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Chapitre 3 Iskander-Beg.

Le respectable Hadji Festahli marchait lentement en gravissant cet escalier de rues qui conduit à la partie haute de la ville, où était située la maison d’Iskander-Beg. De temps en temps, il était forcé de passer par des rues tellement étroites, que ses deux honorables compagnons, Hussein et Ferzali, qui, dans les rues où l’on pouvait passer trois de front, marchaient à ses côtés, étaient alors obligés de se retirer et de marcher à sa suite sur une seule ligne, humiliation à laquelle ils s’empressaient de se soustraire quand la rue devenait praticable pour trois personnes de front. Parfois l’un ou l’autre essayait de lier conversation avec le hadji ; mais celui-ci était tellement préoccupé, qu’il n’entendait pas, ne répondait pas ; et il était même si distrait, qu’il ne remarquait pas qu’en crachant à droite et à gauche, il crachait tantôt sur la barbe noire de Hussein, tantôt sur la barbe rouge de Ferzali.

La distraction alla si loin, que les deux compagnons commencèrent de se fâcher.

— Voilà un singulier homme ! dit Hussein ; on lui parle, et, au lieu de répondre, il crache.

— Que la boue lui entre dans la gorge ! s’écria Ferzali en essuyant sa barbe. Le proverbe dit vrai, Hussein : « Si le maître est à la maison, il suffit de le nommer, et on vous ouvre la porte ; mais, s’il n’y est pas, vous n’obtiendrez rien, même en la brisant. » Inutile de parler davantage à Mir Hadji Festahli : son esprit est ailleurs, la maison est vide.

Ferzali à la barbe rose, comme on l’appelait à Derbend, parce que, au lieu d’employer les substances en usage chez les Tatars pour se teindre la barbe, – substance dont la première commence à teindre la barbe en rose, et la seconde achève de la teindre en noir, – Ferzali, qui ne se servait que de la première et qui, par conséquent, conservait sa barbe de la couleur de l’aurore au moment même où elle apparaît à l’horizon, Ferzali se trompait : la maison n’était pas vide ; elle était, au contraire, si pleine de ses propres pensées, et ses pensées, en s’y heurtant, faisaient un tel bruit, que, ne pouvant entendre même la voix de son propre esprit, Hadji Festahli ne pouvait entendre la voix des autres.

Voici ce que ses pensées lui criaient : « Prends garde, Festahli ! chaque pas que tu fais du côté de la demeure d’Iskander te rapproche d’un danger. Rappelle-toi combien gravement tu l’as offensé. Prends garde, Hadji Festahli, prends garde ! »

Que s’était-il donc passé entre Hadji Festahli et Iskander-Beg ?

Nous allons le dire :

Iskander était né à Derbend, lorsque la ville était en possession des Russes : cette possession date de 1795 ; mais son père avait été l’ami intime du dernier khan, qui avait été chassé de ses États par l’armée de Catherine. En 1826, il était mort de chagrin de ce que les Persans, qu’il attendait à Derbend, avaient été chassés de Kouba, jusqu’où il s’étaient avancés ; mais, en mourant, il avait recommandé à son fils, alors âgé de quinze ans, de ne jamais servir les Russes et de ne jamais faire amitié avec les habitants de Derbend, qui avaient chassé les Persans.

Il était mort ; mais ses croyances, ses habitudes, ses opinions, tout revivait en son fils, et ses idées, ses pensées, ses désirs, étaient tout l’opposé des désirs, des pensées et des idées des habitants de Derbend. Une poignée de riz, un verre d’eau, un peu de lumière, beaucoup d’air, voilà tout ce dont avait besoin le jeune Iskander-Beg.

