IV - V - VI
Nos deux regards se sont croisés, comme vaisseaux Allant d’une île à l’autre, ivres d’un beau voyage; Mes yeux voient dans tes yeux l’aube et le paysage, Tes yeux voient dans mes yeux la mer et ses oiseaux.
Lorsque nous nous croisons dans la banale rue, Ton beau regard en moi plonge un si frais bonheur, Que je voudrais chanter un poème à la nue, J’entends le galop fou des chevaux de mon cœur.
Sans mots, nous nous faisons de troublantes promesses, Chaque fois que nos yeux s’attirent dans le soir. Partirons-nous bientôt sur la mer des ivresses? Resterons-nous plutôt aux rives de l’espoir?