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Chapitre 37 Trente-septième lettre

15 juillet.

J’ai repris mes courses à pied, toujours guidée par notre colombe. Le 13, j’ai été d’Alos à Castillon ; c’était une forte journée pour la pauvre petite. Je devrais avoir plus de pitié d’elle ; j’ai fait au moins trois lieues.

Le lendemain 14, j’ai payé ma cruauté de la veille en faisant une lieue à peine, et aujourd’hui 15 me voici arrivée à Saint-Lary, de l’autre côté d’un petit ruisseau sans nom qui va se jeter dans la Salat.

Au reste, je suis sur la route, j’en suis certaine. La colombe n’hésite pas un instant, ne dévie pas une seconde. Elle va droit devant elle sans hésitation aucune. Seulement le temps se passe et tu attends ; le temps se passe et tu as fait un vœu.

Oh ! ce vœu, ne te hâte pas de l’accomplir, bien-aimé ! Crois en moi, crois dans ton Isabelle.

Tu as douté d’elle un instant, et cela nous a coûté cher à tous deux.

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