Chapitre 14
Madame Guerbois écouta sans broncher les communications que madame Breteuil avait à lui faire. De temps en temps, pendant le récit qui fut long, car Mamie avait eu à cœur de prendre les choses du commencement, la maman de l’ingénue réprimait un mouvement rapide.
On aurait dit que cela ne la regardait point, et cependant elle témoignait une curiosité qui entrait dans les moindres détails à l’endroit des fautes de sa fille.
Quand madame Breteuil, très émue, très profondément affligée, eut cessé de parler, avec le soulagement d’une personne qui vient d’accomplir un pénible devoir, Eulalie lui adressa une phrase correcte et sagement pondérée, qui la remerciait de ses peines et l’assurait de sa reconnaissance.
Cette reconnaissance se manifestait sous une forme extrêmement sèche, – mais pouvait-on demander mieux d’une mère qui vient de découvrir dans l’éducation de son enfant le vice le plus rédhibitoire ? En outre, rien ne pouvait être plus désagréable que ce retour inopiné, qui n’avait pour Norine rien de triomphal.
Madame Breteuil se fit tous ces raisonnements avec la philosophie d’une âme candide, et, par conséquent, ne parut point offusquée de l’accueil d’Eulalie. Trop heureuse d’être enfin débarrassée de son fardeau de responsabilités, elle prit congé de son amie, posa un baiser encore affectueux sur le front de l’ingénue et retourna vers la gare Saint-Lazare, comme un damné gracié qui prendrait au galop la route du paradis.
Entre madame Guerbois et sa fille, l’explication fut orageuse ; au cours des éclaircissements, Norine reçut deux ou trois paires de gifles qui étaient assurément loin de régler son compte avec la vertu, mais qui permirent à sa mère d’établir entre elles une sorte de cote mal taillée, sans laquelle la vie en commun leur eût été difficile.
Il fut tacitement convenu que Norine avait été sotte et imprudente, comme une véritable enfant qu’elle était encore par les années, mais qu’en revanche sa mère ayant eu tort de s’emporter jusqu’à lui infliger le susdit outrage, on passerait l’éponge sur ces torts réciproques, afin de tirer le meilleur parti d’une situation qui ne laissait pas que d’être embarrassante.
Et d’abord, que dirait Justin Lignon ?
Un seul moyen s’offrait, si simple que point ne fut besoin d’en chercher d’autres : jeter tous les torts sur la méchanceté de madame Anglois, qui, par jalousie de son laideron de nièce, avait calomnié l’innocente Norine, et lui avait fait perdre l’amitié de sa protectrice.
Ce ne fut pas long ! Deux jours après, l’amoureux fiancé, se présentant pour obtenir des nouvelles de sa promise, se vit ouvrir la porte par les doigts rouges de son idole. Il faillit en tomber à la renverse, mais le sourire de Norine éclairait l’antichambre un peu sombre : il se rattacha aux doigts qui venaient de lâcher le pêne, et, profitant du trouble occasionné par sa présence, aussi bien que de ses droits de futur, il embrassa l’ingénue, ni plus ni moins que Muriet lui-même ! Seulement, n’étant point dans son tort, il recommença.
C’était une excellente entrée en matière. L’heureuse surprise l’avait mis en belle humeur, et, à condition de lui laisser garder entre les siennes la main de la douce enfant, on pouvait lui faire avaler à peu près tout ce qu’on voudrait.
Il en avala pas mal en effet. Madame Anglois fut mise en pièces, sans s’en porter d’ailleurs plus mal ; Rosette passa au laminoir d’une fine langue d’innocente, dont les inconséquences sont parfois de plus longue portée qu’une malice bien avérée ; Edmond Reyer ne fut qu’effleuré : c’était un ami de Lignon, et peut-être ne fallait-il pas trop s’avancer sur son chapitre ; mais Norine s’aperçut bientôt que Lignon ne tenait pas du tout à un ami, – celui-ci lui eût-il rendu les plus grands services, – qui n’était pas l’ami et le serviteur de sa fiancée : forte de cette découverte, elle eut cependant la sagesse de se dire qu’il ne fallait pas dévorer tout le monde à la fois, et elle le réserva pour de futures agapes.
