on trouve des idées profondes; sous l'ironie perpétuelle, on trouve la générosité habituelle; sous les ruines visibles, on trouve des bâtisses inaperçues. Quelques personnes commencent à redouter le sentiment, à discuter l'enthousiasme, à rechercher les faits, à aimer les preuves[330]».
[329] Cette philosophie, dit encore Taine, «est restée dans un coin, amie de la littérature, divorcée des sciences, au lieu d'être, comme les philosophies précédentes, la science gouvernante et rénovatrice» (p. 293). Elle ne ressemble pas à un grand fleuve: «c'est une baignoire bien propre, bien reposée et bien tiède, où les pères, par précaution de santé, mettent leurs enfants» (p. 311).
[330] P. 313.
Le livre causa une profonde émotion dans le monde universitaire, puis il pénétra dans le grand public et fonda la renommée de Taine[331]. Désormais il allait poursuivre sa glorieuse carrière, étendant ses vues, s'intéressant à l'art autant qu'à la philosophie, mais demeurant avant tout le défenseur de la science, qui lui inspirait des éloges enthousiastes. Sa déférence pour Guizot ne l'empêchait pas de réclamer vivement quand le grand protestant déclarait croire à la création de l'homme par Dieu[332]. Sa conception du déterminisme scientifique fut précisée avec plus de force que jamais dans _l'Histoire de la littérature anglaise_; l'introduction montra dans la race, le milieu et le moment, les causes générales qui expliquent le développement de la littérature, de la religion, du régime politique, de tous les grands phénomènes sociaux. Cette synthèse puissante, cette philosophie de la science, présentée dans une langue claire et forte, agit profondément sur la jeunesse pensante vers la fin de l'Empire. Un des représentants les plus illustres de cette génération l'a montré: «La pensée de ce puissant esprit, dit Anatole France, nous inspira, vers 1870, un ardent enthousiasme, une sorte de religion, ce que j'appellerai le culte dynamique de la vie. Ce qu'il nous apportait, c'était la méthode et l'observation, c'était le fait et l'idée, c'était la philosophie et l'histoire, c'était la science enfin. Et ce dont il nous débarrassait, c'était l'odieux spiritualisme d'école, c'était l'abominable Cousin et son abominable école; c'était l'ange universitaire montrant d'un geste académique le ciel de Platon et de Jésus-Christ[333]».
[331] Sarcey a vivement décrit l'effet causé par ce livre révolutionnaire: «Vous n'imaginez pas l'émoi que causa dans toute l'Université ce coup de pied donné au travers de la philosophie officielle de Cousin par un jeune iconoclaste, audacieux, impertinent et grave. C'est de là que date l'influence que Taine a prise sur toute la jeune génération» (cité par Giraud, _Essai sur Taine_, p. 50).
[332] Lettre à Cornélis de Witt, gendre de Guizot: «Dire, comme M. Guizot, que l'homme a été créé tout d'un coup complet, à la vérité par miracle, c'est, à mon sens, contredire toutes les analogies, et dans les sciences positives on ne procède que par analogie. Le corps du premier homme se composait, j'imagine, comme le nôtre, de carbone, d'oxygène, d'azote, d'hydrogène, de phosphates, etc. Il faut bien admettre que les éléments se trouvaient dans le milieu ambiant, à moins de prétendre qu'ils ont été tout d'un coup surajoutés à la matière ou descendus d'en haut dans une cloche. Représentons-nous alors l'événement, tel qu'il a dû se passer. Il a donc fallu que tout d'un coup, comme par un coup de baguette magique, ces divers éléments se soient rapprochés, combinés, proportionnés, que les tissus, les organes se soient construits, disposés, balancés, etc.» (_Correspondance_, II, p. 313).
[333] Cité par Giraud, p. 187.
A la doctrine enseignée dans les lycées la jeunesse commençait à opposer la philosophie positiviste. Auguste Comte, bien qu'il écartât résolument l'idée de Dieu, avait terminé sa carrière en fondant une religion nouvelle, et, pour la faire triompher, il avait recherché l'alliance des jésuites et l'accord avec l'Église. Mais à sa mort le positivisme demeurait encore inconnu, en dehors du groupe des fidèles; celui qui le révéla au grand public, ce fut un disciple hérétique. Littré, dès sa jeunesse, avait écarté le problème de l'au-delà comme insoluble, et refusé de s'aventurer sur cet océan du mystère pour lequel le navigateur ne possède ni voile ni gouvernail[334]; admirateur du _Cours de philosophie positive_, il ne suivit pas le maître dans sa tentative religieuse. La politique acheva de les séparer; l'ardent républicain qu'était Littré ne put admettre l'adhésion de Comte au 2 décembre. Néanmoins c'est son livre sur Auguste Comte qui fit véritablement connaître à la France la nouvelle doctrine; ce fut donc le positivisme de gauche, le positivisme purement scientifique, sans mélange de religion, qui s'offrit à l'adhésion d'une jeunesse dégoûtée de l'éclectisme. D'ailleurs Littré plut à celle-ci par la fermeté tranquille de ses négations, par la netteté scientifique avec laquelle il répondait aux partisans du miracle: «Jamais, dans les amphithéâtres d'anatomie et sous les yeux des médecins, un mort ne s'est relevé et ne leur a montré, par sa seule apparition, que la vie ne tient pas à cette intégrité des organes qui, d'après leurs recherches, fait le nœud de toute existence animale, et qu'elle peut encore se manifester avec un cerveau détruit, un poumon incapable de respirer, un cœur inhabile à battre. Jamais, dans les plaines de l'air, aux yeux des physiciens, un corps pesant ne s'est élevé contre les lois de la pesanteur, prouvant par là que les propriétés des corps sont susceptibles de suppressions temporaires, qu'une intervention surnaturelle peut rendre le feu sans chaleur, la pierre sans pesanteur et le nuage orageux sans électricité. Jamais, dans les espaces intercosmiques, aux yeux des astronomes, la terre ne s'est arrêtée dans sa révolution diurne, ni le soleil n'a reculé vers son lever, ni l'ombre du cadran n'a manqué de suivre l'astre dont elle marque les pas; et les calculs d'éclipses, toujours établis longtemps à l'avance et toujours vérifiés, témoignent qu'en effet rien de pareil ne se passe dans les relations des planètes et de leur soleil. Ainsi a parlé l'expérience perpétuelle[335]».
[334] Vers 1835, il disait à Hauréau, qui l'interrogeait sur l'immortalité de l'âme: «Je ne parle jamais des choses qui me sont inconnues» (Hauréau, _Notice sur Littré dans Histoire littéraire de la France_, t. XXIX).
[335] Préface de la 2e édition de la traduction de Strauss. Le morceau fut cité avec éloges par Renan (_Questions contemporaines_, p. 221).
Littré acquit une grande influence personnelle par la dignité de sa vie, la hauteur de sa pensée, la variété de ses connaissances. Un grand savant, son ami Robin, converti comme lui au positivisme, contribuait aussi à répandre la doctrine. Les attaques de la presse catholique achevèrent de faire connaître ces hommes peu bruyants: l'ardente campagne menée par Dupanloup pour empêcher l'élection de Littré à l'Académie française le rendit populaire comme une victime du parti clérical. Ainsi, quand Guéroult en 1858 exhortait la France à faire son bilan intellectuel, il ne se doutait pas que son vœu était déjà exaucé, qu'une légion de penseurs indépendants s'était formée qui se lançait avec confiance dans l'arène philosophique. Les hommes de 1830 avaient célébré la poésie et le sentiment religieux; les hommes de 1860 célébraient la science et la libre pensée.