Au printemps, lorsque le monde entier se réveillait au souffle de l’amour et de la poésie, lui scellait son bon cheval du Karabach, jetait sur son épaule son beau fusil de Hadji-Moustaff, le plus célèbre armurier du Daghestan, prenait sur son pouce son hardi faucon doré, et, par les montagnes et les vallées, chassait le faisan jusqu’à ce qu’il tombât de fatigue, si toutefois il peut y avoir fatigue à l’assouvissement d’une passion. Alors il se jetait à bas de son cheval, qu’il laissait errer en liberté, se couchait à l’ombre d’un grand arbre, au bord d’un ruisseau, et dormait tranquille à son murmure. Si cette douce harmonie le faisait rêver ; si ses rêves étaient des réalités ; s’il était poète ou philosophe, rêveur ou raisonneur, je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est qu’il vivait en se sentant vivre ; que voulez-vous de plus ?

Pendant l’hiver, lorsque la neige, chassée par le vent, battait ses fenêtres, il aimait à entendre les hurlements du vent s’engouffrant dans sa cheminée ; couché sur son tapis, il suivait le jeu de la braise de son foyer, ou les ondulations de la fumée de sa pipe. Voyait-il dans la braise de son foyer la figure du diable ? voyait-il dans la fumée de sa pipe les ailes des anges ? Il le disait, lui. Le fait est qu’il vivait dans un royaume sans nom, et, dans ce royaume dont il était le maître, il remuait des boisseaux d’émeraudes, de perles et de diamants ; enlevait des femmes près desquelles les houris vertes, jaunes et bleues promises par Mahomet aux vrais croyants, n’étaient que des Kalmoukes ou des Samoyèdes ; se jetait dans des dangers fantastiques ; combattait des gnomes, des géants, des enchanteurs ; s’endormait au milieu des fantômes de sa fantaisie et se réveillait le matin, confondant tellement l’idéal avec la matière, qu’il ne savait s’il avait vécu ou simplement rêvé.

Parfois aussi, il appelait son nouker 1, un Lesghien, et le faisait chanter. Le Lesghien lui chantait la liberté de ses frères dans leurs montagnes, leur courage dans le combat ou dans la chasse ; et alors le cœur asiatique d’Iskander se gonflait. Il prenait son poignard, en essuyait la pointe ; sa schaska, en aiguisait le tranchant, et murmurait :

— Ne me battrai-je donc jamais ?

Ce désir ne tarda point à se réaliser : Kasi-Moullah vint assiéger Derbend. C’était une belle occasion pour les braves d’essayer leurs forces.

Iskander-Beg ne la laissa point échapper.

Il faisait des sorties avec les Tatars, monté sur son bon cheval du Karabach, qui ne connaissait ni rochers ni abîmes. Aussi était-il toujours en avant le premier. Le rejoindre, oui, cela se pouvait encore ; mais le dépasser, non. Il ne courait pas, il volait comme l’aigle, envoyant la mort de loin avec son fusil d’abord, puis, jetant son fusil désarmé sur son épaule et se précipitant sur l’ennemi, le kandjar levé, avec des cris sauvages.

Un jour, on venait de se battre du côté de Kouba, et, après avoir délogé les Russes d’un champ de vigne, les Tatars, malgré leur succès, se mirent en désordre, selon la coutume asiatique, avec deux têtes coupées et ajustées à un drapeau pris à l’ennemi ; les troupes russes étaient déjà rentrées dans la ville ; mais un jeune officier russe et quelques Tatars, au nombre desquels se trouvait Iskander-Beg, étaient restés près de la fontaine. Les boulets et les balles sifflaient autour d’eux ; l’officier russe buvait à même l’eau limpide et claire. En relevant la tête, il vit devant lui Iskander-Beg en simple becmett 2 de satin blanc ; ses manches, relevées, laissaient voir ses mains et ses bras rouges de sang jusqu’aux coudes.

Il était appuyé sur son fusil, les lèvres retroussées de mépris, les yeux mouillés d’une larme, splendide de colère enfin.

— Qu’as-tu donc, Iskander ? lui demanda l’officier russe. Il me semble que tu as bien fait ta part de besogne et que tu n’as pas de regrets à avoir.