Madame Breteuil, en apparence fort ménagée, n’en fut pas moins en réalité rudement traitée. On n’accusa point sa bonté, – peut-être le tendre cœur de Justin eût-il regimbé, – mais on mit en cause son intelligence. Quel malheur qu’une si bonne personne se laissât influencer ainsi par des personnes méchantes, à l’âme noire et sans scrupule !
Lignon fit chorus, mais d’un air de doute. Avec la profonde science du cœur humain qu’il s’attribuait ingénument, il s’était déclaré que madame Breteuil possédait une belle âme ornée d’une belle intelligence, et comme la voir déchoir à ses yeux eût été avouer qu’il avait pu se tromper, il n’éprouvait pas la moindre envie de changer d’avis sur son compte. Il écouta donc d’un air affligé, convint que les âmes les plus nobles, étant sans défiance, sont parfois les plus accessibles aux influences pernicieuses, et maintint que madame Breteuil était pleine de sentiments généreux.
Ce fut une leçon de prudence pour Eulalie et sa fille. Aussi bien ne fallait-il pas tout dire en une fois. Au fond, tout cela ennuyait prodigieusement Justin.
Il avait rêvé une existence paisible, entre des rives émaillées de fleurs. La douceur et la bienveillance étaient son élément naturel, et tout ce qui pouvait troubler le cours somnolent de ses pensées lui inspirait une répugnance instinctive.
— Ce n’est qu’un petit malentendu, dit-il, et vous verrez qu’au retour de madame Breteuil j’arrangerai tout cela sans difficulté.
Dès lors, il ne pensa plus qu’au bonheur d’avoir retrouvé sa bien-aimée avant le terme fixé. Quand il avait entre les siennes la main de Norine, qui ne la lui refusait guère, il ne songeait plus qu’au jour de son mariage, et encore n’était-ce point la cérémonie qui lui trottait par la tête.
Pendant les quinze jours qui suivirent, Lignon ne laissa guère s’écouler de soirée sans sonner à la porte de madame Guerbois. Il entrait, disait quelques paroles aimables à la maisonnée, s’asseyait auprès de Norine et s’appliquait alors à se pénétrer d’elle le plus possible. Il n’écoutait pas ce qu’elle disait ; la musique de la voix suffisait à charmer ses oreilles. Eût-elle fait en chinois les comptes d’une servante jaune au lieu de régler le livre de la bonne ahurie, il fût resté persuadé qu’elle lui murmurait une chanson d’amour dans le français le plus élémentaire.
Eulalie ne fut pas longue à s’apercevoir de ce genre de passion, assez semblable à l’envoûtement du bon vieux temps, et discrètement, en matrone instruite, elle dirigea sa fille dans le chemin de la domination conjugale.
— Tu en obtiendras maintenant tout ce que tu voudras ! dit-elle à l’ingénue. Profite de ce temps pour l’habituer à t’obéir ; plus tard ce ne sera peut-être pas si facile ; le tout est de lui faire prendre un bon pli.
Norine le savait bien. Ne l’avait-elle pas dit à Rosette ? Aussi déploya-t-elle toutes ses grâces. Elle sut, au moyen de l’appoint inappréciable de sa pudeur virginale, lui faire désirer un baiser jusqu’à ce qu’il fût à moitié fou ; elle apprit à retirer ses mains quand il les avait tenues quelques instants, pour les lui rendre et les lui retirer de nouveau quand il en sentait la chaleur pénétrante. Elle devint aussi rouée qu’une vendeuse d’amour et employa les mêmes stratagèmes pour affoler le pauvre garçon totalement féru. N’était-ce pas dans un but louable, et que pouvait-on lui reprocher, puisqu’elle ne lui accordait rien au-delà de ce qui peut se passer sous les yeux d’une mère bienveillante, quoique peut-être trop confiante dans les forces humaines, eu égard à la situation ?
