Remarque G
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J E ne doute point que pluſieurs perſonnes ne regardent cette propoſition comme un Paradoxe monstrueux. Quel profit, me demandera-t-on, le Public retire-t-il des Voleurs qui détrouſſent les Paſſans, ou qui percent les Maiſons ?
Cette eſpèce de Gens, je l’avoue, pernicieuſe à la Société doit être extirpée avec ſoin. Cependant ſi tous les Hommes également juſtes n’attentoient jamais ſur le bien d’autrui, la moitié des Ouvriers qui travaillent en fer manqueroient d’occupation. Combien de pièces auſſi belles qu’utiles ne voit-on pas, & dans la Capitale, & dans les Provinces, dont on ne ſe ſeroit jamais avisé, ſi l’on n’eut pas eu beſoin de ces précautions contre les Filoux & les Voleurs ?
Si ce que j’ai dit paroît encore trop cherché, ſi le Paradoxe n’est pas encore ſuffiſamment éclairci, je prie le Lecteur de jetter les yeux ſur la conſomption qui ſe fait d’une multitude de choſes. On trouvera que l’Homme le plus pareſſeux, le moins actif, le débauché, le plus ſcélérat, eſt comme forcé de faire quelque choſe pour le Bien Public. Tandis que leurs bouches ne ſeront pas couſues, tandis qu’ils continueront à uſer & à détruire ce que les Induſtrieux ſont toujours occupés à faire, à chercher ou à procurer, malgré qu’ils en aïent ils ſeront obligés d’aider à entretenir le Pauvre, & à ſoutenir les Charges Publiques. Le travail d’un million de perſonnes ſeroit bientôt fini, s’il n’y avoit pas un autre million, comme je le dis dans la Fable, qui fut uniquement emploïé à conſumer leurs travaux.
On ne doit pas juger les Hommes par les conſéquences qui peuvent réſulter de leurs actions, mais par les faits mêmes, & par les motifs ſuivant lesquels ils paroîtront avoir agi. Si l’on vole cinq-cens ou mille Guinées à un vieux Avare, qui riche de près de cent-mille livres ſterlings n’en dépenſe que cinquante par an, quoiqu’il n’ait aucun Parent qu’il puiſſe faire héritier de ſes biens, il eſt certain qu’auffitôt que cet argent volé vient à circuler dans le Commerce, la Nation gagne à ce vol. Elle retire le même avantage que ſi la même ſomme venoit d’un pieux Archevêque, qui l’eut léguée au Public. La juſtice cependant, & la tranquillité de la Société demandent que celui ou ceux qui auront volé ce ſordide Avare, ſoient pendus avec tous leurs Complices.
Les Fripons & les Voleurs dérobent pour avoir de quoi vivre, ſoit que ce qu’ils gagnent honnêtement ne ſuffiſe pas à leur entretien, ſoit qu’ils aïent une extrême averſion pour le travail, ſoit enfin qu’ils n’aïent pas de quoi ſatisfaire leurs voluptés. Le Cuiſinier qui leur donne à manger, ſait d’où vient cet argent, & prend toujours à bon compte. Peu s’en faut qu’il ne ſoit auſſi fripon que ceux qui ont détrouſſé les autres. Cependant cet indigne Aubergiste, en plumant ces Pigeonneaux qui plument les autres, fait bien ſes affaires, amaſſe de l’argent, avec quoi il païe ce qu’il doit, & en fait de nouvelles proviſions de Bière. Le Commis du Braſſeur, charmé de conſerver cette pratique à ſon Maître, fournit toujours à la Cave, ſans examiner d’où lui viennent les eſpèces ; il lui ſuffit qu’elles ſoient bonnes & que celui à qui il fournit de la Bière ait de l’argent. Il ne croit pas être obligé d’examiner, comment il le gagne. Le riche Braſſeur à son tour, qui ſe décharge de tout ſur ſes Gens, ne ſe fait pas le moindre ſcrupule ſur les ſommes qu’on fait entrer dans ſes Coffres. Il roule en Caroſſe, régale ſes Amis, amaſſe du Bien, bâtit des Maiſons, élève ſes Enfans en Grands Seigneurs. Dans la tranquillité de ſa conſcience, il ne ſonge pas ſeulement que ſon bien eſt groſſi du ſang des Malheureux, de l’imprudence des Sots, & des tours des Fripons.
