Chapitre 5
André Simon et Maria étaient assis sur le même banc où Cécile avait fait ses remontrances au jeune homme. Ils ne disaient pas grand-chose, car c’était la première fois qu’ils se trouvaient seuls, et ils étaient embarrassés de ce tête-à-tête. C’était un tête-à-tête relatif, car, au-dessus des haies de tous les jardinets, on voyait s’élever les têtes des gens affairés, hommes, femmes ou enfants, qui discutaient à haute voix, parfois avec beaucoup de vivacité, pour savoir s’il convenait de planter ici des pois de senteur ou de la salade ; mais tous ces jardiniers, de grand cœur et de peu de science, s’occupaient beaucoup plus de leurs affaires présentes que de celles d’autrui ; de temps en temps, une jeune fille jetait un regard curieux dans la direction du banc où se poursuivait évidemment cette charmante occupation que l’on appelle : « faire la cour ».
— Vous êtes bien décidé, monsieur André, disait Maria. Son joli visage, couvert de rougeur, évitait les yeux du jeune homme, qui ne la voyait qu’en profil perdu. Il ne faudrait pas vous faire du tort pour moi, voyez-vous ; si votre maman n’était pas contente, j’aimerais mieux renoncer…
— Non, Maria ; tout plutôt que de renoncer. Je vous aime : voilà mon premier et mon dernier mot. Est-ce que vous ne m’aimez pas ?
— Oh ! si, soupira la jeune fille, tournant autour de son doigt une petite branche de lilas.
— Eh bien, alors, qu’est-ce que ça fait ? J’ai une place qui nous permettra de vivre ; ma mère ne peut pas me déshériter, puisque mon père m’a laissé la propriété de tout par testament. Qu’avons-nous à craindre ?
Il était devenu extraordinairement brave depuis la semonce de Cécile ; qu’importaient en effet ces terribles sommations qu’il lui faudrait faire ? Il se sentait capable de tout dans ce moment-là.
— Votre maman va être joliment en colère, murmura Maria.
— Tant pis ! fit le jeune homme. D’ailleurs, elle m’aime bien, au fond ; elle va commencer par crier, et puis elle cédera. Il faudra bien qu’elle cède ; la loi le veut.
— Et mon père, que dira-t-il ? continua la jeune fille en tournant vers son amant son visage honnête et charmant, où brillaient deux yeux bleus innocents et clairs comme des pervenches ; elle n’était pas belle : un artiste eût trouvé à redire à ses traits trop gros, destinés à épaissir, à son nez trop court, à son visage trop rond, – mais elle était si jolie ! son teint, ce teint incomparable des jeunes filles cloîtrées dans le jour éteint de l’atelier, ce teint blanc comme un lilas hâtif poussé dans une cave, et rose comme le veut le sang robuste de la dix-huitième année, ce teint qui passe si vite qu’on accuse nos jeunes filles de ne pas avoir de fraîcheur, tandis qu’en réalité cette fraîcheur dure trop peu, – donnait à la petite ouvrière un éclat incomparable, soutenu par la blancheur de ses dents trop larges, mais bien rangées.
André Simon la regarda longuement sans lui répondre. Lui-même ne pouvait dire ce qu’il avait trouvé de si beau en Maria, et quel attrait invincible le poussait à tout braver pour en faire sa femme ; il l’aimait, il avait vingt-cinq ans, et c’était assez. Elle lui avait paru bonne et douce, il la savait honnête, – la sauvegarde de Cécile le lui prouvait assez, – et il s’était mis à la regarder longuement, sans oser lui parler, pendant les visites qu’il faisait chaque jour à l’atelier. Madame Simon ne mettait pas d’obstacle à ces visites, que le plus simple bon sens eût dû lui faire interdire. Mais, depuis qu’André avait su marcher, il s’était rendu chaque jour à l’atelier, mêlant les pelotes de fil, perdant les ciseaux, causant par-ci par-là pas mal de dommage. Il avait grandi de la sorte, sans changer ses habitudes, et lorsqu’une moustache naissante avait commencé à ombrager sa lèvre, madame Simon s’était dit que, si son fils trouvait une maîtresse à son goût parmi ses ouvrières, la surveillance qu’elle devait aux écarts de son fils n’en serait que plus facile.