— Cœurs de lièvres ! murmura-t-il. Ils marchent doucement quand il s’agit d’aller en avant ; mais, à la retraite, ce sont des chèvres sauvages.

— Eh bien, mais, dit le jeune Russe, il me semble que la journée est à nous.

— Sans doute, elle est à nous ; mais nous y avons laissé le pauvre Ismaël.

— Ismaël ? demanda l’officier russe. N’est-ce pas le bel enfant qui m’est venu prier de lui donner des cartouches, au commencement du combat ?

— Oui ; de tout Derbend, c’était le seul que j’aimasse. Un cœur d’ange… Il est perdu !

Et il essuya une larme unique qui tremblait à sa paupière et qui semblait ne pouvoir pas se décider à tomber.

— Il est pris ? demanda l’officier russe.

— Il est mort ! répondit Iskander. Plus brave qu’un homme, il avait toute l’imprudence d’un enfant. Il voulait cueillir une grappe de raisin et il a franchi l’espace qui le séparait des vignes. Il y a perdu la tête. Devant mes yeux, les Lesghiens lui ont coupé le cou. Je ne pus le secourir, j’avais affaire à dix hommes : j’en ai tué trois, c’est tout ce que j’ai pu faire. En ce moment, on s’est retiré. Ils insultent son corps, les misérables !… Voyons, s’écria-t-il en se tournant vers trois ou quatre Tatars qui l’écoutaient, lequel de vous a encore de l’amour, de la foi, du courage dans l’âme ? Celui-là reviendra avec moi pour sauver le corps d’un camarade.

— Moi, dit l’officier russe, j’irai avec toi.

— Allons ! dirent aussi deux Tatars.

Et ils se rejetèrent tous les quatre au milieu des Lesghiens, qui, ne s’attendant pas à cette attaque subite, et croyant que ces quatre hommes étaient suivis d’un plus grand nombre, se retirèrent devant eux, et ils parvinrent jusqu’au corps de l’enfant, le reprirent et le rapportèrent vers la ville.

À la porte, la mère attendait. Elle se jeta sur ce cadavre décapité, avec des cris, des pleurs, des sanglots à briser l’âme.

Iskander la regardait, les sourcils froncés ; et ce n’était plus une seule larme qui tremblait isolée à sa paupière, c’étaient des pleurs pressés comme l’eau d’une source, qui inondaient son visage.

Le désespoir d’une mère faisait fondre ce cœur de lion.

— Quel malheur que tu ne sois pas russe ! lui dit l’officier en lui tendant la main.

— Quel bonheur que tu ne sois pas tatar ! répondit Iskander en lui serrant la main.

Il y a une chose connue : c’est que les moustaches, qui sont le signe de la puberté, sont en même temps l’avant-garde de l’amour.

Iskander n’avait point échappé à la loi générale. Chaque poil de sa moustache était né sur sa lèvre, en même temps qu’un désir naissait dans son cœur. Désirs encore vagues, inexplicables à lui-même, mais pareils aux branches d’oranger qui portent sur le même rameau et la fleur et les fruits. Pourquoi les femmes aiment-elles tant les moustaches ? C’est que, symbole de l’amour, elles sont nées aux mêmes sources que lui et frisent à l’ardeur des désirs. Que demande, le nez au vent, le jeune homme à l’œil humide, au visage souriant, à la lèvre rose sous la moustache naissante ? Ce n’est ni les honneurs ni la fortune : c’est tout simplement un baiser.

Une moustache vierge, c’est un pont jeté entre deux bouches amoureuses ; une moustache…

Laissons là les moustaches, elles nous conduiraient trop loin ; et puis pourquoi, avec des moustaches grises, parler des moustaches noires ou blondes !

D’ailleurs, les moustaches, de quelque couleur qu’elles soient, m’éloignent de mon sujet.

J’y reviens donc.