Un Voleur de grand chemin revient chargé d’un riche butin, charmé des attraits d’une Nymphe il lui donne dix livres ſterlings pour ſe niper. Y a-t-il un Marchand aſſez conſcientieux, pour refuſer de lui vendre une pièce de Satin, quoiqu’il ſache qui elle est ? Elle a deſſein d’acheter des ſouliers, des bas & des gands. La Faiſeuſe de Corps & de Manteaux, la Lingère, le Marchand de toiles tous gagneront quelque choſe par ſon moïen. Cent autres Marchands qui ont des relations avec ceux chez qui elle fera ces emplettes, toucheront une partie de cet argent avant la fin du mois. Ce généreux Chevalier cependant, qui a dépenſé preſque tout ſon argent, toujours fertile en reſſources, va de-nouveau chercher fortune ſur un grand chemin. Dès le ſecond jour, aïant commis un vol près de Highgate, il eſt pris avec un de ſes Complices. Tous les deux condamnés aux Seſſions ſuivantes, ſubirent la rigueur des Loix. L’argent dû à ceux qui les avoient découverts & faits tomber entre les mains de la Justice, fut diſtribué entre trois Païſans à qui il venoit très-à-propos. Le prémier étoit un Honnête Fermier, ſobre & laborieux mais réduit à la miſère par un malheur. La mortalité qui règnoit l’Été précédent lui avoit enlevé ſix Vaches, de dix qu’il en avoit. Le Propriétaire du fond, Homme inexorable, lui avoit arrêté juridiquement tous ſes effets, pour trente livres ſterlings qui lui étoient dûs. L’autre étoit un Ouvrier à journée, qui ſe donnoit beaucoup de peine pour entretenir une Femme malade, & pluſieurs Enfans encore jeunes. Le dernier étoit le Jardinier d’un Gentilhomme, qui entretenoit généreuſement ſon Père détenu en priſon depuis près de dix-huit mois pour s’être imprudemment obligé pour un de ſes Voiſins. Cet acte de l’amour filial étoit d’autant plus méritoire, qu’il mettoit par-là un obſtacle éternel à un mariage qu’il auroit pu contracter. Engagé à une Fille dont les Parens vivoient aſſez bien, ils refuſoient de la lui donner juſques à ce que le Jardinier eut produit cinquante Guinées qui lui appartînſſent. Chacun d’eux en reçut au-delà de quatre-vingts. Débaraſſés dès ce moment des pénibles difficultés qu’ils avoient à combattre, ils ſe crurent les Mortels les plus heureux de la Terre.
Rien n’eſt plus pernicieux à la ſanté, & plus nuiſible à l’activité & à l’induſtrie du Peuple que l’infame Liqueur, dont le nom Hollandois Genever a été racourci pour la commodité de ceux qui en font un ſi fréquent uſage, & par l’eſprit laconique de la Nation dans le monoſyllabe Gin. Cette Boiffon enchantereſſe charme dans chaque Sexe le Parefleux, le Deſeſpéré & l’Infirme. Elle fait que le Gueux contemple ſes haillons & ſa nudité avec une ſtupide indolence. Remplis de cette Liqueur dangereuſe, l’un & l’autre Sexe s’abandonnent à une joie inſenſée, & aux railleries les plus inſipides. C’eſt un Lac enflammé, dont l’uſage met le cerveau en feu, brûle les entrailles, & conſume les organes intérieurs. Semblable aux Eaux du Léthé, le Misérable, plongé dans cette Boiſſon, noie dans ce Fleuve d’Oubli ſes ſoucis les plus rongeans, & avec ſa Raiſon toutes ſes réflexions inquiétantes. Ses Enfans crient après la nourriture qui leur manque, pleurent pour le froid rigoureux qui les gèle, la vue de leur maiſon vuide de meubles & de proviſions excite leurs plaintes. Ce Père abruti eſt ſourd à leur voix, il eſt devenu inſenſible à ce touchant ſpectacle.
