‹ La Bourgeoise pervertieChapitre 3 sur 24 · 02

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Depuis cinq ans, la famille Sutter allait passer les mois de juillet, d’août et de septembre à la mer. Par la voie des annonces, on s’enquérait d’un petit trou pas cher, on entrait en correspondance avec des propriétaires, on s’entendait sur le prix de deux ou trois chambres, quelquefois d’un pavillon et l’on s’embarquait à un jour déterminé pour profiter entièrement des « billets de vacances ».

Cette année-là, la famille Sutter et la famille Arnoult s’étaient associées pour louer à Onival-sur-Mer une villa pompeusement dénommée Les Mouettes. Les Sutter et les Arnoult avaient fini par faire connaissance. L’amitié qui lie les enfants oblige souvent les parents de se fréquenter. Par bonheur, on sympathisait. À présent, on allait ensemble au bois de Vincennes ; ensemble, on se rendait au concert, au théâtre. Quelquefois, on se rendait visite, on s’invitait même le soir pour prendre le thé en commun.

Les Sutter étaient originaires de Suisse ; le grand’père Sutter, sur la fin de sa vie, caissier d’une grande banque, s’était fait naturaliser Français sur les conseils du pasteur Muller, car les Sutter, calvinistes fervents, ne manquaient jamais, quand il s’agissait de prendre des déterminations graves, de consulter leur pasteur.

Le vieux père Sutter était mort quelque temps après la signature de la paix qui mettait fin à la guerre de 1870-71. Il laissait un fils Octave Sutter, lequel, entré dans la même banque que son père, en avait pris peu après la place. Il avait épousé une jeune fille qui lui avait été présentée par le pasteur Muller, une demoiselle Solange Vibert, comme lui également calviniste et comme lui, d’origine genevoise. Le ménage semblait heureux. La surface est le principal dans toutes les familles bourgeoises ; tout est pour le mieux, surtout dans les familles protestantes quand la surface semble honorable. Régina était fille unique. Il y aurait eu bien d’autres enfants, mais Mme Sutter « prise » trop souvent, était devenue experte dans l’art des avortements. Pour ces opérations, le mari fermait les yeux et on oubliait de consulter le pasteur. Ce dernier n’était point non plus consulté sur certaines sorties que Solange faisait une ou deux fois par mois et desquelles elle retirait un chapeau, un jupon de soie très froufroutant, un bijou… fruits, prétendait-elle, des économies de ménage.

Alexandre Arnoult, avant tout, tenait à la réputation d’être un bon, un excellent Français. Il croyait en avoir fourni les preuves lors du Boulangisme, car il était de ceux qui s’étaient bravement, farouchement, couchés sur les rails, devant la locomotive qui devait emporter le brave général, en exil, à … Clermont-Ferrand…

Alexandre Arnoult était aussi Français parce qu’il aimait la bonne vie, les belles femmes, la rigolade, le bon vin, les chansons et les bonnes histoires, après ou avant manger.

Commis-voyageur de son état, il vivait peu chez lui. Sa femme : Yvonne, fille d’un officier supérieur — (un simple commandant !), — avait été élevée à la Légion d’Honneur. Elle savait un peu de latin, beaucoup d’histoire, pianotait avec goût et savait jeter des fleurs sur des papiers rares, d’une « manière artiste ». Par contre, elle avait un profond dégoût pour le ménage, la cuisine et la vaisselle. Aussi, en l’absence de son mari, mangeait-on des plats pris chez un proche traiteur et, le soir, invariablement de la charcuterie. On ne nettoyait aussi que les jours où Alexandre Arnoult était attendu, car Alexandre Arnoult était aussi Français du côté des colères. Or, quand ça n’allait pas, Alexandre Arnoult gueulait.

— De gueuler, ça me calme, déclarait-il.

Mais il « gueulait » ferme.

