I. L'INNOCENTE TRAHIE
Voyez cette fille de campagne: que ses regards sont innocents! que ses habits sont propres quoique unis! N'êtes-vous pas indigné de voir la maquerelle qui n'oublie rien pour la débaucher? Elle couvre ses desseins sous le voile de la piété et ne parle que de prières et de dévotions, jusqu'à ce que la pauvrette soit vendue et livrée à Francisque.
Voyez ce vieux paillard, comme il lorgne la belle: il est l'emblème véritable d'un satyre impudique.
Le curé de campagne arrive à la ville avec une méchante rosse. Jugez ce qui l'amène: moins à faire et mieux payé.