Les tempérammens vifs, échauffés par cette Liqueur, ſont querelleux. L’excès de ce Breuvage les rend brutaux & ſauvages. On les voit ſe battre pour rien. Souvent leur brutale Yvreſſe a été la cauſe de pluſieurs meurtres. Les tempérammens les plus forts ſont affoiblis & détruits par ces intempérances, dont les ſuites naturelles ſont la Conſomption, l’Apoplexie, les Phrénéſies, quelquefois même les Morts Subites. Comme ces derniers malheurs n’arrivent que rarement, on les mépriſera, ou au-moins on y fera peu d’attention. Mais les maladies réelles que cette cruelle Boiſſon produit, ſont trop fréquentes & trop fâcheuſes pour qu’on puiſſe les méprifer. Chaque jour, à tout moment, elle ôte l’Appétit, elle cauſe diverſes ſortes de Fièvre, la Jauniſſe, & l’Atrabile, des Convulſions, la Pierre & la Gravelle, l’Hydropiſie & des Leucophlegmacies.
Parmi les indignes Admirateurs de ce liquide Poiſon, pluſieurs de moindre rang, déterminés par l’affection ſincère qu’ils ont pour cette marchandise, charmés de procurer aux autres ce qu’ils aiment eux-mêmes avec tant d’ardeur, en deviennent Vendeurs. C’eſt ainſi que les Femmes, après avoir exercé elles-mêmes un infame métier, deviennent enſuite miniftres des plaiſirs d’autrui. Ces Marchands altérés, bûvans ordinairement au-delà de leurs gains, améliorent rarement la miſérable condition ſous laquelle ils gémiſſojent, pendant qu’ils n’étoient que ſimples Acheteurs. Dans les extrémités & aux environs de Londres, dans toutes les Places fréquentées par la plus vile Populace, à peine trouverez-vous une maiſon où l’on ne vende cette Liqueur empoisonnée, ſouvent dans les caves, quelquefois dans les galetas. Les petits Marchands de cette Liqueur infernale ſont fournis par d’autres d’un rang tant ſoit peu plus élevé, qui ont des boutiques pour vendre des Liqueurs Fortes. Ces Gens-là ſont auſſi dignes de mépris que ceux qu’ils aſſortiſſent. Que dis-je ! Je ne connois point parmi le Peuple de plus miſérable reſſource que celle de ces Marchands.
Quiconque veut faire du profit dans ce Négoce, doit être d’un tempéramment vigilant & défiant, pour ne pas ſe laiſſer tromper par les Fourbes & les Voleurs, Il doit encore être d’un tempéramment hardi & réſolu, afin de ne ſe pas laiſſer intimider par les ſermens & par les imprécations des Fiacres & des Soldats. S’il veut s’attirer des Chalands, il faut qu’il ſoit farci de quolibets groſſiers, capable de rire immodérément. Il doit être fort verſé dans les pointes baſſes & dans les fades railleries, dont la Canaille ſe ſert pour inſulter à la prudence & à la frugalité. Obéïſſant, affable envers les plus Petits, il doit leur offrir ſon aide & ſon fecours. Rien ne doit laſſer ſa patience, rien ne doit altérer ſa bonne humeur ni les expreſſions les plus infames de la Femme la plus impudente, ni les diſcours les plus odieux du Garnement le plus débauché. Il faut qu’il ſoit en état de ſupporter toute la puanteur, & toute la ſaleté qui accompagne l’impertinence, l’extrême indigence, la pareſſe, & l’yvreſſe du Vulgaire le plus effronté & le plus abandonné.