Au mois d’avril précédent, Iskander était, selon son habitude, parti pour la chasse. La journée était belle : c’était une vraie fête du printemps : il faisait chaud sans soleil, frais sans humidité. Iskander nageait au milieu d’un océan de verdure et de fleurs. Déjà, depuis plusieurs heures, il allait de caverne en caverne et de montagne en montagne ; il cherchait quelque chose qui lui manquait, sans savoir ce qu’il cherchait. Pour la première fois, l’air lui semblait lourd à respirer ; pour la première fois, le cœur lui battait sans cause ; sa poitrine, inquiète, se soulevait comme le voile d’une femme.

Et, à propos de voiles, notons un fait.

Quand autrefois Iskander passait dans les rues de Derbend, il n’eût pas jeté les yeux sur celui d’une femme, eût-elle été découverte jusqu’à la ceinture ; tandis qu’au contraire, du jour où il avait pu rouler entre ses doigts l’extrémité de sa petite moustache noire, chaque bout de nez, chaque lèvre rose, chaque œil brun ou bleu qu’il entrevoyait à travers l’ouverture d’un voile, le glaçait et le brûlait tout à la fois. À coup sûr, il n’avait jamais étudié l’anatomie ; eh bien, malgré son ignorance, il pouvait se représenter une femme du bout de sa pantoufle au sommet de son voile, non seulement sans erreur, mais même sans omission, et cela rien qu’en voyant un petit pied chaussé de soie, se montrant dans une pantoufle de velours, au-dessous d’un pantalon de kanaos, garni d’un galon d’or ou d’argent.

Je ne vous dirai pas si, cette fois, la chasse fut heureuse : ce que je vous dirai seulement, c’est que le chasseur était fort distrait ; si distrait, qu’au lieu de chercher les endroits solitaires où se tiennent d’habitude les faisans et les perdrix, il dirigea son cheval vers deux ou trois aouls où il n’avait absolument rien à faire.

Mais la journée était belle, et, soit debout à leurs portes, soit assis sur leurs toits, il espérait entrevoir quelqu’un de ces jolis petits animaux contemporains qu’il reconstruisait avec autant de précision que le savant Cuvier reconstruisait un mastodonte, un ichtyosaure, un ptérodactyle ou tout autre monstre antédiluvien.

Malheureusement, il lui fallut s’en rapporter aux spécimens déjà connus. Les femmes étaient à leurs portes, les femmes étaient sur leurs terrasses ; mais les musulmanes, qui écartent parfois leurs voiles pour les giaours, ne les écartent jamais pour leurs compatriotes. Il en résulta que les désirs d’Iskander-Beg, ne trouvant pas un visage où se fixer, se dispersèrent au vent.

Le jeune homme s’attrista, poussa un profond soupir, jeta la bride sur le cou de son cheval et laissa celui-ci maître de le conduire où il voudrait.

C’est ce que devraient toujours faire les voyageurs et les amoureux quand ils ont un cheval intelligent.

Le cheval connaissait un chemin charmant, qui ramenait à la maison ; sur ce chemin, était une source formant bassin sous de hauts platanes, où il avait l’habitude de se désaltérer : il prit ce chemin.

Iskander-Beg ne fit pas même attention au chemin que prenait son cheval.

Peu lui importait, il marchait dans son rêve.

Et, en même temps, aux deux côtés de la route, marchaient toute sorte de visions : c’étaient des femmes qui, toutes, avaient un voile, c’est vrai, mais dont les voiles étaient mis si négligemment, qu’il n’y avait pas un de ces voiles qui ne laissât voir une chose qu’il eût dû cacher.

Tout à coup, Iskander arrêta son cheval : il lui semblait passer de la vision à la réalité.

