‹ L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointainChapitre 40 sur 52 · I - II - III

I - II - III

Les jardins sont veufs de feuillages Et c’est l’hiver sous le ciel noir; Mais, ville, du matin au soir, Que de beaux yeux, de beaux visages!

O toi qui passes simplement, Offrant à mes yeux tes prunelles; C’est la nuit; mais je vois en elles Les jours bleus de l’espoir charmant.

D’autres portèrent des présents, Dirent les paroles amies; D’autres promirent pour des ans L’amour ivre et sans accalmies. Toi qui viens tard, presque trop tard, Tu ne dis rien, ô tête blonde, Mais d’un regard, d’un seul regard Tu promets la beauté du monde.

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