Ce grand nombre de Marchands dont la Ville & les Fauxbourgs ſont remplis, ſont tout autant de Séducteurs, qui par une occupation permiſe contribuent à augmenter la pareſſe, la ſottiſe & la ſtupidité : ils multiplient les beſoins & les miſères, dont l’abus des Liqueurs Fortes eſt la cauſe immédiate. Ces Boutiques ſervent peut-être à élever au-deſſus de la médiocrité, la moitié de ceux qui trafiquent en gros de cette marchandiſe, pendant que la plupart des petits Marchands qui vendent en détail, quoiqu’ornés de toutes les belles qualités dont j’ai parlé, tombent & ſe ruïnent. Incapables de s’abſtenir de cette dangereuſe Coupe de Circé, ils tiennent tête à tous les Bûveurs, & ne gagnent que pour s’entretenir journellement, obligés pour ſi peu de choſe de ſouffrir toutes les duretés choquantes, & tous les deſagrémens dont j’ai fait mention.
Le Vulgaire peu pénétrant, incapable d’appercevoir l’enchaînure des Caufes & des Effets, ne peut que rarement remonter au-delà d’un chaînon. Mais ceux qui avec plus de ſagacité veulent ſe donner la peine d’étendre leur vue, & de la fixer ſur la ſuite & la liaiſon des évènemens, peuvent voir le Bien ſortir en cent endroits du Mal même, tout comme les poulets ſortent des œufs. Une partie condérable des revenus de la Nation Angloiſe vient des Droits établis ſur le Malt, ou Drèche. Si on ne la diſtilloit point pour en tirer les eſprits, le Tréſor Public en ſouffriroit beaucoup. Les avantages qu’on retire de cette diſtillation, & qui ſont une fuite des maux dont j’ai fait l’énumération, ſont conſidérables à tous égards : ils ſont en grand nombre, faiſons-en ſentir quelques-uns.
Les Fermes montent davantage : La Terre eſt cultivée avec plus de ſoin : Les Inſtrumens néceſſaires à ces différentes opérations, occupent un grand nombre d’Ouvriers : Quantité de Bétail y eſt emploïé : Plus que tout cela une multitude de Pauvres ſont entretenus par la diverſité du travail requis pour faire croître le Grain, pour le moudre, pour le voiturer, pour le diſtiller : Opérations qui ſont requiſes, pour tirer du Grain les différentes Liqueurs Fortes, que l’induſtrie des Hommes a inventé.
Un Homme pénétrant, & qui ſera d’aſſez bonne humeur pour entrer dans le détail ſur une infinité de minuties que j’ai négligé, découvrira encore divers autres avantages. Il dira, par exemple, que quoique les Liqueurs qu’on tire de la Drèche occaſionnent des deſordres & des infamies, l’uſage modéré de ces Eaux eſt d’un prix infini pour le Pauvre, hors d’état d’acheter un Cordial d’un plus haut prix. C’eſt un Conſolateur univerſel pour un Miſérablé, qui eſt expoſé au froid, & accablé par la laſſitude. Il ſert aux Néceſſiteux pour adoucir les afflictions attachées à ſon triſte fort. Souvent même cette Boiſſon leur tient lieu de manger, de boire, d’habits & de logement.
Je me ſuis plaint de cette ſtupide indolence, cauſée par l’uſage fréquent de cette Liqueur. Mais il me répondra que l’indolence eſt utile à cette multitude de Gens qui croupiſſent dans la condition la plus miſérable. Car ceux-là ſont certainement les plus heureux, qui reſſentent le moins leurs peines & leur ſituation.