Ici, chacun va crier au scandale, mais ce n’est pas la peine. Ce point de vue, sauf d’honorables exceptions, est admis sur tous les échelons de la société, sauf peut-être les plus bas, où l’on ne calcule plus du tout ces choses-là ; mais à mesure qu’on monte dans la hiérarchie sociale, les mères pleines de sollicitude pour leurs fils s’inquiètent de savoir où se fixera leur fantaisies, et plus d’une, si elle en a les moyens, attache à son service une jeune et jolie femme de chambre, fraîche émoulue de son village, à laquelle elle pardonne un peu de retard dans son service, pourvu que ce retard provienne des soins apportés à la chambre et à la toilette de Monsieur. Hâtons-nous de dire que, lorsqu’il y a un père dans la maison, il tolère rarement de tels privilèges.
Madame Simon s’était dit que son fils trouverait facilement chez elle de quoi occuper ses loisirs jusqu’à son mariage, qu’elle ne prévoyait que pour les approches de la trentaine ; mais elle avait mal calculé. Après une ou deux erreurs de ce genre, inévitables dans la situation exceptionnellement tentante où il se trouvait, André avait pris en dégoût l’occasion facile et les semblants de dissimulation obligatoires ; il avait continué à visiter l’atelier tous les jours, mais il avait porté ailleurs ses suffrages, écœuré en outre par la poudre de riz et les parfums violents des demoiselles de sa mère.
Il avait toujours ou croyait toujours avoir vu Cécile à l’atelier ; en effet, elle y était entrée pendant qu’il faisait ses classes au collège, et il n’avait pas un souvenir distinct de l’arrivée de la petite fille maigre, aux yeux noirs, au teint bistré, peu intéressante et peu désireuse d’exciter l’intérêt. Elle avait grandi comme lui, trois années seulement les séparaient, et s’il avait appris peu à peu à partager le respect involontaire de tout l’atelier pour elle, il s’était arrêté là dans l’investigation de son caractère.
Tout à coup, huit mois auparavant, un jour, il avait vu assise auprès de Cécile une nouvelle ouvrière presque blonde, blanche et rose, timide et maladroite : c’était Maria que la jeune fille venait d’introduire à l’atelier, sous son patronage discret. Cette candeur qui ressemblait si peu au dévergondage des autres ou à la sévérité austère de Cécile, l’avait subitement charmé. À partir de ce jour, il avait vainement cherché l’attrait qui le séduisait auparavant dans des femmes totalement différentes ; il n’avait plus rêvé que d’yeux bleus, de cheveux châtain clair et de dents blanches, à chaque instant découvertes par les lèvres toujours prêtes à rire. Il avait cherché à parler à la jeune fille, mais il avait toujours trouvé Cécile entre eux ; profitant alors de la longue habitude de déférence qui, à la rigueur, pouvait passer pour de l’amitié, il s’était approché de celle-ci, l’avait amenée à lui permettre de les accompagner un moment le soir, puis de monter pour un quart d’heure le dimanche… Enfin, un beau jour, en présence de Cécile, il avait dit à Maria qu’il l’aimait et la voulait pour femme, et ce jour-là, Cécile, comprimant de la main les battements de son cœur torturé, avait dit au jeune homme :
— Avant tout, assurez-vous le consentement de votre mère, et vous parlerez alors au père de Maria.
Pas un geste, pas un mot n’avait révélé aux deux amants égoïstes que Cécile avait pris pour elle les assiduités du jeune homme. Jamais une parole ou une action empreinte de malice ne laissa paraître quelque amère arrière-pensée… Le sacrifice fut consommé en un instant, sans paroles, sans gestes ; mais il n’est pas besoin alors de se demander avec madame Gardin ce qui avait mouillé le voile du petit garçon : c’étaient les larmes de Cécile.