Lorsque madame Breteuil revint à Paris, Lignon, tourné et retourné sur le gril, convenablement assaisonné de jus de citron, était cuit à point et bon à servir tout comme un filet d’agneau dans les mains d’un cordon bleu.
Lorsqu’il eut appris le retour de Mamie, il courut chez elle, poussé par ce besoin instinctif et mystérieux qu’on éprouve parfois d’aller là où l’on sait qu’on aura beaucoup de désagrément ; ce doit être d’ailleurs quelque chose d’analogue à l’instinct d’un chien excité à s’asseoir en face d’un orgue de Barbarie, qui lui déchire le tympan, et à pousser devant son ennemi des cris désespérés, alors qu’il lui serait si facile, en s’enfuyant bien loin, d’éviter son supplice.
Lignon se présenta donc chez madame Breteuil d’un air d’autant plus dégagé qu’en lui-même il se sentait embarrassé, et son premier mot ne fut pas heureux.
Dès qu’il eut fait les compliments d’usage :
— Il y a un petit malentendu, dit-il, entre vous et Norine…
Madame Breteuil bondit sur son fauteuil.
— Un malentendu ! s’écria-t-elle. Vous appelez cela un malentendu !
— Évidemment ! reprit Justin, qui rougit, moitié d’embarras, moitié de colère. Entre deux personnes que j’aime et j’estime à ce point, il ne peut y avoir qu’un malentendu ; aussi j’espère que, par amitié pour moi, vous voudrez bien témoigner de l’indulgence à une jeune fille dont le seul tort est d’être trop innocente et inexpérimentée…
Le sang de madame Breteuil bouillait à ces mots si connus, et qui avaient servi de manteau à tant de peccadilles dont l’innocence était le moindre défaut.
Cependant elle se contint, grâce surtout à M. Breteuil, qui fit son entrée, et qui comprit la situation dès le premier regard.
— Puisque vous êtes au courant, dit-elle d’une voix calme, dites-moi donc ce qui est arrivé, car je vous assure que je n’y comprends plus rien.
— Eh ! mais, fit Justin passablement embrouillé, car il s’aperçut à ce moment qu’il n’avait connaissance d’aucun fait positif, et que tous les renseignements se bornaient à des appréciations très affirmatives sur des choses imparfaitement définies, – n’avez-vous pas reproché à Norine quelques paroles échappées à sa jeunesse ? Vous avez cru qu’elle vous avait manqué de respect ? Je vous affirme qu’il n’en est rien ! Si vous saviez le chagrin qu’elle éprouve d’avoir été calomniée auprès de vous !
— Personne n’a calomnié mademoiselle Guerbois, dit M. Breteuil de sa voix grave.
Justin, stupéfait, le regarda d’un air ahuri, comme si celui-là sortait d’une boîte à ressort.
— Enfin, reprit-il, décontenancé, vous lui avez fait un peu rudement des reproches, elle vous a fait une réponse un peu vive…
— Madame Breteuil n’a point fait rudement de reproches, reprit M. Breteuil toujours calme.
— Cependant, s’écria Justin très nerveux, il faut bien qu’il y ait eu quelque chose de dit, puisque Norine a répondu quelque chose, et que ce quelque chose a mécontenté madame Breteuil au point de lui faire bannir de sa présence une enfant qu’elle aimait et qui l’aimait…
— Mon pauvre Lignon, dit M. Breteuil après une courte pause, il faut que vous sachiez la vérité. Involontairement, mais d’une façon positive, madame Breteuil et moi nous sommes trouvés mêlés à ce projet de mariage, et le sentiment de notre responsabilité nous contraint à vous dévoiler la vérité. Vous ignorez absolument les paroles de ma femme qui ont provoqué les réponses de mademoiselle Guerbois ?
