SCÈNE IV. LE BAILLI, L’AUBERGISTE.
L’AUBERGISTE, entrant. Lui avez-vous demandé ses papiers ?
LE BAILLI. Un pareil personnage !… un ami de l’ami de l’abbé Dubois, et de la cousine issue de germaine du prince souverain de… enfin, n’importe !… Si je pouvais opérer cette importante capture ! quelle gloire !
L’AUBERGISTE, regardant par la fenêtre. Monsieur le bailli, vous êtes né coiffé.
LE BAILLI. Parce que…
L’AUBERGISTE. Si j’ai bien entendu pendant que j’étais là aux écoutes…
LE BAILLI. Ah ! vous étiez là aux écoutes… monsieur Célestin ?
L’AUBERGISTE. Par intérêt pour vous… je ne pouvais pas vous laisser seul avec un inconnu… Si j’ai bien entendu, il s’agit de deux jeunes gens et d’une jeune fille.
LE BAILLI. Précisément.
L’AUBERGISTE. Alors ce sont eux !… dans la cour… tenez !
LE BAILLI, à la fenêtre. En effet… ce sont eux… lequel est le prince ? Laisse-les monter, Célestin !… garde-les à vue ! Tu m’en réponds sur ta tête !… Va… va… fais mettre sur pied les hallebardiers du bailliage ! Va, Célestin c’est le plus beau jour de ma vie !
L’AUBERGISTE. Les voilà !