Sans dot et sachant la vie de travail et de solitude qui l’attendait, Yvonne avait préféré épouser le premier garçon qui s’était présenté. Le plus mauvais mari, le plus vilain lui semblait préférable à la course au cachet dans des rues boueuses ou des omnibus empuantis. Et puis Alexandre Arnoult, malgré tout, n’était pas méprisable comme époux. C’était un travailleur, un roublard, un malin.

Yvonne passait son temps à lire des romans et un peu tout ce qui lui tombait sous les yeux ; des vieux feuilletons, des traités de philosophie, de jardinage, etc… Rien ne la rebutait. Elle lisait patiemment, cherchant à comprendre, cherchant même à retenir « à se faire une idée » — (c’était sa phrase) — et comme elle possédait une excellente mémoire, dans son entourage, on la jugeait très savante. Son mari l’avait surnommée : « Madame Je sais tout ».

Sur la trentaine, elle avait eu un amant. Encore pour « se faire une idée ». C’était un professeur rencontré dans un salon lorsqu’elle était jeune fille et qui, retrouvé, avait assuré, la voix mouillée, l’avoir aimée sans oser alors se prononcer. Cette liaison n’avait pas duré. S’habiller, sortir, risquer d’être prise, d’avoir un autre enfant qui ne serait pas de son mari…, tout cela compliquait par trop son existence. Elle avait profité des vacances pour espacer les rendez-vous. D’ailleurs, le professeur l’avait ennuyée du jour où elle s’était aperçue qu’elle en savait au moins autant que lui et aussi parce que ses sens étaient calmes ; que son mari, à ses retours de voyage, littéralement, l’éreintait. Néanmoins, elle avait revu son amant, quelquefois pour se désennuyer, mais presque toujours en ami, car elle s’arrangeait pour ne plus tomber et trouvait cent prétextes pour ne presque jamais se donner. Elle s’en tirait la plupart du temps en lui laissant prendre quelques privautés dans le fiacre qui la ramenait au coin de sa rue. À la longue, comprenant qu’elle se donnait avec déplaisir, le professeur s’était éloigné. Par hasard, plus tard, il avait fait la connaissance du mari dans un petit café où Alexandre Arnoult, lors de ses séjours à Paris, allait se rappeler la vie de province qu’il aimait en jouant aux cartes ou en faisant des parties de billard. L’ex-amant était devenu le camarade de café, puis l’ami du mari. La stupéfaction d’Yvonne fut grande le jour où son époux lui amena le professeur à dîner.

Il se nommait Raoul de Poter et écrivait son nom en deux mots, en gardant toutefois le D majuscule, ce qui était une manière d’affirmer qu’il n’était pas noble mais que jadis, sa famille était d’importance, etc… Et cela faisait toujours son petit effet. Ce n’était pas un mauvais homme. Il avait eu une enfance triste et avait connu la misère. Fils d’un petit fonctionnaire, il avait voulu devenir un grand professeur. Après avoir obtenu bourse sur bourse, il avait fini par conquérir tous les titres universitaires ; seule, l’agrégation le fuyait. Il s’en était consolé en acceptant une place de professeur au lycée Michelet. Avec les répétitions supplémentaires, il arrivait à vivre convenablement. Par prudence et aussi par honnêteté, il ne voulait pas se marier dans la crainte de donner à la Misère un nouvel asile. Il avait bien tenté de reprendre complètement Yvonne, mais celle-ci s’était farouchement défendue et l’avait même menacé de tout dire à son mari s’il persistait. La sachant capable de mettre sa menace à exécution, il s’était alors tenu tranquille. Cependant, un jour, lors d’une de ces longues absences de son mari, il s’était traîné à ses genoux, les larmes aux yeux, la suppliant de se donner encore une dernière fois. Il avait tant insisté qu’elle avait consenti, sans scrupule, car elle n’ignorait pas qu’en ses tournées, son mari, de son propre aveu, n’hésitait pas à profiter des occasions qui s’offraient à lui. Comme c’était un jeudi, elle avait donc prié les Sutter de garder Colette et s’était rendue pour la dernière fois chez Raoul De Poter où — pour la première fois ! — elle avait trouvé du plaisir, aux libertines caresses de l’amant. Depuis, mais sans se l’avouer, elle conservait un regret assez vif de cette rupture. Pourtant, elle n’avait jamais rien dit, ni rien fait pour reprendre M. de Poter. Par orgueil et paresse aussi, elle avait voulu être fidèle à l’engagement pris.