Au bord de la fontaine, était cachée une jeune fille de quinze à seize ans, belle comme il ne s’était jamais représenté qu’une femme pût être belle. Elle rafraîchissait dans l’eau pure son beau visage que le soleil d’avril avait coloré comme une rose ; puis elle se regardait dans le miroir mouvant, se souriait et prenait tant de plaisir à se voir sourire, qu’elle ne voyait rien autre chose, n’écoutant et n’entendant que les oiseaux qui chantaient au-dessus de sa tête et qui semblaient lui dire : « Mire-toi dans la fontaine, belle enfant ! Jamais fleur aussi fraîche que toi ne s’y était encore mirée ; jamais fleur aussi fraîche que toi ne s’y mirera après toi ! »

Ils lui disaient sans doute cela en vers ; mais je suis obligé de le dire en prose, ne connaissant pas les règles de la poésie dans la langue des oiseaux.

Et ils avaient raison, les flatteurs emplumés, il était difficile de voir fleur plus fraîche, plus pure, plus belle, que celle qui semblait avoir poussé sur le bord du bassin où elle se mirait.

Mais c’était une de ces fleurs comme Granville savait si bien les faire, avec des cheveux noirs, des yeux comme des étoiles, des dents comme des perles, des joues comme des pêches : le tout enveloppé non pas d’un de ces voiles épais et mal appris qui cachent ce qu’ils couvrent, mais d’un tissu si fin, si soyeux, si transparent, qu’il semblait tramé avec ces fils que la Vierge laisse, quand vient l’automne, échapper de son fuseau.

Puis, si l’œil imprudent descendait du visage en ligne droite, c’était bien autre chose. Après un cou qui semblait avoir servi de modèle à la tour d’ivoire de l’Écriture, venait…

Sans doute ce qui venait après et que cachaient cependant à moitié une chemise de maufe blanche glacée d’azur et une arkabouke de satin cerise, était bien beau, puisque le pauvre Iskander-Beg ne put retenir un cri d’admiration.

À peine ce cri lui eut-il échappé, qu’Iskander eût voulu être né muet, il venait de se chasser lui-même du paradis.

La jeune fille avait entendu ce cri ; elle se retourna, poussa un cri à son tour ; sur son voile transparent, elle jeta un voile épais, et se sauva ou plutôt s’envola, en laissant échapper deux fois le nom d’Iskander-Beg.

Lui, muet trop tard, immobile quand peut-être il eût dû courir ; les bras tendus en avant, comme pour arrêter cette réalité qui, en fuyant, redevenait vision, demeura sans souffle, l’œil fixe, pareil à Apollon voyant fuir Daphné.

Mais Apollon s’élança bientôt sur les pas de la belle nymphe, tandis qu’Iskander-Beg ne bougea point tant qu’il put entrevoir grand comme la main du voile blanc à travers les buissons.

Et, quand il l’eut perdu de vue, il fut bien autrement agité, car il lui sembla alors que la vie, un instant suspendue, rentrait à flots en lui et envahissait bruyamment et violemment son cœur.

— Allah ! murmura-t-il, que va-t-on dire d’elle et de moi, si on nous a vus ?… Qu’elle est belle !… Elle va être grondée par ses parents… Quels beaux yeux noirs !… On croira que c’est un rendez-vous que nous nous sommes donné !… Quelles lèvres ! Elle sait mon nom : deux fois en se sauvant elle a dit : « Iskander ! Iskander ! »

Et il retomba dans sa rêverie, si l’on peut appeler rêverie un état où le sang bout, où l’on entend les harpes jouer à ses oreilles et où l’on voit en plein jour toutes les étoiles du ciel.

Bien certainement, la nuit eût surpris Iskander sur les bords du bassin dans les eaux duquel il semblait avoir laissé tomber son cœur, si le cheval, sentant sa bride, un instant roidie, se relâcher doucement, n’eût continué son chemin sans prendre l’avis de son cavalier.

Iskander rentra chez lui amoureux fou.

Nous regrettons bien de n’avoir pas trouvé dans ce chapitre le temps ni la place de dire pourquoi Iskander en voulait à Mir Hadji Festahli ; mais, bien certainement, nous promettons à nos lecteurs de le leur dire dans le chapitre suivant.

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