Justin essaya de rappeler à sa mémoire un seul fait et n’y put parvenir. Il se contenta de regarder M. Breteuil d’un air moitié furibond, moitié piteux, qui eût fait les délices de madame Auglois.
— Dans ce cas, dit tranquillement l’orateur, nous allons reprendre les choses d’un peu loin. Vous avez été présenté dans la famille Guerbois par M. Muriet, votre ami ?
— Eh bien, il y avait déjà un certain temps que M. Muriet courtisait mademoiselle Guerbois, qui ne l’ignorait pas.
— Je sais qu’elle lui plaisait, interrompit Justin ; il m’a dit qu’il eût voulu l’épouser si sa situation de fortune le lui eût permis, mais…
— Nous connaissons ce langage, reprit M. Breteuil, toujours imperturbable ; c’est celui qu’il a tenu à ma femme, lorsque, trouvant qu’il était fort assidu près de cette jeune fille, elle lui a demandé s’il avait l’intention de l’épouser.
— Madame Breteuil a fait cela ? demanda Lignon en ouvrant de grands yeux.
— Parfaitement. M. Muriet s’empressa de répondre ce que vous disiez tout à l’heure. Nous pensions qu’il s’abstiendrait désormais de ces attentions trop évidentes ; loin de là, il n’en a été que plus galant. Là-dessus, votre demande en mariage semblait devoir changer les choses, et nous espérions que mademoiselle Guerbois elle-même aurait une tenue en rapport avec sa nouvelle situation vis-à-vis de vous…
— Eh bien ? fit Justin devenu tout pâle.
— Eh bien ! il paraît que ni M. Muriet ni mademoiselle Guerbois n’avaient une notion bien exacte de leurs devoirs envers vous, puisque ma femme a surpris celui-ci en train de planter des baisers sur les joues de celle-là ! conclut M. Breteuil impatienté.
Lignon se mordit les lèvres et resta muet ; madame Breteuil, plus morte que vive, maudissait intérieurement l’imprudence de son mari et prévoyait les plus dangereuses conséquences… Cependant, l’explosion de colère qu’elle redoutait se faisant attendre, elle osa lever les yeux et s’aperçut que le fusil de son mari avait fait long feu ; Justin ne paraissait pas touché.
— Pauvre enfant ! dit enfin celui-ci ; il serait bien cruel de la rendre responsable de la légèreté d’un autre. Je ne vois point là de quoi la blâmer.
— Mais enfin, que diable ! s’écria M. Breteuil en sursautant, ma femme l’avait avertie ; elle savait qu’elle ne devait pas se prêter aux familiarités de ce monsieur ! Ce n’était pas la première fois, et vous pouvez être tranquille, ajouta-t-il en se calmant soudain, ce ne sera pas la dernière !
Justin lui lança un regard si digne, que le brave homme eût dû rentrer sous terre, mais ce fut peine perdue. Madame Breteuil prit la parole à son tour :
— La première fois, dit-elle, j’avais averti Norine avec douceur. La seconde fois, lorsque, le jour même de votre demande, je l’ai trouvée en tête-à-tête avec Muriet sur le galet, malgré ma défense expresse, je lui ai parlé avec sévérité. Elle m’a suppliée de ne point prévenir sa mère, j’ai eu le tort de me laisser toucher, et je ne saurais vous dire combien je le regrette aujourd’hui… Lorsqu’à une troisième reprise, malgré ma défense, je l’ai vue au bras de cet hypocrite garçon se laisser complaisamment embrasser par lui, – je n’ai pu y tenir, je l’avoue. Si ce n’est pas de l’impudence, alors je n’ai pas quarante ans sonnés, et je n’entends rien à la vie !