Àprésent, sa fille Colette seule l’occupait. Elle venait d’atteindre ses 14 ans et, depuis six mois, elle était, de par la nature, sacrée femme.

— « En même temps que Régina ! » avait déclaré Colette, nullement étonnée de ce qui lui arrivait. Cependant, cette coïncidence n’avait pas frappé Yvonne Arnoult, parce que les deux fillettes avaient le même âge.

Alexandre Arnoult avait fêté l’événement à sa manière, en rapportant de Reims un panier de vin de Champagne, cartelisé à souhait, et il avait bu aux amours futures des deux gosses, tout en déclarant ouvertement que, si jamais « la sienne » fautait, le séducteur n’avait qu’à marcher droit, car les revolvers ne parlaient pas tout seuls…

Cet excellent homme qui se vantait de collectionner une trentaine de virginités, qui en tirait gloire et orgueil après boire et qui poussait la vanité, devant sa femme, jusqu’à faire étalage de ses conquêtes, en province, avait des idées particulières sur son honneur à lui. Il allait à l’Ambigu et au Gymnase pour constater que les épouses adultères étaient toujours punies férocement et déclara la France « foutue », le soir où un mari trompé s’était avisé de pardonner.

Ses conquêtes étaient habituellement les petites bonnes d’hôtel qui font presque partie de la literie et des malheureuses ouvrières mal rétribuées qui appelaient quelquefois la prostitution à leur secours, pour payer le terme ou s’acheter la robe de saison. Dans le tas, évidemment, se trouvaient quelques femmes curieuses, vicieuses, qui s’étaient laissées charmer par l’entrain de ce Gaudissart de troisième ordre qui arborait à sa boutonnière les palmes académiques.

Alexandre Arnoult, en effet, était officier d’Académie ! Il avait conquis ces palmes dans un banquet politique dans lequel il s’était subrepticement glissé. Par hasard, on l’avait placé à côté d’un chef de cabinet, assez timide, débarqué avec un nombre respectable de décorations de tout ordre. Amusé par la faconde du commis-voyageur, le prenant sans doute pour un personnage influent de l’endroit, il l’avait solennellement décoré à la stupéfaction des assistants. Alexandre Arnoult avait trouvé cela tout naturel ; c’était lui d’ailleurs, qui avait fait le discours de remerciement général, un discours très goûté, d’autant plus goûté qu’il dispensait tous les autres décorés de se lever et de prendre la parole.

