‹ La colombeChapitre 33 sur 45 · Chapitre 35 Trente-cinquième lettre

Chapitre 35 Trente-cinquième lettre

9 juillet.

Me voilà arrêtée à un petit village nommé Saulan. Quel orage, bon Dieu ! Et qu’avait donc fait la terre, pour que le Seigneur la menaçât ainsi de sa voix terrible ! L’eau qui a tombé par torrents a grossi la Salat, il n’y a plus de gué possible, et pour trouver un pont, il me faudrait remonter jusqu’à Saint-Girons, c’est-à-dire perdre deux jours.

Demain on m’assure que je pourrai me remettre en route, et que la rivière aura repris son niveau.

Oh ! un jour perdu ! un jour pendant lequel tu m’attends, à coup sûr ! un jour pendant lequel tu m’accuses peut-être !

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