I - II - III
Roseau dans mon enfance était plein de cabris Qui des pavés disjoints broutaient les touffes d’herbe. Des lanternes passaient dans les beaux soirs fleuris. Sur les monts violets la lune était superbe.
Ivre du chant constant des bois et de la mer La Dominique est une Antille langoureuse. Sous la mélancolie âpre de son soir vert, Je suis comme un chartreux de la Grande-Chartreuse.
Je garde en ma mémoire un beau souvenir clair. C’était dans le mois triste où l’eau du fleuve est grise. Dans les yeux d’une enfant des bords de la Tamise J’ai vu la mer et les étoiles de la mer.