— Évidemment, elle aurait dû se montrer plus méfiante, répliqua Justin du ton dont on fait les dernières concessions, mais songez à sa jeunesse, à son ignorance de tout mal… En cela, je ne puis la blâmer aucunement. Si elle a eu un tort, c’était plutôt de ne pas accepter avec assez de douceur les observations que vous lui avez faites, mais mettez-vous à sa place, chère madame ; l’innocence accusée…
Les époux s’entre-regardèrent, et l’indignation de leur regard fit place à une commisération presque comique.
— Voyons, Lignon, dit M. Breteuil en posant affectueusement sa main sur le bras du jeune homme, on peut être amoureux sans être ridicule. Croyez-vous que dans le cœur de ma femme ou le mien il puisse germer spontanément de mauvais sentiments ?
— Non ! je ne le crois pas, répondit Justin réellement ému.
— Croyez-vous qu’on puisse arracher si facilement de son cœur une affection aussi vieille que l’enfant qui en était l’objet ? Pensez-vous que cela ne nous ait rien coûté ? que nous ayons remplacé sans effort la confiance par la mésestime, et l’amitié par une sorte de répulsion ? Eh bien ! si vous ne nous considérez pas absolument comme de vieilles bêtes, accusez-nous d’avoir été aveugles pendant très longtemps, mais ne vous figurez point qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans ce que nous nous faisons un douloureux devoir de vous apprendre !
— J’ai pour vous toute l’estime et toute l’amitié imaginables, répliqua chaleureusement Lignon en leur pressant les mains à tous les deux ; mais je crois fermement que vous vous êtes laissé influencer par des personnes prévenues, et que Norine a été calomniée. On ne se trompe pas à la pureté, voyez-vous ! C’est un charme divin, une enveloppe immatérielle, qui entoure la vierge ingénue : Norine possède ce charme au plus haut degré ! Si vous saviez combien avec moi-même elle est pudique et réservée !
— Parbleu ! fit M. Breteuil.
— Et vous pourriez croire qu’avec d’autres… Jamais !
— Mais je l’ai vu ! s’écria madame Breteuil, outrée de cet aveuglement qu’elle ne pouvait, tant il lui semblait absurde, se résoudre à croire sincère.
Justin secoua énergiquement la tête.
— Vous avez mal vu, chère madame ! dit-il avec emphase. Voulez-vous plus ? Je l’aurais vu moi-même que je ne le croirais pas. Je récuserais le témoignage de mes propres yeux, s’il était en contradiction avec l’auréole d’innocence qui couronne cette enfant adorable !
M. Breteuil fit quelques pas dans le salon, les mains derrière le dos, puis se tourna brusquement vers Lignon, qui, le front haut, semblait défier tous les éléments, et dévisagea cet homme confiant.
— Voulez-vous savoir ce que vous serez, et ce sera bien fait ? lui dit-il tout en colère ; vous serez…
— Monsieur, vous insultez ma fiancée ! s’écria Justin sans le laisser achever.
Pendant un instant, ils parlèrent tous trois à la fois, et s’apercevant enfin que c’était le meilleur moyen de ne pas s’entendre, ils se turent tous ensemble, ce qui ne les avança guère.
Alors Lignon, prenant son chapeau, s’inclina devant ses hôtes, qui regardaient, l’un la fenêtre, et l’autre la cheminée, avec une égale mauvaise humeur, et sortit comme un triomphateur.
— Et nous avons oublié de lui parler de l’autre ! s’écria madame Breteuil quand la porte se fut refermée.
— Oh ! cela ne fait rien ! répliqua philosophiquement son époux ; un de plus ou de moins, ce n’est pas cela qui fera grand-chose ! Ce malheureux est prédestiné ! Pour elle, elle ira loin, c’est sûr ! Vous rappelez-vous, ma chère, la légende de Circé ? Cette Circé moderne s’est contentée de changer son futur en un oison de la plus belle venue ; et ce n’est pas la dernière métamorphose qu’elle lui fera subir, si Dieu leur prête vie !
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