‹ L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointainChapitre 15 sur 52 · VII - VIII - IX

VII - VIII - IX

«Ta couronne tressait une aurore à mon front, Amour, je te portais jadis comme un trophée; Je te porte aujourd’hui ainsi qu’un sombre affront, Un mauvais sort jeté par une vieille fée.

«Ah! c’est ma faute hélas, à moi toujours épris De ce qui passera: chair, sourire, caresse, Et qui n’ai dans le cœur qu’indifférent mépris Pour l’âme, les vertus et la pure sagesse.

«Je te hais quelquefois au point de désirer Ta mort... un grand frisson me parcourt les moelles. Tes yeux sur les chemins maudits vont m’égarer. Je ne gravirai plus le sentier des étoiles.

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