— Que dira mon père ? répéta Maria en baissant les yeux.
— Il ne dira rien pour vous empêcher d’être heureuse, répondit le jeune homme ; mais je crois que mademoiselle Cécile a raison : il faut que je lui apporte, sinon le consentement de ma mère, au moins les actes qui prouvent que je suis décidé à me passer de ce consentement.
— Quand voulez-vous parler à madame Simon ?
— Cette semaine. Vous feriez peut-être bien de ne pas aller à l’atelier ce jour-là…
— Que dirait mon père, alors ?
— Ne pouvez-vous trouver une bonne raison ?
Maria fit en rougissant un geste de dénégation. Son père était un homme sévère, qui ne lui passait aucune faute, et elle n’avait pas appris à mentir. André la comprit.
— Je vous demande pardon, dit-il, en étendant sa main vers celle de la jeune fille, qui reposait sur le banc. Ses doigts effleurèrent ceux de Maria, mais il n’osa garder cette main dans la sienne, et il reprit sa première position.
Tous deux se taisaient ; le soleil avait disparu derrière la haute maison ; mais le ciel était clair, et les hirondelles volaient avec des cris joyeux autour des mansardes.
— Mon père va rentrer, dit timidement Maria.
— Je m’en vais, répondit André en se levant avec vivacité. Vous ne pensez pas que votre père me refuse, n’est-ce pas ?
— J’espère que non, dit la jeune fille en hésitant. Il est très fier ; il n’aime pas les riches : il dit que chacun doit se tenir à sa place… mais il a de l’affection pour moi…
— Bon, fit André, plein de son courage nouveau ; dans tous les cas, Maria, même en dépit de tout le monde, vous serez ma femme. Tout au plus serait-ce une question de temps.
Il tendit la main à la fiancée qu’il s’était choisie et cette fois osa presser la main qu’elle lui donnait timidement. C’était une main rouge, un peu gonflée, aux doigts légèrement noués, comme chez toutes les jeunes filles du peuple ; l’index était noirci par les piqûres de l’aiguille ; mais telle qu’elle était, cette main d’ouvrière était celle que voulait André. Il la garda un instant, puis la laissa retomber et quitta le jardin d’un pas agile et résolu.
Maria, restée sur le banc, le suivit des yeux longtemps après qu’il avait disparu. À travers l’épaisseur de la maison, elle le voyait descendre dans Paris, par ce beau dimanche de printemps, dans les rues pleines de monde ; elle voyait se détacher la silhouette de celui qu’elle aimait… Ah ! certes, elle l’aimait ! Tout son cœur s’était jeté, comme dans un creuset, dans cet amour qui réalisait pour elle les plus beaux rêves. Le seul point vraiment noir de cet horizon rose était son père ; car pour madame Simon, rassurée par les paroles d’André, elle avait fini par ne plus la craindre. D’ailleurs, cette patronne qui allait devenir sa belle-mère s’était montrée jusqu’alors bonne pour elle ; un peu brusque, mais pleine de bonhomie, et Maria avait trop peu d’expérience pour reconnaître que, si la brusquerie était réelle, la bonhomie était feinte. D’ailleurs, ce que les naïfs distinguent le moins de toutes les tromperies de la vie, c’est la fausseté du sourire et du timbre de voix. Un sourire peut-il mentir ? C’est après vingt ans qu’on apprend la possibilité de ces invraisemblances-là.
— Maria ! cria la voix rude du père Beaudoin.
Elle tressaillit, réveillée en sursaut de son rêve, et courut vers la maison. Son père la reçut avec une interrogation presque brutale.
— D’où viens-tu comme ça ?
— Du jardin, père.
— Tu aurais mieux fait de t’occuper du dîner. Rien n’est prêt, et j’ai faim ; dépêche-toi.