Cette distinction honorifique le posait devant la clientèle. Il en mettait maintenant l’obtention sur le compte de conférences commerciales et industrielles et, comme il avait du bagout, qu’on lui connaissait des relations, on le croyait. Seulement, avec cette niaiserie, il avait simplement doublé le chiffre de ses affaires, si bien que sa maison de Paris crut de son devoir, l’année écoulée, de lui offrir à son tour un banquet. On fait toujours cas des hommages immérités. Alexandre Arnoult avait une sœur qui avait épousé un Juif du nom de Weiss. Un enfant, Jude, était né. Les familles se voyaient peu, à cause des divergences d’idées. Soudain, dans une de ces catastrophes de chemin de fer comme il y en a trop, M. Weiss et sa femme périrent. Alexandre Arnoult fut nommé tuteur de l’orphelin, qui vint habiter chez lui. Comme les Weiss, orfèvres, laissaient en clair argent plus de quatre cents mille francs, Yvonne Arnoult, devant le surcroît de travail en perspective, n’hésita pas à prendre une bonne. Tout le monde y gagna. En l’absence d’Alexandre Arnoult, on mangea moins de charcuterie et on n’alla plus chercher des portions au restaurant voisin. La vie semblait belle, à présent, à tout ce monde. Alexandre Arnoult lui-même s’arrangea à être plus souvent chez lui. C’est ce moment où les familles Sutter et Arnoult avaient cru bon de s’associer pour la location des villas. Après deux années d’essais, contents des deux côtés, on avait décidé de louer une grande villa qu’on occuperait ensemble, à Fontenay-sous-Bois et de louer en outre une villa à Onival-sur-Mer : Les Mésanges, où désormais, l’on passerait les vacances estivales. Alexandre Arnoult en disait des merveilles. N’était-ce pas lui qui l’avait louée ? On allait voir.

Les mains accrochées aux barres nickelées du wagon-couloir, Régina et Colette regardaient avidement, et de tous leurs yeux, la campagne fuyante qui leur donnait l’illusion de toujours tournoyer autour d’elles :

— C’est égal, dit Colette, il fait rudement chaud. On devrait mettre les vacances en mai, juin, juillet, août et septembre.

— Mais ça ferait cinq mois !

— Ce ne serait pas de trop, répliqua placidement Colette.

— Évidemment, si on ne consultait que nous… mais… voilà, on oublie toujours de nous consulter, ma pauvre Tranquille.

— C’est bien ce qui me désole, ma bonne Gina.

— Où est Jude ?

— Il dort ; regarde-le.

Son grand nez en l’air, Jude, dans un coin, la bouche ouverte, le faux-col défait, ronflait avec la candeur d’un enfant de dix-sept ans bien portant, qui se sent heureux de vivre.

— Il n’est pas beau notre amoureux, constata Colette en faisant la moue.

— Oh notre ! le tien ! protesta Régina.

— Le mien… et le tien !… Nous n’allons pas nous le disputer. C’est très amusant au contraire de voir de quelle façon un jeune homme se prend pour faire, dans le même temps, la cour à deux jeunes filles. Hier, moi, avant le départ, il m’a embrassée dans le petit salon.

— Moi, dans le corridor.

— Il m’a dit qu’il m’aimait.

— Moi aussi.

— Et qu’est-ce que tu lui as répondu, toi ?

— Et toi ?

— Moi…, la même chose que toi…

Ensemble, elles éclatèrent de rire. Régina ajouta :

— Moi, en fait, je ne lui ai rien répondu. Je l’ai laissé dire et j’ai ri.

— Moi, je ris et je me moque de lui.

Toutes les deux mentaient. Régina, en effet, ne répondait rien et riait, mais se défendait si mal contre des assauts de Jude que la veille, l’amoureux était arrivé à lui déboutonner son pantalon. Quant à Colette, elle riait aussi. Elle aurait voulu cependant que son cousin n’eut d’attention que pour elle.

Jude se conduisait déjà avec sa cousine Colette et avec Régina comme un vrai petit homme. Ce jeu d’un double amour l’amusait follement et il se promettait durant ces trois mois d’arriver à ses fins avec l’une ou l’autre et, si possible, avec les deux.

Jude n’avait pas beaucoup de scrupules. Né d’une chrétienne et d’un israélite, il s’affirmait nettement juif. Ainsi l’avait voulu d’ailleurs le père avant le mortel accident ; ainsi le voulait encore l’enfant. Alexandre Arnoult lui-même n’était pas venu à bout de son entêtement à rester israélite. Malgré les cris, les colères d’Alexandre Arnoult et les objurgations d’Yvonne, Jude n’en avait fait qu’à sa tête.

— Papa a voulu que je sois Juif, je resterai Juif.

