Chapitre 31 Trente et unième lettre
6 juillet.
Voici l’aube, mon bien-aimé, et comme je te l’ai dit, je n’ai point fermé l’œil un seul instant, et j’ai passé la nuit en prières. J’espère que Dieu m’aura exaucée, et qu’aujourd’hui tu sauras où je suis, que je suis libre et que je t’attends.
La colombe est aussi impatiente que moi ; elle bat les carreaux de son bec et de ses ailes. On va t’ouvrir la fenêtre, pauvre petite. Dieu veuille que ton aile soit assez forte pour la course que tu vas entreprendre.
J’interromps cette lettre pour écrire le billet qu’elle te portera, ou peut-être, hélas ! qu’elle va essayer de te porter.
Quatre heures sonnent.
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