Silencieusement, la jeune fille se mit à la besogne, et une demi-heure après tout au plus, elle servit à son père sur une nappe bien blanche et soigneusement raccommodée le repas du dimanche, qui leur paraissait presque somptueux, grâce à ce luxe de linge. La toile cirée leur suffisait les autres jours.
Où était la mère de Maria ? Partie, envolée, il y avait si longtemps que la jeune fille n’avait gardé d’elle aucun souvenir. Un beau soir, Beaudoin ne l’avait plus trouvée à la maison ; il ne l’avait pas cherchée, à quoi bon ? Quand une femme quitte de plein gré son mari et son enfant, il est bien inutile de faire des recherches, et Beaudoin savait qu’elle était partie de plein gré, car elle avait emporté ses effets. Ce qu’il pensa, nul n’en sut rien, mais il se mit à élever sa fille avec une sévérité effrayante, se disant peut-être qu’il fallait châtier le sang maternel dans cette enfant, afin de l’empêcher de parler trop haut plus tard.
La petite grandit dans cette atmosphère puritaine, et sa grâce tempérée d’un peu de crainte y prit un accent plus ému. Elle eut de bonne heure l’impression qu’elle avait quelque chose à se faire pardonner, et toutes ses gentillesses d’enfant furent une sorte de supplication. « Ne soyez pas en colère contre moi », semblait-elle dire avec ses deux yeux bleus. Plus que tout autre, le père sentait la prière de ce regard, mais il sut s’abstenir de le témoigner, et sa fille, qu’il adorait, eut toujours pour lui plus de déférence et de respect que d’amour.
Cet homme, après son abandon, avait volontairement renoncé à toutes les douceurs de la vie d’ouvrier : il n’était plus entré chez le marchand de vin ; il n’avait plus flâné le dimanche : assidu au logis, pour mieux surveiller sa fille, il s’était mis à lire, et ses lectures, choisies au hasard, avaient produit leur effet ordinaire. Il avait fait deux lots de l’humanité entière : dans l’un, il mettait tout ce qui souffre et travaille ; dans l’autre, tout ce qui jouit et fait travailler : d’une part les bons, les pauvres ; de l’autre les méchants, les riches.
Il considérait comme pauvres ceux qui allaient en journée, et par faveur, ceux qui travaillaient chez eux, à leurs pièces, à condition que le métier de ceux-là ne fût pas un art. Tout homme qui portait un chapeau haut de forme était un riche ; le chapeau de feutre pouvait appartenir aux pauvres, mais le vrai signe distinctif des bons était la casquette.
Maria avait été élevée dans la crainte des riches, des hommes riches surtout ; c’est pourquoi la recherche d’André Simon lui avait causé d’abord une frayeur extrême, et l’attrait qu’elle éprouvait pour le jeune homme s’était compliqué de celui du fruit défendu. Aussi tremblait-elle à la seule pensée de parler de son mariage projeté. Mais elle se dit que c’était l’affaire d’André, non la sienne, et se rassura.
Après le dîner solitaire et silencieux, Maria remit en ordre les ustensiles de ménage et regarda son père, afin de voir si le moment était favorable pour obtenir la permission d’aller voir Cécile.
Beaudoin avait pris un livre et paraissait inabordable ; elle soupira en songeant à la longueur des deux heures qui s’écouleraient jusqu’au sommeil, quand on frappa un petit coup à la porte ; la clef tourna, et le visiteur entra aussitôt. Dans ces grandes maisons, dont les habitants finissent tous par se connaître, ne pas laisser sa clef dans la serrure quand on est chez soi est un véritable outrage aux convenances. On a bientôt exécuté un nouveau voisin en disant : Sa porte est toujours fermée ; il se croit peut-être tombé dans une caverne de voleurs ! Si après cela le nouveau venu parvient à s’acclimater, il peut se vanter d’être né sous une heureuse étoile.