Si j’objecte les maladies, il me répondra que ſi l’Eau-de-vie de Grain a procuré des maladies à quelques perſonnes, il en a guéri d’autres. Si l’abus de cette Liqueur a été cauſe de la mort ſubite de quelques perſonnes l’habitude d’en boire chaque jour a prolongé les jours de pluſieurs autres à qui elle convenoit.
Les querelles, ajoutera-t-il, qui s’élèvent dans les Villes entre les perſonnes échauffées par cette Boiſſon, ne ſignifient rien. Et à ſuppoſer même qu’elles eûſſent entraîné quelques deſordres, on en ſeroit dédommagé par le courage dont elle anime les Soldats à l’Armée. C’est à cette agiſſante Liqueur que nous ſommes redevables des glorieuſes victoires remportées dans les deux dernières Guerres.
Le portrait que j’ai fait des Revendeurs, & de ce qu’ils étoient obligés de ſouffrir pour un gain très-médiocre, eſt affreux. Mais on me répondra que ce que j’ai regardé comme ſi choquant, & ſi inſupportable dans cette vocation, étoit une bagatelle pour ceux qui y ſont accoutumés. Ce qui paroît fâcheux & malheureux à quelques-uns, ajoutera-t-on, eſt plein de délices, & ſouvent raviſſant pour d’autres, ſuivant les circonstances & l’éducation. Les profits qu’on tire d’une occupation, dédommagent toujours des peines & des travaux qui la ſuivent, Dulcis odor lucri è re qualibet. Que dis-je ! L’eſpérance du Gain oblige ſouvent, ceux qui travaillent, à prendre ſur leur repos, & à prolonger leur travail jusques dans la nuit.
Si j’inſiſtois, & que je dîſſe que le nombre des Diſtillateurs conſidérables & riches qu’on trouve dans le Roïaume, eſt trop petit pour compenſer les moïens bas, l’indigence extrême, & la miſère durable de tant de Pauvres malheureux qu’il faut pour faire la fortune des prémiers. On pourroit fort bien me répondre, que je ne ſuis pas en état de juger de cette compenſation ; que je ne connois point les grands avantages qui peuvent dans la ſuite revenir à la Société, de la fortune de ce petit nombre de Particuliers. Peut-être me répondroit-on que ces Perſonnes, qui ſe ſont ainſi enrichies, devenues Juges à Paix, ou aïant obtenu d’autres Commiſſions, pourſuivront avec une activité & un zèle infini les Débauchés, & les Malintentionnés. Conſervant leur tempéramment actif, ils ſeront tout auſſi induſtrieux à répandre la Loyauté, & la Réformation des Mœurs dans tous les Boucans d’une Ville fort peuplée, qu’ils l’étoient autrefois à les fournir de Liqueurs Fortes. Ils deviendront ainſi à la fin la terreur des Proſtituées, des Vagabonds, des Gueux, des Séditieux, de la Canaille mécontente, des Bouchers qui violent le Jour du Repos. Ici mon Antagoniſte triompheroit dans ſa bonne humeur, s’il pouvoit ſurtout m’alléguer quelque exemple d’un Diſtillateur ſi fortuné & ſi utile. Voïez, s’écriéroit-il, le bonheur ſans égal que cet Homme procure à ſa Patrie ! Contemplez, ſi vous pouvez, tout l’éclat de ſa ſublime vertu !
Pour justifier ſes exclamations, il me démontreroit qu’il n’eſt pas poſſible de trouver dans un cœur rempli de reconnoiſſance, un témoignage plus marqué du renoncement à ſoi-même, que cet Homme en donne dans toute ſa conduite. On le voit en effet négliger ſon repos, expoſer ſa vie, ſa ſanté & ſes richeſſes, pour inquiéter inceſſamment, & même pour perſécuter, ſur la plus légère faute, des gens a qui il doit toute ſa fortune. Rien ne peut le faire agir de cette manière, que l’averſion qu’il a pour la Fainéantiſe, & l’intérêt qu’il prend à la Religion & au Bonheur Public.