Il disait cela avec la même ferveur que d’autres, dans l’instant — (« l’affaire Dreyfus » battait son plein) — mettaient à crier : « À bas les Juifs ».

Alexandre Arnoult qui s’était, tout de suite, déclaré anti-dreyfusard ne dérogeait point. Seulement, les rentes que produisaient les 400.000 francs de Jude, permettaient la vie plus large, les villas, la bonne, l’été à la mer… et le reste.

Finaud, Jude savait tout cela ; aussi en profitait-il, car lorsque les choses n’allaient pas à son gré, il menaçait de faire convoquer un conseil de famille dans lequel, du côté de son père, devaient entrer, en majorité, des bandes de Schwartz et de Lévy et un certain Salanderschumacher, très antipathique à Arnoult. Cependant, Jude reconnaissait que la vie chez son oncle Arnoult ne manquait pas de charmes. Son porte-monnaie était bien garni. On le laissait assez libre dans ses allées et venues et la bonne partait, dès qu’elle ne lui plaisait plus. Et puis, il rêvait la conquête de sa cousine Colette et celle de son amie. Il avait ses raisons. Un jour, entrant — avec un sans-gêne qui lui était presque particulier — dans la chambre de Colette, il avait vu celle-ci la tête enfouie dans les… bras de Régina. Il avait feint ne pas comprendre, mais s’était promis de posséder les deux amies, séparément ou ensemble.

Régina et Colette, de leur côté, restaient persuadées que Jude, qui avait refermé la porte aussitôt avec un « excusez-moi », n’avait point même eu le temps de s’apercevoir de l’étrangeté de leur position. D’ailleurs, s’il en avait été autrement, avec son bagout et sa blague que rien n’arrêtait, il n’aurait point manqué de manifester son étonnement.

Alexandre Arnoult ne devait arriver que le surlendemain. Il était justement en tournée dans le Nord et il lui était facile de gagner Onival par Amiens.

Les bagages entassés dans une carriole envoyée par le propriétaire des Mésanges, toute la famille s’y engouffra. Jude s’arrangea de manière à placer ses grandes jambes entre les jambes de Colette et celles de Régina. Par pression douce, il continuait ainsi à faire la cour aux deux jeunes filles. Enfin, on arriva. La villa des Mésanges était un grand châlet dont une terrasse donnait sur la mer. Tout de suite, on s’occupa de donner une chambre à chacun. Tandis que, très simplement, et de façon à rendre libre une chambre, Colette et Régina décidaient de prendre en commun la chambre du second, Jude se prononçait pour l’autre. Yvonne voulut protester, mais Mme Sutter que cette combinaison arrangeait parce qu’elle lui laissait en partie le premier étage, affirma que c’était la meilleure combinaison qu’on pût trouver. Quant à la bonne, on la logea dans une soupente attenante à la chambre de Jude. L’ennuyeux était que pour pénétrer dans son réduit, la bonne devait traverser la chambre de Jude. Ce dernier déclara que cela lui était indifférent.

« … pourvu qu’elle n’abuse pas et qu’elle ne me réveille pas, ajouta-t-il en riant.

Mariette en rougissant se déclara aussi satisfaite de l’arrangement. Immédiatement, et pour se donner une contenance, elle songea au souper.

— Que fera-t-on pour le dîner ?

— Une omelette géante, cria Jude.

— Et de la charcuterie que Colette et Régina vont aller quérir, ajouta Yvonne pour laquelle la nourriture la meilleure était toujours celle qui donnait le moins de peine à préparer.

Tout ce débat avait lieu dans la chambre désormais affectée à Jude.

Lorsqu’il s’y trouva seul, il s’étendit sur son lit et eut un sourire méphistophélique.

— À droite, murmura-t-il, le cœur… et plus tard, le reste ; là, à gauche, présentement, le besoin quotidien. Décidément, mes vacances s’annoncent joyeuses…

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