Le visiteur de Beaudoin était le camarade d’atelier de Linot, celui qui l’accompagnait au moment où Cécile était venue le chercher pour le ramener au logis, où l’attendait une si triste nouvelle ; c’était un garçon de belle prestance, de belle humeur, précieux à l’atelier pour ranimer d’une plaisanterie le courage fléchissant des camarades assoupis par quatre ou cinq heures de travail assidu ; les jeunes filles de la cité aimaient assez à lui lancer quelque brocart dans l’escalier, sûres d’entendre son rire sonore rouler sous les voûtes et monter jusque dans les mansardes ; les maris ne l’aimaient guère, les mamans le toléraient, car, disaient-elles, il ne fait la cour qu’aux femmes mariées, et c’était un grand habitué du bal du Moulin de la Galette.
— Qu’est-ce qu’on fait ici, ce soir ? dit-il en entrant. La petite lampe éclairait mal la jeune fille, et fort bien Beaudoin, appuyé sur ses deux coudes, et plongé dans son livre. On lit ? De l’organisation du travail ? Est-ce qu’il faut lire des livres pour connaître cela ? J’en sais aussi long que votre monsieur qui a écrit ce livre, allez ! Il y a les patrons qui paient, et les ouvriers qui font l’ouvrage ; la voilà, votre organisation du travail ! Allons, père Beaudoin, venez-vous pincer un rigodon au Moulin de la Galette ? On entend les violons d’ici ; écoutez plutôt !
En effet, un courant d’air frais apportait par la fenêtre des bouffées de musique endiablée.
Beaudoin fit un signe, et Maria ferma la fenêtre.
— Laissez ces gens tranquilles, Léonard, dit-il ; allez vous amuser, puisque c’est votre idée ; vous savez que ce n’est pas la mienne. Qu’est-ce que vous me vouliez ?
— Rien du tout, père Beaudoin, puisque vous voilà aussi galant que la porte d’une prison. J’étais venu dans une bonne intention, vous ne vous amusez guère, vous et votre demoiselle ; voilà tout l’atelier de cartonnage qui s’en va au bal, et j’étais venu voir si vous n’auriez pas envie d’en faire autant. Vous avez là une demoiselle qui n’a pas beaucoup de plaisir…
— C’est notre manière à nous de nous amuser, fit Beaudoin d’une voix sévère ; elle nous convient. Le bal de la Galette ! Il haussa les épaules : – voilà un bel endroit pour conduire une honnête fille !
— Mais je vous assure, père Beaudoin, qu’il y va des gens très bien ! Les mamans y vont avec leurs demoiselles…
— Tristes mères ! murmura le vieux philosophe.
— Pas tristes du tout, je vous en réponds ; les demoiselles non plus, pas tristes ! Écoutez dans la cour, si on ne dirait pas un cent de cailles !
En effet, la cour retentissait d’éclats de voix, d’appels joyeux, de taquineries. Les unes se fâchaient, d’autres riaient à gorge déployée. Quelques voix d’hommes se mêlaient à ce caquetage féminin. Beaudoin fronça le sourcil et haussa les épaules.
— Bien le bonsoir, dit Léonard en faisant le salut militaire. Vous êtes aussi encourageant, père Beaudoin, que mon sergent, du temps que je portais le pantalon garance, et qu’à toutes nos agaceries, il répondait d’un ton sec : Faut se tenir, conscrits ; le colonel veut qu’on se tienne. Bonsoir, mademoiselle Maria ; tâchez de bien dormir ; que le bruit des violons ne vous réveille pas !
Il sortit, puis rouvrit la porte, et passa la tête pour crier :
— C’est à minuit qu’on tire le feu d’artifice, puis il disparut.
Beaudoin se replongea dans l’organisation du travail, et Maria prit son ouvrage, mais ses rêveries suivirent un autre cours, et descendirent la butte en courant :
— Quand je serai mariée… pensait-elle…
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